LIV. ni, GHAP. XLIII
Soyez^ attentif à mes paroles , qui enflatn* ment le cœur, éclairent, attendrissent lame, et la remplissent de consolation.
Ne lisez jamais pour paroitre plus savant ou plus sage.
Etudiez-vous à mortifier vos vices ; cela vous servira plus que la connoissance des questions les. {dos difficiles.
2- Après avoir beaucoup lu et beaucoup ap^ pris, il en feut toujours revenir à Tunique principe de toutes choses.
C'est moi. qui donné à Thomme la science, et qui éclaire Fintelligence des petits enfants , plus que L'homme ne le pourroit par aucun enseignement,
Celui À qui je parle est bientôt instruit, et fSeiit de girands progrès dans la vie de Tesprit.
Malheur à ceux qui interrogent les hommes sur toutes sortes de questions curieuses, et qui s'inquiètent peu d apprendre à me servir.
. Viendra le jour où Jésus-Christ, le maître des maîtres, le Seigneur des anges, apparoîtra pour demander compte à chacun de ce qu il sait, c'est-à-dire pour examiner les consciences.
Et alors, la lampe à la main, il scrutera Jéru^
328 l'imitation de jésus-ghrist.
salent \ les secrets des ténèbres seront dévoilés^ et toute langue se taira.
3. G est moi qui, en un moment, élève Famé humble, et la fais pénétrer plus avant dans la vérité éternelle que ne le pourroît celui qui auroit étudié dix années dans les écoles.
J enseigne sans bruit de paroles , sans embarras d opinions , sans faste, sans arguments, sans disputes.
J apprends à mépriser les biens de la terre, à dédaigner ce qui passe, à rechercher et à goûter ce qui est éternel , à fuir les honneurs, à souffrir les scandales, à mettre en moi toute son espérance, à ne désirer rien hors de moi, et à m aimer ardemment et par-dessus tout.
4. Quelques uns, en m^aimant ainsi, ont appris des choses toutes divines, dont ils pai^ loient d'une manière admirable.
Ils ont fait plus de progrès en quittant tout, que par une profonde étude.
Mais je dis aux uns des. choses plus générales; aux autres, de plus particulières. Japparois à quelques uns doucement voilé sous
' Soph. I, 12. — ' Cor. IV, 5.