CHAPITRE III
De la Doctrine de véritë.
1. Heureux celui que la vérité instruit ellemême, non par des figures et des paroles qui passent, mais en se montrant telle qu'elle est.
Notre raison et nos sens voient peu et nous trompent souvent.
A quoi servent ces disputes subtiles sur des choses cachées et obscures, qu'au jugement de
8 l'imitation de Jésus-christ.
Dieu on ne nous reprochera point d'avoir igoprées?
C'est une grande folie de négliger ce qui est utile et nécessaire, pour s'appliquer curieusement à ce qui nuit. Nous avons des yeux, et nous ne voyons point.
2. Que nous importe tout ce qu'on dit sur les genres et sur les espèces?
Celui à qui parle le Verbe éternel est délivré de bien des opinions.
Tout vient de ce Verbe unique : de lui procède toute parole, tien est le principe, et c^ est lui qui parle au-^edans de nous ' .
Sans lui nulle intelligence ; sans lui nulle jugement n'est droit.
Celui pour qui une seule chose est tout, qui rappelle tout à cette unique chose, et voit tout en elle, ne sera point ébranlé, et son cœur demeurGra dans la paix de Dieu.
O vérité, qui êtes Dieu ! faites que je sois avec vous, dans un amour éternel.
Souvent j'éprouve un grand ennui à force de lire et d'entendre : en vous est tout ce que je désire, tout ce que je veux.
■ Joan. VIII, 2.5.