‹ Illustrations de la noblesse européenneChapitre 28 sur 34 · V -Y--' Y Y Y Y '.'.Yv ■■Y.'Y Y YY · texte numérisé non relu

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haines éteintes. Le roi et Monsieur l'accueillirent avec une extrême bienveillance. La même année il en reçut des preuves effectives. Nommé à l'archevêché d'Aix , il obtint les bulles en 1693, et le pallium le 9 novembre 1694. Le jour même de la prestation de son serment de fidélité, le roi lui donna l'abbaye de Saint-Riquier , au diocèse d'Amiens. Six ans plus tard, en 1701, il fut élu commandeur de l'ordre du Saint-Esprit, après avoir fait ses preuves de noblesse, remontant par treize degrés de filiation à Guillaume de Cosnac, son douzième aïeul. Il mourut à Aix plus qu'octogénaire et doyen des évêques de France, le 18 janvier 1708, laissant par legs des sommes considérables à son séminaire et aux hôpitaux de la ville.

De Cosnac avait de nobles qualités, une chaleur de cœur toute méridionale, une imagination brillante, un peu trop d'ambition peut-être , mais une grande intelligence des affaires, beaucoup de finesse et une éloquence incontestable. «Il est, dit un de ses contemporains, d'une conversation charmante, d'une inquiétude qui fait plaisir à ceux qui ne font que l'observer et qui n'ont point affaire à lui; je me souviens que dans une conversation où je me trouvai , en allant en Italie, entre le cardinal Le Camus et lui, le cardinal lui dit : que le pape lui avait ordonné de mettre un peu de vin dans son eau, parce que l'eau pure gâtait l'estomac; «Monseigneur, reprit levêque de Valence, il devait bien plutôt vous ordonner de mettre de l'eau dans votre vin , » et sur ce que dans la conférence qui se tint à Vienne , M. de Grenoble lui dit d'un ton apostolique, sur quelque chose qui regardait la conduite de leurs diocèses, qu'il n'était pas venu là pour tout gâter, «Ni moi, Monseigneur, reprit Monsieur de Valence, pour vous canoniser.» Un jour qu'il vint à Gre-

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noble voir Madame de la Beaume , elle lui dit , en lui parlant d'elle-même, que quand une femme approchait de sa cinquantaine, elle ne devrait songer qua sa santé. «Dites, Madame, reprit levêque de Valence, lorsqu'elle s'en éloigne. »

Outre des ordonnances synodales, imprimées en 1654, l'archevêque d'Aix a laissé des mémoires historiques, remplis de détails curieux , et qui jettent une grande lumière sur les affaires du temps. On a aussi de lui une harangue prononcée à Versailles devant Louis XIV, et la remontrance du clergé de France , assemblé à Paris le 1 7 avril 1 666. Le maréchal de Tessé (René de Froulai) a écrit sa vie.

La descendance de la maison de Cosnac se continua dans la personne d'Armand, frère aîné de l'archevêque, mestre de camp d'un régiment d'infanterie de son nom. Ce seigneur épousa Marie de Veuillans de Penacors , dont il eut deux fils , François de Cosnac, deuxième du nom, marquis de Cosnac et capitaine de cavalerie au régiment d'Albret, mort sans postérité, et Gabriel, abbé du Bourg, prévôt de l'église métropolitaine d'Aix , agent général du clergé , abbé de Saint- Jean d'Orbestier, et en dernier lieu, évêque et comte de Die. Marie- Angélique de Cosnac, fille unique de François, deuxième du nom, et de Marguerite-Louise d'Esparbès de Lussan d'Aubeterre, fille du lieutenant -général de ce nom, avait épousé Procope François, comte d'Egmont, duc de Gueldres, comte de Zutphen , grand d'Espagne , souverain du pays d'Arkel , prince de Gaure et du Saint-Empire. Étant morte, en 1717, sans enfants, cette dame légua l'usufruit des terres de Cosnac, Daumiac, Luval-la-Guesle et le Chariol, à Gabriel de Cosnac, évêque et comte de Die , à charge par lui de les transmettre à Jean de Cosnac , chef de la branche de Cosnac-Espeyruc ,

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ce qui fut exécuté par 1 evêque, suivant acte passé à Die , le 25 septembre de la môme année.

Christophe de Cosnac, seigneur d'Espeyruc et de Genouillac, était le cinquième fils d'Anetou Agnet, seigneur de Cosnac et de Jeanne de Juyé. Il s'était marié, le 2 mars 1024, avec Jeanne d'Espeyruc, fille de Henri d'Espeyruc, écuyer, seigneur de Jugenty, et l'avait institué, à sa mort, en 1639, son héritière universelle, à la charge de remettre son hérédité à celui de ses enfants qu'elle voudrait choisir. Claude de Cosnac recueillit la succession maternelle. Il fut capitaine j|j| dans le régiment d'infanterie d'Armand de Cosnac, son cousin-germain. Un jugement, rendu en 1667 par M. Daguesseau , intendant du Limousin, le maintint dans sa noblesse, sur litres prouvant sa filiation depuis Louis de Cosnac, son trisaïeul, qui vivait en 1532. Claude de Cosnac avait contracté \M deux alliances, l'une avec Catherine de Boussac, fille de Jean de Boussac, écuyer, et de Catherine de Bonnefon, dame de Blangis , l'autre avec Honorée de Meymard. Du premier lit sortirent :

François de Cosnac, né le 6 août 1655, capitaine de cavalerie, tué à Charlemont, en 1673;

Daniel de Cosnac, né le 29 décembre 1659, capitaine de dragons au régiment de Fimercon , tué à la bataille de Stafarde, en 1690;

Et Jean de Cosnac qui devint , par la mort de ses deux frères , chef de nom et d'armes de sa maison. Ce seigneur rendit, au mois de septembre 1723, hommage au roi des terres et seigneuries de la Guesle, située dans la paroisse de Vic-le- Comte, élection de Clermont relevant du comté d'Auvergne, et le Chariol, située dans celle de Saint-Remy-surïhiers, élection de Riom, relevant de la Tour-du-Louvre. Il \m

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