XVIII PRÉFACE
» pel de Mendana , et d'étendre son protectorat sur » celui de Taïti. Ces possessions, malgré l'exiguïté » de leur superficie et de leurs proportions actuelles, » acquerraient une grande importance si le projet » d'une colonie française sur le détroit de Magellan ^ po-^ » sitîon de premier ordre comme point stratégique et » commercial, venait à se réaliser (1). »
Convaincus nous-mêmes des avantages réels qui résulteraient pour la France , d'un établissement colonial dans le détroit de Magellan , nous avions mis sous les yeux des autorités compétentes plusieurs mémoires fort étendus, dans lesquels nous croyons avoir démontré :
1* Que les terres de la Patagoitie étaient entièrement libres , et qu'elles appartiendraient de droit à la première nation qui voudrait les occuper. Les seules réclamations légales qui auraient pu s'élever eussent été celles des naturels en petit nombre , qui en parcourent les plaines de temps à autre et qui , loin de s'opposer à notre occupation , auraient vu surgir avec plaisir sur leurs côtes un comptoir européen , où ils auraient pu se procurer par le commerce les objets dont ils éprouvent le besoin.
S"" Un établissement de ce genre aurait pu se créer avec une très-grande économie. Les frais d'une première installation n'eussent pas dépassé la somme de 500,000 francs, et au bout de deux ou trois années, rétablissement eût facilement pourvu à ses
(1) A. Balbi. Éléments de géographie générale^ page 551.