‹ Illustrations de la noblesse européenneChapitre 22 sur 34 · OK · texte numérisé non relu

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batailles , celui que ses contemporains appelaient : « the good sir James de Douglas » « le chevalier par excellence. » Ses restes , transportés en Ecosse en même temps que le coeur de Bruce, furent enterrés dans le caveau de ses ancêtres, à Douglas, et depuis cette époque, les membres de cette maison qui s'armaient d'un écu d'azur à un chef d'argent, ajoutèrent à leurs armoiries un cœur sanglant surmonté d'une couronne.

Jacques Douglas laissa deux fds naturels , William Douglas, lord de Liddisdale, assassin d'Alexandre Ramsay de Dalhousie , et traître à sa patrie, mort vers le milieu du quatorzième siècle, et Archibald Douglas, lord de Galloway, sur la vie duquel on ne possède point de renseignements.

Archibald Douglas, frère du bon lord Jacques, succéda à Randolf, comte de Moray, et à Donald, comte de Marr, dans l'importante fonction de régent du royaume d'Ecosse et de tuteur de David II , fils de Robert Bruce. Il signala son avènement par la défaite d'Edouard Baliol, fils de Jean Baliol; mais il fut vaincu lui-même à Homilton , malgré des prodiges de courage , par le roi d'Angleterre. On retrouva parmi les morts son corps criblé de blessures. Il avait épousé Dornagilla, fille de Jean Cumyn de Badenock et de Marjory, sœur de Jean Baliol; elle lui donna deux filst Jean, qui mourut au delà des mers ; Éléonore qui se maria cinq fois , et Guillaume qui suit :

Guillaume de Douglas fut investi des biens de la famille par la résignation de son oncle Hugues de Douglas , dont le nom sahs retentissement dans l'histoire , ne se retrouve que dans quelques chartes du roi David II. Guillaume avait été élevé en France; rentré en Ecosse en 1346, il chassa les Anglais du Douglasdale et vengea par un crime le crime com-

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mis sur la personne de sir Ramsay de Dalhousie , en poignardant le lord de Liddisdale, son parrain, dans la forêt d'Ettvick.

Pendant un des courts instants de paix dont l'Ecosse jouissait à de rares intervalles, il alla offrir son épée au roi de France en guerre avec le Prince noir. Il fut blessé à la bataille de Poitiers, et arraché malgré lui du combat par ses compatriotes. En 1357, le roi David II le créa comte de Douglas. Il commanda en 1378 les troupes écossaises qui battirent Mursgrave , gouverneur de Berwich , près Melrose , et mourut en 1384. Sa première femme, lady Margaret Marr, qui lui avait apporté le titre de comte de Marr, lui donna un fils, Jacques. On croit qu'il épousa en secondes noces lady Margaret Dumbar, morte sans enfants; enfin marié une troisième fois à une troisième Marguerite lady Margaret, il en eut un second fils, Georges, qui prit le titre de comte d'Angus.

Jacques, comte de Douglas et de Marr, avait été créé par son père chevalier sur le champ de bataille de Melrose. Il obtint du roi Robert par une charte du 15 mai 1380, une pension annuelle de 200 marcs sterlings , à prélever sur la grande douane et les revenus royaux d'Haddington. On trouve dans le recueil des traités un sauf-conduit pour l'Angleterre au nom de Jacques Douglas et de lord Lindsay, avec une suite de quatre-vingts chevaux.

Lorsque l'amiral français, Jean de Vienne, conduisit deux mille hommes en Ecosse et distribua 40,000 livres tournois aux chefs écossais les plus importants, le comte de Douglas reçut seul pour sa part 7,500 livres. Ce valeureux chevalier surnommé le fléau des Anglais, opéra une incursion en Angleterre en 1388 et s'avança jusqu'aux portes d'York. Comme il revenait chargé de butin , le comte de Northumberland en-

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