‹ Images de la grandeurChapitre 92 sur 126 · ENSEVELISSEMENT DE PSYCHÉ · texte numérisé non relu

ENSEVELISSEMENT DE PSYCHÉ

C'ht mm TON notti mdk, fntaé, Vf n t'iMifiiii.

I. Le brumeux octobre tombe de toutes part», eo larmet froidei,

La fin du jour livide ouvre aui ombrei du loir des mains suppliantes, qui trembleot de tristesse ; et le cœur douloureux de la vie ne bat plus que lentement, lentement, sous les voiles humides.

C'est elle qui les trempe, la sueur glacée d'une obKurc agonie.

II. La bouche amhte de la bise fait frissonner les feuilles ei le* eaux,

L'aveugle désespérée, qui iicbucbe et qui glisse de set pieds moût, la nuit, l'infirme prodigieuse, qui ne sait que planer de ses pas silencieux, erre sans bruit, muette et sourde,

Les feuilles tombent dans la pluie, et les brouillards ficmitsect comme la houle.

m. O mon cceur, tu te hlles convulsivement, comme un étalon épuisé par la course, et qui doit s'abattre 4 la limite du désert. El coane les éperons le piquent jusqu'au sang, tu es pressé par l'écnjcr des léaibret, qui te tourmente et qui le pousse à la stalle de pierre.

Je suis dans mes pensées comme au fond d'nne tombe.

Tout l'effrajranl silence, qu'elles ont fait sur aoi, m'a glacé.

Elles ont ucllé leurs parois de gnsit sur les bokds du désir, et sur les cris.

Je suis celui qui ferme en vain les jva, et qui «ois daas les ténèbres.

L'ennui, le puitiant eaaui eti venu jointoyer let bloct de met idéti. .

Le ciment de U nuit coule sur m truelle, et tout t'élouffe en moi tout le labeur du tenace ouvrier. Je ae veux plus tortir de la prison aux roun de pierre, <)ui ont l'épaiueur de l'infini ; et je vais rester sut le dos, immobile, déchiré pat la (listeste, les yeux clos et clairvoyant.

O cortige, quel convoi est ce U sur quelle lande f Le quadruple atielage des bceuft nocturnes, — l'Ennui de soi, le Regret de la journée sans amour, l'Aitenie douloureuse et l'Adieu tans retour k la vaine clarté de l'aciioD, — la double paire des bœufs de l'ombre laboure profondément mon Ime dans l'insomnie ; ti durement le toc mord dant la glèbe, qu'A peine ti le tep de la rétoiuiion ne vole en éclats, de fer pourtant et k l'épreuve de la pierre.

Ha, qu'importe! Que tout toit pareil il la tcéne déserte, sous le rideau baissé. Voici let grosses gouttes de l'orage qui claquent sur les feuilles, avec le bruit de l'applaudissement.

IV. Je vois où vous irez, toutes choses qui me plOtes : je vous mène où je vais.

Je vois ce que vous serez, toutes chotet qui fûtes : vout allez lire ce que j'étais.

Pour vous et pour moi, novembre, le lugubre novembre hlte le pas. . En ce mois de la brume, je mourrai quand le temps de la mort sera venu. Et je l'ai déjii longtemps, longtempt vécu. . Je pouiriiai dant la terre gluante et humide de ce mois.

V. C'est en ce temps ci que je serai l'immonde chose sans lien, qu'on cache sous la boue, et qui grouille de dégoût contre elle-même. . Et c'est alors que la lèvre étouffante de la terre ira m'éirangler le souffle, jusqu'au fond de ma gorge révoltée.

Ni let blocs de marbre sur mes paupières, ni pourtant sur ma bouche les flots de boue,

Rien ne m'aura mieux roidi dans la mort que vous, A mon ime, tombeau de mes pensées.

LA PAPALIENNE

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