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historiens, en 1094, suivant d'autres. Il laissa de son premier mariage avec Mabile, comtesse de Bellesme, Arnould de Montgommery, qui devint comte de Pembroke, épousa Lafracolte, fille du roi d'Irlande, et fonda la branche d'Eglington.
Le premier dEglington établi en Ecosse, fut Robert de Montgommery. Attaché à la fortune de Walter-le-Grand, sénéchal du pays de Galles, il reçut en propriété de ce seigneur le manoir d'Eglisham , dans le comté de Renfrevv , possédé encore aujourd'hui par le comte Archibald d'Eglington, son descendant en ligne directe. Il paraît certain que Robert de Montgommery appartenait a la célèbre maison d'Arundel et de Shrewsbury, dont une partie rentra en Angleterre après le bannissement des principales branches. Si, comme les rapprochements historiques donnent lieu de le croire , Robert de Montgommery était à peu près du même âge que Walter-le-Grand, il a dû naître vers 1107, et être issu du comte Roger par un plus jeune fils, demeuré inconnu aux généalogistes.
La date de sa mort est incertaine ; plusieurs historiens la placent vers 1177, année où s'éteignit Walter-le-Grand. Les chroniques fournissent peu de détails sur Jean de Mongommery, son fils présumé, marié pendant le règne de Guillaumele-Lion à Hélène, héritière de Robert de Kent; — sur Alan, son petit-fds , cité dans les Carlillaires de Kelse et de Paisley, comme possédant des terres dans l'Invernich ; — non plus que sur Jean , son arrière petit-fils ; — mais ces mêmes chroniques nous apprennent qu'Alexandre de Montgommery, fils et successeur de Jean, obtint en octobre 1358, un sauf-conduit pour passer sur le continent avec une suite de soixante chevaux et hommes de pied. On présume que cet Alexandre fut' le père de Jean de Montgommery d'Eglisham qui, par
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son mariage avec Elisabeth, unique héritière de sir Hugues d'Eglington , chevalier, accrut son patrimoine des seigneuries d'Eglington et d'Ardrosan, des terres de Lochlebogside, Bonington, Norton, etc., et, en raison de cette augmentation de domaines, écartela ses armes avec celles d'Elisabeth d'Eglington.
Sir Hugues d'Eglington, fils de Ralph, un des seigneurs qui jurèrent fidélité au roi Edouard Ier, en 1296, se rendit célèbre par sa haute sagesse et sa vaste érudition. Grand juge du Lathian, il fit partie, en 1361 , de la commission instituée pour établir les bases d'un traité avec l'Angleterre: Le roi d'Ecosse, Robert II, dont il avait épousé la sœur, Égidia, veuve de sir James Lindsay, lui concéda, à son avènement, plusieurs terres , tombées par confiscation entre ses mains , entre autres les domaines de Gylfain dans l'Yarskire et d'Alliston, de la baronnie de Kylbryd, dans le Lanarkskire. On lit dans une charte, rendue par ce monarque, en 1371 :
«A notre cher frère, Hugues d'Eglington, chevalier pour toutes les terres de Bonyngton , dans la baronnie de Rathew, dans le comté d'Edimbourg, pour la moitié de la terre de Norton, avec l'autorité sur les terres de Westhell et de Cotrew, et une rente annuelle provenant de ces mêmes lieux, dont le dit Hugues fut investi pendant que nous étions gouverneur de l'Ecosse, pour le dit Hugues en jouir, et notre très-chère sœur, Egidia de Lindsay, sa femme, et pour passer au dernier survivant et à leurs héritiers nés et à naître, et à défaut d'enfants, aux héritiers et légataires dudit Hugues.»
Sir Hugues d'Eglington mourut en 1376, laissant pour unique héritière sa fille Elisabeth, mariée à Jean de Mongommery d'Eglisham , un de ces chevaliers aux grandes épées et aux grands courages, qui répandirent une teinte épique et
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grandiose sur ces temps reculés de l'histoire d'Ecosse. Le fléau desAnglais [Anglis infertissimus miles) , le géant des montagnes, le roi des bruyères, comme l'appellent les écrivains nationaux et les ménestrels, Jacques, comte de Douglas, s'était mis en campagne avec les hommes du Lanark. Profitant des troubles qui divisaient l'Angleterre, impatiente du règne des favoris et irritée de la lâcheté de ce fantôme de roi , qui eut nom Richard II , il avait gagné Newcastle d'où il faisait de fréquentes incursions sur les frontières. Henry Percy de Northumberlang dit Holspur (chaud éperon) , détaché contre lui avec des forces triples, l'investit dans son camp d'Otterbrun. Après maintes prouesses et beaux faits d'armes, accablé par le nombre, couvert de blessures, le heaume brisé et la cuirasse faussée en plusieurs endroits, Douglas tomba auprès de sa bannière renversée. Hotspur, dit Rapin-Thoiras, l'acheva de sa propre main. Montgommery, Sinclair, Lindsay et plusieurs chevaliers , témoins de la mort du héros écossais , relèvent sa bannière et s'élancent dans les rangs anglais, au cri redouté de : Douglas! Douglas! En un instant l'ennemi est ouvert, dispersé, anéanti. Hotspur lui-même, le valeureux Hotspur, remet son épée à Montgommery qui l'emmène en Ecosse, où il le force de bâtir, pour sa rançon, le château de Polnone, dont les lords d'Eglisham firent depuis lors leur principale résidence.
