IH
i la reine.
16 Juillei r840.
934 ISQUISSB
uns des chefs qui faisaient suite à la ligne des lan^ tassins.
Visite, Pomaré, assise au fond de son appartement à (fuel*
^V^f^r ^^ degrés au-Klessus du sol , reçut tes compliments de M. Bernard par l'entremise de H. Moerebhout. Â un signe de tête qu'elle fit» un orateur se le^a pour féliciter les officiers français et pour protester que c'était toujours avec plaisir que Pomaré Toyait arriver des Français à Papeîti. Avant de se retirer, le commandant exprima le désir de recevoir la reine à bord du Pylade. Elle accepta cette invitation et flza un jour très -prochain 9 en raison d'une tournée qu'elle avait l'intention de faire dans l'tle et dont les préparatifs avaient été retardés par l'arrivée du na*vire français.
Réception ^^ 19 juillet lés embarcations du brick furent mises
^^da^yto!(«.^^ à la disposition de la reine, qui ne se plaisait plus 19 juiiiTt 1840. qu'au milieu desbaïonnettes.Quelquerapprochéeque sa demeure fût de l'embarcadère, elle s'y rendit au son du fifre et du tambour, précédée de ses étendards çt entourée de ses gardes. Pour ménager ses nerfs » l'artillerie du Pylade la salua de loin en se pavoisant, suivant le programme généralement suivi. L'équipage fut mis sous les armes pour la recevoir. Elle parut se plaire beaucoup dans cette visite, car elle dépassa de beaucoup le temps ordinairement consacré à ses promenades en rade. Son escorte Tatten* dait sur la rive depuis six heures, mais ce ne fut qu'à neuf heures qu'elle se retira , après avoir assisté à un feu d'artifice et aux scènes d'un théâtre im-
■IftTMiOei. MIS
protifié à bord. Cependant elle cimtenra dane een mainiien une gravité immuable. U semUaii qa% Tafiaire de sa vie était de marcher au paa.
La reine partit le lendemain matin de bonne heure '^^^/'*|[f'~ de Pai^eiti» pour commencer un voyage autour de M]«uMtM«b nie. Lea offrandes qu'elle recevait dans ces tournées étaient , avec les droits d'ancrage de Papeîti , les sté« riles éléments de sa liste civile. A cette époque, M. Bernard ne trouva point de missionnaires catholiques établis i Taiti , et même le traité de M. du Petit-Thouars n'était pas au consulat
Nous ne reprodu irons pas en entier les impreauons ^J|f^S?k?d« des officiers du Pytade pendant leur séjour à Taiti ; '^v^^ce sont celles qui ont été ressenties par leurs prédécesseurs. La demi-civilisation des indigènes leur avait paru constituer un état de misère et de dégradation. Les habitants, travaillés en sens contraire, par des besoins différents de ceux qu'on voulait leur in» culquer, comprimaient leurs goûts sans adopter ceux qu'on voubdt leur imposer. Ne pouvant user de leur intelligence selon leurs penchants, ils préféraient passer pour n'en pas avoir que de l'appliquer à des choses qu'ils détestaient, parce qu'au lieu de les in* filtrer dans leurs mœurs on s'était pressé d'en faire des obligations. Il ialbit instruire et persuader : on avait calculé que prescrire et humilier conduirait mieux au but où Ton visait. « Si la France, dit la » lettre contenue dans les Annales mariiimeêj n'avait » pas de raison pour s^opposer à l'occupation de cette > lié par les Anglais, elle en aurait alors pour qun
» cette occupation ^e réalisât le plus lût possible. » Tout rouage régulier sera préférable à l*însaisis- » sable administration du ministre Pritchard, à$a » haine aveugle pour tout ce qui n'est pas Anglais » et protestant. Les Américains , en général,* n'ont » pour lui qu'un seul de ces torts; les Français les » réunissent tous les deux (1). »
de M?tÇ![chard L'apparitiou du brick le Pylade avait eu d^heureai pouri'Angieierro. j^^sultats ; cUc avaît cîmeuté les dispositions amicales de la reine, entièrement revenue alors de ses répugnances passées , et avait produit un accroissemeDt de Tinfluence française dans Ttle. Ce progrès excita les alarmes deM. Pritchard* Il avaitemployé toasles moyens possibles pour contre-balancer dans Tesprii des naturels l'idée favorable qu'ils commençaient à prendre de notre puissance ; ses efforts n'avaieoi abouti à aucun résultat bien apparent ; il était même arrivé, à mesure que le peuple pouvait se former w conviction impartiale , qu'il reconnaissait qu'il a^^it été induit en erreur, et chaque fois Tifinueneed^ M. Pritchard recevait un échec nouveau. Devant ce> manifestations le consul anglais ne se découragea pas ; son énergie et sa volonté ne fléchirent point devant les obstacles qu'il rencontrait inopinément sur sa route. Il voulait dominer, et dominer à tout prix.Craignant de ne pouvoir plus exercer le pouvoir sansfe tutelle de l'Angleterre, il résolut d'aller lui-mt^ï**^
( 1 ) Annaleê înariUmes , pour 1 84 1 , partie non oiBdcIle, Unoe h |Mget303, 204,306 et 210.
