LIV. I, CHAP. II
RÉFLEXION
Toute science est vaine sans la crainte de Dieu ; plus vaine encore quand elle n a d autre but que de satisfaire une stérile curiosité. Dieu exigera davantage de celui qui sait beaucoup ; et cependant son savoir même lexpose aux tentations de Forgueil : c'est un double danger. La simplicité du cœur, le mépris de soi-même , poussé jusqu a nous mettre audessous de tons les autres, voilà la seule science désirable; et avec elle on peut ^ sans inconvénient, ignorer tout le reste.