On a conservé une charte de Jean de Montgommery, datée du 8 octobre 1392, par laquelle il concède les terres d'Ardbenane à Guillaume de Rlackfords ; son sceau qui y est apposé porte d'azur à trois fleurs de lis d'or, chargé d'un anneau de même, et pour cimier un lion naissant.
A l'époque où Jean de Montgommery, deuxième du nom , entra en possession de* l'héritage paternel , une guerre à
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mort , qui ne devait se terminer que par l'absorption de l'une des deux puissances rivales , ensanglantait les frontières de l'Ecosse et de l'Angleterre. Vainqueur d'Henry Percy et du comte de Lamark à Preston , Archibald Douglas , fils de Jacques , tué à Otterbrun , attaqua l'armée du roi , s'attacha à ce monarque, le joignit dans la mêlée et lui fit vider les arçons; mais il paya cet honneur de la victoire. Tandis qu'il s'acharnait à la suite du roi, les Anglais, guidés par des chefs habiles , pénétraient dans les rangs des montagnards et y portaient le désordre et l'effroi. Blessé bientôt lui-même , Archibald dut se rendre au comte de Lamark qui le reçut à rançon et le conduisit en Angleterre.
Une fraternité d'armes unissait depuis longtemps les deux familles de Douglas et d'Eglington. Touché du sort de son illustre ami et du préjudice que son absence pouvait causer à l'Ecosse, Montgommery réclama le 1er septembre 1406, un sauf-conduit , se rendit en Angleterre et se présenta comme otage à sa place. Cette substitution inspirée par des sentiments qu'on a peine à concevoir aujourd'hui , mais dont les siècles chevaleresques offrirent de nombreux et magnifiques exemples, ayant été acceptée par le comte de Lamark, Montgommery resta six ans prisonnier de ce seigneur. Rappelé à la vie publique, il fut chargé de traiter, en 1423, de la rançon du roi James Ier, se porta comme otage dans le procès entre Murdac, duc d'Albany, ses deux fils et le duc de Lennox à Stirling, en 1425, et mourut en août 1430, après avoir octroyé, dans son château de Polnone, une charte d'Overtoun de Giffen à lord Ticarne. Les revenus de Jean de Montgommery étaient considérables. Ils s'élevaient annuellement à sept cents marcs , somme énorme pour ce temps-là.
Alexandre de Montgommery, premier comte d'Eglington ,
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fut un des personnages les plus influents de la cour du roi H!| James Ier, où florissait son père. On le voit prendre une part ség active à toutes les négociations qui eurent lieu vers le milieu IHI du quinzième siècle entre l'Angleterre et l'Ecosse. Par une charte rendue à Perth, le 10 août 1430, il est nommé avec sir Robert Conningham de Kelmanra, membre de la commission chargée d'administrer et de défendre Kyn tira et Knapdole. Envoyé en Angleterre à la mort du roi , il y conclut une trêve de neuf ans; et sa sagesse éclairée sait la faire maintenir, malgré toutes les oppositions, pendant les démêlés orageux de 1449 à 1451. Lord Montgommery était depuis longtemps conseiller privé de James II. En janvier 1448, il fut élevé à la dignité de pair d'Ecosse. On lit dans un acte de donation , daté du 30 juin de la même année : « Que le bailliage de la baronie de Cuningham est accordée par le roi James II à Alexandre de Montgommery, fils aîné, est-il dit, de notre cher et amé cousin Alexandre, lord de Montgommery. »
La donation, dont il est question dans cet acte, ne profita point au destinataire; il mourut avant son père et laissa ses droits à ses frères, Alexandre, deuxième du nom, qui devint chef de nom et d'armes de sa maison, et Georges, ancêtre des Montgommery de Skernvorly, dont le comte actuel d'Eglington descend par une héritière.
