‹ Îles TaïtiChapitre 17 sur 33 · XXX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXX PRÉFACE

ruine complète. Mais il y a plus: suivant nous, ia prospérité de nos possessions dans les mers du Sud dépendait en grande partie des projets que nous supposions au gouvernement sur la Patagonie , et que nous eussions été heureux de voir mettre à exécution. •

Les îles de la Société ne sauraient produire que des denrées tropicales qui, déjà, encombrent nos marchés et ne s'écoulent que lentement. Il sera bien impossible que les produits de nos possessions océaniennes puissent jamais supporter la concurrence de nos colonies des Antilles et même de Bourbon, où se trouvent encore de nombreux esclaves pour cultiver la terre et la faire produire à peu de frais. Du reste, Taïti est séparée de nous par une traversée de cinq mois, et le coût des transports sera toujours assez onéreux pour que ses produits n'arrivent sur nos marchés qu'à un prix beaucoup plus élevé que celui des mêmes denrées provenant de nos autres colonies , quand même l'isthme de Panama serait percé et resterait ouvert pour nos navires moyennant des tarifs qui seront nécessairement assez forts. Et bien t quels sont les marchés où Taîti pourra exporter? Les parties tempérées de l'Amérique occidentale n'offrent que des débouchés très-restreints; La Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Hollande appartiennent à l'Angleterre, leurs ports resteront fermés à nos produite par des droits excessifs , afin d'assurer récoulement des marchandises des possessions britanniques dans l'Inde. Nulle part les denrées de

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