ré(*lamcr une intervention. Il partit, en ^ffet, à une éi>oque qui n'est pas bien déterminée , mais il arriva a Londres vers la (in du règne du malencontreux ministère tory , vers le temps où.sir Robert Peel fut appelé a la direction des affaires. Avec l'appui du parti religieux si puissant en Angleterre, il espérait obtenir que le gouvernement de la reine Victoria se déciderait à prendre possession de Tarcbipel Taîti ou à le couvrir de son protectorat. Les démarches dç M. Prilchard ne paraissent pas avoir eu le succès <|u*il en attendait, car pour T Angleterre, pourvue depuis longtemps de colonies, de ports protecteurs, de lieux de refuge et de ravitaillement , où elle pouvait disposer pour sa marine, de toutes les ressources nécessaires aujourd'hui à la navigation des mers éloignées deTocéan Pacifique, la possession de Taîti ne pouvait avoir une valeur assez grande, pour compenser les inconvénients qui auraient pu en résulter. Il arrivait d'ailleurs dans un mauvais moment : la politique du cabinet anglais venait d'être changée; et au milieu des luttes parlementaires de l'époque, la question taïtienne devait offrir un bien faible intérêt. Cependant, peut-être eût-on accompli cette prise de possession , si on avait pu prévoir que la France aurait couvert un jour ces terres de son pavillon.
Pendant ce temps, le parti français et le parti an- * glais se dessinaient de plus en plus à Taîti ; les sujets ,;* pXe'Vn^eri dos deux nations préconisaient tour à tour la puis- "*** ^'j^^*'*^ sance respective de leur pavillon ; mais c'était déjà
trAiu*inf*nu
IHl.
un pas immense que l'opinion des Taïdeos coinmeii* çât à admettre à peu près sur la même lignç, le pouvoir des deux nations, car jusqu'alors, ils n'avaient connu qu'une seule puissance qu'ils mettaient audessus de toutes, la puissance de l'Angleterre (1). Cependant, malgré les relations amicales qui avaient lieu entre la reine Poraaré et les commandants des bâtiments de guerre , qui relâchaient de temps à
(1) La nation anglaise étant, sauf quelques exceptions très* rares , la seule qui se soit offerte aux yeux de ces peuples pendant nombre d'années , on en déduira sans peine que toutes les autres ont dû leur être inconnues , ou que , sMls ont en occasion d*en apprendre quelque chose , comme cela n'a pu être que par leurs nouveaux protecteurs , dès lors , et comme il arrive presque toujours , les rapports n^ont pas été en faveur des absents. En effet , nous avons été à même de nous en convaincre , et forcés de repousser tous les doutes que nous conservions à cet égard. L'Amérique du Nord s'agrandit aussi à leurs yeux, lorsqu'ils aperçurent flotter aussi fréquemment son pavillon dans leurs ports ; car on ne saurait se faire une idée de la quantité de bâtiments baleiniers et autres de cette nation qui explorent ces parages depuis 1816. Mais quant à la France , elle demeure toujours pour eux une puissance d'un rang si inférieur y que plusieurs doutaient qu'elle fût aussi grande et aussi peuplée que leur ile. Cette simplicité ne paraîtra pas étonnante au premier aspect de la part de gens aussi ignorants qu'ils le sont sur tous les points. Cependant on remarquera que puisqu'ils ont une haute opinion des forces et de la prépondérance de la nation anglaise, il a fallu user d'insinuations malveillantes pour rabaisser à ce point, dans leur esprit, celles de la France. Nul doute que ce qui a dû aussi beaucoup y coptribuer, ne soit l'indifférence que nous avons mise k nous faire connaître nous-mêmes. Quoi qu'il en soit , telle a été et telle est peut-être encore leur opinion à notre égard.
