XII PRÉFACE
groupé les chiffres de la superficie et de la population de TarchipelNouka-Hiva, et s'étonne qu'on cite des calculs de dénombrement avec la même conûance que s'il s'agissait d'une ville d'Europe , tandis que les observations faites sur les îles Marquises n'ont été que superficielles et hâtives, il nous a paru que ce blâme pouvait rejaillir sur nous, c'est pourquoi nous pensons devoir donner quelques explications à ce sujet.
Les personnes qui ont lu notre Jivre sur les Marquises , ont pu remarquer que nous avons toujours apporté la plus grande circonspection dans nos rapprochements statistiques. Nous n'avons jamais affirmé que lorsque nous pouvions nous appuyer sur des autorités irrécusables; partout ailleurs nous avons exprimé le doute; mais, tout en mettantla plus grande réserve dans nos évaluations, nous avons dû formuler une opinion. Dans plusieurs cas, nous avons eu à balancer entre un à peu près plus ou moins variable, et nous avons pensé alors, qu'en l'absence du chiffre réel qui est encore inconnu, et qu'on ne connaîtra pas de quelque temps encore, on nous saurait gré d'indiquer la base la plus rapprochée de la vérité selon nous. Nous croyons donc pouvoir décliner de subir toute critique à cet égard, d'autant plus que nous avons apporté le plus grand soin à prémunir le lecteur contre l'incertitude des éléments qui ont formé nos calculs , ainsi que le passage suivant en fait foi.
« On doit ajouter que les calculs qui précèdent
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» sont purement hypothétiques; on ne parviendra à » bien les établir que lorsqu'un séjour prolongé sur » les lieux aura fourni les moyens de vérifier leur » exactitude et de les rectifier au besoin, car ce n'est » pas dans une courte relâche que les navigateurs » peuvent recueillir des documents irrécusables. Un » simple coup d'œil jeté sur un pays ne donne jour » qu'à des suppositions plus ou moins fondées, mais V toujours incertaines. Toutefois nous avons lieu de » penser que de nouveaux détails officiels viendront * corroborer ces évaluations (1). »
En terminant, nous exprimerons Tespoir devoir notre travail échapper à des critiques de ce genre , car ce n'est pas sans avoir mûrement réfléchi que nous avons avancé cbacun des faits que nousavons mentionnés , et qui restent d'ailleurs placés sous la responsabilité des auteurs où nous les avons recueillis. C'est après les avoir comparés et examinés avec une scrupuleuse attention que nous les avons adoptés, jusqu'à ce que des preuves certaines nous démontrent leur inexactitude. C'est forts de notre propre expérience des lieux et des habitants, de nos recherches souvent difficiles et toujours laborieuses, des communications et des avis de nos camarades de la marine et des voyageurs les plus récents, que nous présentons un ouvrage qui n'a d'autre mérite à nos yeux que d'être une œuvre consciencieuse. Nous y avons consacré nos veilles et des labeurs opiniâtres; nous nous
(1) Ile$ Marquise^ , etc., page 199.
»y peéfàoe.
e^tipieiY^ns heureux si ce coiiipléoient à. ^otr^ publication sur les îles Marquises pouvail offrir quelque Intérêt 9u« persopiie^ qui ^e préoecppent des eptr§prise^ de notre marine ett qui |ouruep|t vers pe^ loiqjLaines régions des peqsées de icoloni^^ljon ai) prpQt de notre pnissapce navale^
Péni&trés des sentiment^ partagés aujourd'hui p^r les esprits sérieux, qui çoni^idèrent h puissance de (a France cpmme liée àlaprpspéri|é de sa marine, nous n avons p^ hési^, suf les encouragements qi)| nous ont été donnés, à apporter le tribut de nos études sur I9 colonisation de certains points de l'Océanie. Nous n'avions pas terminé Tceuvre actuelle , lorsqu'un événement que nous pressentons depuis IpngtempSf ^3t yenu mpdifier à nos yeiix la si^uattop de nos ng^.veaux établissements. Poi^p ÇiCHqdplétçr no;; vues ^ ^t pour pe pas inleri'PU^pre le cours d@ ce récif, i)pi|js avons placé ^ la §uite 4^ (^ette pr飻CQ quelques réflexions sur }es cpnséqiience§ de la prise de possession du détroit de Magellan par le Chili » conséquences qpi nous paraissent (digu^ de fixer l'attention.