Alexandre , deuxième du nom , étant encore mineur lors du décès de son père , fut placé sous la tutelle de son grandoncle Hugues de Montgommery; mais à sa majorité, arrivée en octobre 1484, il révoqua toutes les donations qui avaient été faites pendant sa minorité, soit par lui-même, soit par toute autre personne. Ces dispositions et quelques fautes graves d'une jeunesse très-orageuse, ne l'empêchèrent pas
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d'être accueilli avec distinction à la cour du roi James IV. Ce monarque l'attacha à sa personne , l'emmena dans ses expéditions contre l'Angleterre et lui dut la vie à Stirling. La remise solennelle des offenses qu'il avait commises , en détruisant la maison de Turnclair et en ^appropriant ses dépouilles fut la récompense de ce service. James IV l'éleva ensuite à la dignité de membre du parlement , l'investit de la charge de connétable du château royal de Rothesay et lui conféra les titres du bailliage de Cuningham et les clefs de chambellan de la ville d'Irvine , qui avait appartenu autrefois à son grandpère, Alexandre de Montgommery.
Plus le temps approchait où les deux royaumes d'Ecosse et d'Angleterre allaient être réunis sous le même sceptre et gouvernés par les mêmes lois, plus les rivalités devenaient vives et les haines ardentes. Les trêves toujours jurées et jamais tenues , étaient des nécessités politiques qu'on subissait impatiemment et qu'on rompait sans scrupule à la première occasion favorable. En 1513, Henri VIII, roi d'Angleterre, étant entré dans la ligue formée contre le roi de France, Louis XII , par le Pape, l'empereur, le roi d'Arragon, Charles d'Autriche, souverain des Pays-Bas et Marguerite, duchesse douairière de Savoie , le roi d'Ecosse , profita de l'absence de de son rival , pour entrer en Angleterre , à la tête de soixante mille hommes. 11 rencontra à Flodden l'armée anglaise, commandée par Surrey et lord Howard. James , campé dans une position désavantageuse , mais comptant sur l'immense supériorité de ses forces, eut l'imprudence d'accepter la bataille. 11 fut tué avec Archibald de Douglas dit Attache- Grelot, les deux fils de ce seigneur , deux cents gentilshommes de son nom et la fleur de la chevalerie écossaise.
Cette mort plongea le royaume dans les embarras d'une
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régencel Un parlement s'assembla à Stirling. Le coin le d'Eglington y assista comme pair et fut nommé conseiller de la reine douairière. Dès lors son influence s'exerça sur tous les actes de la minorité remplie d'événements de James V. Il fut , pour ainsi dire , l'âme de ce gouvernement naissant. Sa renommée s'accrut avec ses services; sa fortune suivit la même progression , et sa maison , agrandie par de nouvelles concessions, atteignit un point de prospérité qu'elle n'avait point connue jusqu'alors.
La concession faite en 1448 , par James II, du bailliage de Cuningham à Alexandre de Montgommery, avait été le mobile d'une inimitié violente entre la maison d'Eglington et les seigneurs de Glencairn, anciens possesseurs de ce bailliage. Plus d'une fois , les serviteurs des deux familles , épousant les rivalités de leurs maîtres, en étaient venus aux mains, et le 17 février 1498 lord Montgommery, désireux de mettre un terme à ces excès , avait exigé caution de Cutbert , lord de Glencairn , pour que les gens de la suite de ce lord respectassent ses propriétés. Les prétentions réciproques furent ensuite portées devant l'évêque de Murray, les comtes d' Angus , d'Argile et de Cassilies et lord Rothswich , lesquels rendirent un arrêt favorable au comte d'Eglington , déclarant qu'il avait plein droit à l'office de bailli de Cuningham; mais le comte de Glencairn refusa de se soumettre à cette sentence et le 17 novembre 1526, il déposa en plein parlement des pièces dans lesquelles il était dit : « Que si le comte d'Eglington s'obstinait à refuser d'entrer en accommodement sur tous les sujets de contestations entre les dits comtes d'Eglington et de Glencairn, le dit comte d'Eglington n'aurait nullement place dans le cœur du comte d'Arran, non plus que son aide et assistance à l'avenir. » Cette déclaration
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cachait une menace; en effet, le soir même du jour où elle fut produite au parlement, un incendie, dont on ne put expliquer la cause, ni découvrir l'auteur, éclata à Eglington et dévora le vieux manoir de fond en comble. Tout le monde soupçonna Glencairn, et les informations donnèrent tellement raison au cri public, que le roi James V, dans une lettre scellée de son grand sceau , déclara : « Qu'il était évident pour sa majesté et les seigneurs de son conseil que le comte d'Eglington et ses prédécesseurs étaient inféodés dans les terres d'Ardrossan , Eglington , Suodyers , Robertonne et Allhellow Chapel dans l'Airskire, Eglisham, Eastvood et Lochlibothside dans le comté de Renfrew; dix livres des terres de Bonyngton et cinq livres des terres de Piltone , dans le comté d'Edimbourg, compris dans la baronnie de Renfrew; et Lochransay, dans l'île d'Arran, et qu'il était bien connu que la principale résidence du dit comte et le manoir seigneurial d'Eglington , avaient été brûlés et détruits par Guillaume Cuningham, seigneur de Glencairn et ses complices, et que les chartes, actes d'inféodation et preuves des dites terres y avaient été consumées ; par conséquent le roi reconnaît le dit Hugues, comte d'Eglington, comme son tenancier immédiat des dites terres. »
Alexandre, lord Montgommery , avait épousé Lady Héléna Campbel , troisième fille de Colin , premier comte d'Argyle ; de ce mariage naquirent :
1° Alexandre de Montgommery dont il est fait mention dans un contrat daté du 1er juin 1458, entre Hugues, lord Montgommery , et Archibald Edmonstone de Dantreath , au sujet du mariage projeté dudit Alexandre avec Elisabeth, fille aînée de ce seigneur.