DuPetii-Thouars. — Voyage' sur la frégate la FénuSy tome 4, p. 42 , notes communiquées par le capitaine Mauruc.
autre & Taïtî , le gouvernement de cette lie n'était pas encore affranchi de l'influence malveillante, qui le portait à faire subir aux Français plus d'une vexation dont il s'abstenait à l'égard des sujets anglais. Les baleiniers français en relâche à Papeîti avaient souvent occasion de se plaindre des procédés' de la police. Une défense expresse empêchait les marins de demeurer à terre après huit heures du soir; un jour, quelques marins d'un bâtiment baleinier s'embarquaient pour retourner à bord de leur navire, lorsque huit heures sonnèrent; les agents delà police se précipitèrent aussitôt sur eux, les mallraitèrent et les conduisirent en prison où on les garda quelque temps. Une autre fois un charpentier français, peut-être Brémond, qui était allé voir à la prison un de ses camarades , fut emprisonné aussi, uniquement parce qu'il avait fait cette démarche. La conduite de la police était aussi arbitraire que brutale, et elle agissait avec une rigueur croissante à l'égard des Français. Un soir le chien d'un capitaine baleinier se prit de querelle avec un chien qui appartenait à l# reine; aussitôt le chef de la police, nommé Mot, se précipita avec sa troupe sur ce capitaine et sur quelques marins qui se trouvaient avec lui; il frappa cet officier i coups de bâton, et le maltraita au point de faire croire qu'il était mort. ^'^^^^
Depuis le départ du brick le Pylade, des mission- "SfhouquS* naircs catholiques, provenant de l'archipel Nouka- Hiva, sous laconduitede M.Caret qui venailac( omplir la promt'ssequ'il avait faiteenl8:)f>dcrel6urncrdans
à Taïii.
ESQUISSE i|
Première demande da protectorat a la France.
, Septembre 1841.
File, étaient arrivés à Taïti où leur débarquemenl ne souffrit ^ucun obstacle. On toléra leur séjour et même, conformément à la clause verbale stipulée entre le commandant de CArtétnise et le gouvernement de Taiti^ on leur permit de louer ou de faire l'acquisition d'un terrain à une lieue de Papeiti; mais lorsqu'ils voulurent s'y établir ou y élever une chapelle, ils éprouvèrent mille difficultés de la part des indigènes; enfin, on les déposséda et on les chassa de ce terrain sous divers prétextes.
Ces faits indiquent assez l'anarchie qui régnait dans le gouvernement de Taîti ; les principaux chefs étaient partagés en deux camps , et le seotiment de la nationalité ne paraissait exister dans aucun d'eux. Tous ces chefs semblaient reconnaître que le gouvernement de Taïti ne pouvait plus conserver son indépendance, maintenir l'ordre, et faire respecter sa constitution sur les bases où on Tavait établie, en présence des événements amenés, par le contact de plus en plus fréquent des Européens; tous appe* laient, sinon une domination, du moins une protection étrangère. Les chefs les^lus favorables à la France étaient aussi les plus influents. On comptait parmi eux Itoti, Paraîta, Taerapa et même Tati; Pafaî semblait avoir abandonné la cause pour laquelle il avait montré de si Vives sympathies, mais il ne put empêcher ses collègues de prendre une résolution d'une haute portée vers le mois de septembre d841. Soit que le gouvernement de Taïti redoutât les conséquences des mauvais traitements
HISTORIQUE. 94i
auxquels des citoyens français avaient <;lé en biUte,
soit qu'il eût reconnu Tinexactitude de TaHirma-
lion que l'Angleterre prendrait fait et cause dans les
querelles particulières de son agent consulaire,
soit même, parce que l'absence de M. Pritchard
le délivrait de ses obsessions , voyant aussi que
r Angleterre ne donnait aucune suite à la demande
de protection qui lui avait été adressée dans la
lettre de la reine du 8 novembre 4838, il résolut
d'avoir recours à la France et de lui demander de
couvrir Tarchipel de son pavillon. La demande et
les actes nécessaires étaient dressés, lorsque quelques
résidents anglais eurent connaissance de ce projet;
ceux-ci espéraient encore que TAngleterré se déci«-
derait à s'emparer de ces terres , sur les sollicitations
du consul Pritchard : ils agirent sans retard pour
arrêter l'envoi de ces pièces. Us expédièrent aussitôt
une goélette à Eiméo, où se trouvait la reine, pour
rengager à refuser son approbation à la demande des
chefs; en même temps, le navire de guerre deS.M.B.
