PRÉFACE
i> leuse circonspection, et quoique le dialecte taïtien, » ainsi qu'il est écrit par eux, soit sans aucun doute » imparfait et susceptible de grandes améliorations, 9 cependant l'application de leur méthode aux autres » idiomes, l'adoption qui en a généralement été faite^ » la facilité avec laquelle les indigènes s'en servent, » sont autant de preuves de son utilité et de son » efficacité.
» Les missionnaires ont été accusés d'avoir mis de 9 raflectation dans leur orthographe. Loin de là , ils » se sont appliqués avec la plus minutieuse attention » à chercher un mode simple et d'une conception fa- » ci le. La prononciation et les renseignements puisés » chez les indigènes , ont été leur unique guide pour » déterminer la manière d'épeler les noms propres » et les autres mots du langage. Ils visaient surtout à » une exacte précision, et, ayant adopté Valphd^et » anglais , ils donnèrent à chaque lettre un son distinct » et invariable. Les lettres de chaque mot constituaient » ce mot de telle sorte qu'une personne, en épelant » les lettres, prononçait de fait le mot lui-même
» Les idiomes polynésiens abondent en voyelles, » plus peut-être qu'aucune autre langue. Us ont aussi, » entre autres particularités, celle de rejeter l'emploi » des doubles consonnes et de terminer invariable- » ment chaque syllabe et chaque mot par une voyelle
* finale, toujours distinctement prononcée. Plu-
* sieurs des consonnes de la langue anglaise n'exis-
* tent pas dans la langue de Taïti ; celle-ci ne pos- » sède point de sons sibilants ou sifflants. Les lettres