2° Jean , seigneur d'Eglington , qui suit.
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3° Sir Niel Montgommery de Lanishaw , marié à Marguerite, unique héritière de Quintin Mure de Skeldon, tué à Irvine eu 1547, dans un engagement avee le lord Boyd.
4° Guillaume Montgommery de Greenfîeld, marié à Elisabeth Francis de Stone, ancêtre des Montgommery d'Onchinhood.
5° Hugues qui n'a point laissé de souvenir historique.
6° Robert, vicaire de l'Église Saint-Michel et évêque d'Argyle, décédé en 1543.
Jean, seigneur d'Eglington, devint chef de la famille par la mort prématurée de son frère aîné. Le 12 novembre 1505, il fut sommé de se soumettre à la loi et censure de trahison pour avoir blessé dans une querelle particulière Guillaume Coningham de Craigends, et périt, peu après, victime de son caractère impétueux , dans une rencontre entre les gens du comte d'Arran et ceux du comte d'Angus, connus sous le nom de : « Cleause the Conservay » « Nettoyez la chaussée. »
Archibald , son fils et héritier, ne vécut pas assez longtemps pour réaliser les espérances qu'il avait données dans les expéditions contre Scott de Buccleug et contre Lennox, aux combats de Melrose et de Linlithgon. Il s'éteignit sans postérité en 1 527. Son héritage passa à son frère Hugues , deuxième comte d'Eglington, marié, suivant dispense du pape Clément VII, avec Maryota Seyton, dame de Boltwich, sa parente au treizième degré.
L'Ecosse, à l'époque où nous sommes parvenus, se trouvait en proie à tous les tiraillements de la guerre civile. Les failles de la belle et infortunée Marie Sluart et la haine implacable du comte de Murray, son frère naturel, avaient mis les armes à la main à ses peuples. Une grande bataille se donna à Langside en 1567. Elle fut décisive et fatale pour la
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Reine. Hugues de Montgommery combattait sous la bannière de Marie ; il lui fit un rempart de son épée pendant le combat, la suivit à Dunbar après la défaite, et fut pris à ses côtés. On sait que Murray, maître de la liberté de sa sœur, eut l'indignité de la conduire de ville en ville, exposée aux outrages de la populace. S'emparant ensuite, sous le nom du jeune prince James, fils de la Reine et d'Henri Stuart, de l'autorité que son ambition convoitait depuis longtemps, il convoqua un parlement, où Montgommery, sommé de comparaître , fut déclaré coupable de trahison et condamné à une réclusion perpétuelle. On le renferma au château de Donne , et il y fut traité avec une extrême rigueur, jusqu'à ce que Jacques, parvenu à sa majorité, se fut fait un devoir de rendre à la liberté le défenseur de sa mère (1571).
C'est le caractère propre aux haines de famille en Ecosse , de se transmettre sans s'affaiblir de génération en génération. Un soir du mois d'avril 1586, Hugues IV, fils de Hugues III et de Marguerite Drummond de Junerpeffry, se rendait à cheval, par un temps pluvieux et sombre, de son domaine de Polnone à Stirling. Arrivé dans un endroit écarté, à cinq ou six milles de sa résidence, il vit paraître, la carabine à la main, les lords de Robertland, d'Ayket et plusieurs autres seigneurs du parti de Cuningham. Sans prononcer un seul mot ils s'avancèrent vers le comte, le couchèrent en joue et retendirent roide mort sur la chaussée; puis ils s'enfuirent, et leur nom serait peut-être demeuré toujours inconnu, si un petit pâtre , pâle de terreur , n'eût tout vu , caché derrière une touffe de bruyères. Vengé par son souverain et pleuré par ses vassaux , le corps du comte d'Eglington fut déposé dans le caveau de ses ancêtres, au milieu d'un deuil vraiment royal. Johnston le représente comme un gentilhomme de haute sta-