le Curaçao arriva à Papeîti; le capitaine Jones, qui le
commandait, seconda les démarches des résidents
anglais; après avoir assisté aux délibérations des
chefs de Taiti , il mit à la voile pour Eimèo où il visita
la reine, auprès de laquelle son avis prévalut, et il
parvint à faire annuler là décision qui avait été prise.
Sept mois environ après le passage du Curaçao ^ ArHvre lo capitaine du Bouzet, omcier dune haute dis*- ii^^r .i t.i.ii. tinction , commandant la corvette l'Aube^ toucha ^" 'jjjy^^^*' **" à Taîli en effectuant son retour en France. Dès son laarnir
arrivée, le 4 mai 4842» il reçut les plaintes d'une foule de Français. Après avoir examiné et yériûé Texactitude des faits portés à sa connaissance, il réclama avec énergie le redressement des torts qui lui étaient signalés; il exigea du gouvernement taîtien la punition des agents de la police qui s étaient rendus coupables de coups et de blessures sur des \ Français inoffensifs; le licenciement du corps des j mouUAj agents chargés depuis peu de temps de fa police du port, qui était composés d'individus sans aveu et sans moralité, et dont on avait à se plaindre sous tous les rapports. En outre , la clause verbale stipulée par M. Laplace fut rédigée dans une forme authentique, aOn qu'elle prit force de loi par le consentement et la signature des autorités locales. Assemblée Une réuniou des chefs fut convoquée à ce sujet.
M. du Bouzet fut prié d'assister à cette séance, à laquelle la reine ne se trouvait pas; il y consentit, et', après avoir énuméré par Torgane de M. Henry, qui remplissait les fonctions d'interprète, les griefs dont il demandait la réparation, il essaya, à l'exem* pie de ses prédécesseurs, de faire comprendre aui chefs qui l'écoutaient l'injustice et les dangers qu'il j avait pour eux, de tolérer les abus et les actes r^ré^ hensibles dont l'île avait été le théâtre. Les chefs l'écoutaient avec attention, lorsqu'un petit raatira, qui se trouvait dans l'assemblée et qui appartenait à la partie orientale del'ile, réputée par son esprit fonatique, interrompit le commandant français pour lui demander s'il venait pour changer les lois. M. du
HISTORIQUE. 9i8
Bouiet avait été prévenu que quelques personnes ' mal inspirées, avaient rinlention de renouveler dans
cette séance une tactique en]plo)ée quelque lenips \ auparavant, vis-à-vis d*un capitaine de la marine
i de guerre américaine, qui était venu demander la
î réfiaration de certains actes qui nous sont incon-
» nus et qui avaient été dénonces à son gouvernement
i par le consul des États-Unis, M. Blackler, succès-
\ seur de M. Moerenhout. Celte tactique consistait
i à accabler de questions l^ capitaine invité à la con-
t rérence, i le placer en quelque sorte dans la posi-
tion d*un accusé devant une cour d'assises et a tâcher de le mettre en contradiction. M. du Bouset ne voulait |)oint se soumettre à cette espèce d'inquisition ; il saisit Tocuision de cette interruption pour exprimer son mécontentement par quelques paroles sévères, qui firent une grande impression sur rassemblée, et il leva la séance en se retii'ant.
