XXIV PREFACE
et de Tarchipel ïaïti, comme une œuvre utile et glorieuse pour la France; mais nous n'avons jamais séparé nos colonies dans les mers du Sud, d'un établissement procliain au détroit de Magellan. Nous supposions que le gouvernement avait un plan arrêté, défini > de colonisation; nous pensions qu'il avait pour but d'entourer le globe d'une ceinture de postes militaires , s'étayant les uns sur les autres , et formant une chaîne solide, dont tous les chaînons se seraient liés fermement entre eux. Suivant nous ^ la tentative infructueuse de s'établir sur la Nouvelle- Zélande, nos établissements de Mayotte et Nossi- Bé , la prise de possession des îles Marquises et le protectorat de Taïti, n'étaient que le commencement de la mise à exécution de ce vaste projet, qui devait comprendre nécessairement la colonisation d'un point sur la terre américaine , eb un ou plusieurs établissements dans l'archipel d'Asie.
C'était à ces conditions que nous considérions nos nouveaux comptoirs océaniens comme très-r avantageux ; seulement, disions-nous, «en prenant » possession des îles Marquises et de Taïti , il nous * semble que la France a commencé par où elle j» devait finir *, et en eflTet, les premiers anneaux servant à lier ces possessions lointaines à la mèrepairie, devaient nécessairement comprendre la Palagonie; avant de se fixer dans l'océan Pacifique, il nous semblait rationnelquel'on dût songer d'abord à s'assurer du chemin qui y conduit. On ne saurait objecter que la route la plus directe s'efi'ectuera