Les réclamations de M. du Bouzet furent accueil* s«iii« dwiné*
aai reclâiMUont
lies par le gouvernement de Taïli. Au dé|)art de (Aube^ <>• **♦<*« ^«»*»qui eut lieu dans les derniers jours du mois de mai 1842, les coupables avaient été jugés et condamnés au bannissement; plusieurs d entre eux subissaient déjà cette peine; le corps des moutoi était licencié, et un acte formel remplaçait la clause verbale déjà mentionnée. Lc\s missionnaires catholiques étaient ren« très dans le terrain dont ils avairnt acquis b jouissance et j séjournaient sous les conditions négociées par M. Laplace. Ils ne sortirent que deux ibis de cette enceinte pour procéder à renteri*ement de deux
Français, un capitaine, baleinier et un oSBcier de l'Aube^ morts à Taiti. Ces deux enterrements furent les deux seules occasions dans lesquelles les prêtres catholiques déployèrent publiquement la pompe de leurs cérémonies.
dugo^veînlra«nt Cependant le gouvernement de Taïtî , réveillé un Nouvelle iustaut dc sa torpeur, retomba dans son apathie
«az'êngagêmeou après le départ de tAube. Faible par-dessus tout,
contractés . , ... ,. , , • • /• •
enrer» la France, impuissaut a suivrc uuc ligne de conduite satisfaisante, il semblait que les leçons du passé ne devaient pas réclairer sur l'avenir; fatigué du poids des affaires qu'il était appelé à.diriger, il paraissait n'aspirer qu'à déposer un fardeau qui dépassait ses forces. L'indécision régnait dans ses actes , et iJ n'usait de son initiative que pour commettre des fautes de plus en plus grandes. Avec l'éloignement du navire qui avait donné quelque efficacité aux plaintes des sujets français, il ne se préoccupa plus des questions soulevées. Il oublia les engagements contractés envers le capitaine du Bouzet; la punition des principaux fauteurs des violences commises sur des Français fut suspendue. La reine, esprit débile, sans pouvoir réel , sans conviction qui lui fût propre , délaissait les affaires publiques qui n'avaient pmais eu d'attraits pour elle et dont elle redoutait l'ennui; elle n'avait de sollicitude que pour les prérogatives de sa position et d'autre pensée que celle d'assurer à ses enfants une part égale au pouvoir sur les terres soumises à sa souveraineté. Danscebut, elleavailcélébréà Papeïti la naissance de son premier né, dans
la cérémonie décrite par M. Gécille ; elle avait été faire SCS secondes couches à Tairabou y pour assurer à son second Gis, né vers la fin de l'année 1839 ou au cornnicDcement de Tannée 4840, la domination de cette presoidilc; dans le courant de Tannée 4842, elle se rendit à Eiméo quelque temp^ avant Tépoque présumée d*un troisième accouchement , afin de conserver à cet enfant le pouvoir suprême sur cette tle. Chacun de ces enfants , par une coincidencebizarre , naquit aux époques les plus saillantes des démêlés de la France avec le gouvernement taîtien. Le premier avait vu le jour peu de jours avant Tarrivée de la Vénus ; le second fils était venu au monde peu (le temps après le départ de FArtémisey et le troisième, jeune lille destinée au gouvernement d*£iméô, devait naître au moment où le protectorat français allait être proclamé.
Pendant que le capitaine du Bouzet poursuivait , ^c^/'cblUi auprès du gouvernement de Taïtî , la réparation des ^îîl^pï;^.^* torts causés à des sujets français, Tamiral du Petit- iMiTt42. Thouars concluait avec les chefs des lies Mouka-Hiva, la cession de cet archipel à la France. Le temps des agressions injustes où la loi du plus fort était un argument sans réplique, est passé. Si petite que soit une terre, si faible que soit une peuplade, si infime qucsoit le pouvoirdes chefs qui ladirigent, les nations civilisées ne peuvent plus aujourd'hui occuper un territoire étranger en temps de paix, qu'en vertu de stipulations librement débattues et consenties par les iiuligônos propriétaires du sol. Ces conditions fonda-