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Ne soufiTree pas ^ Seigneur , que le respect humain l'emporte jamais sur celui que je vous dois : mais faites plutôt que la vue respectueuse et souveraine de votre présence el de votre volonté , nous engage à tout faire, à tout quitter et à tout soufirh* pour votre amour. Q mon Sauveur et mon Juge 1 attachez mon eœur au vdtce fuc la crainte de vou9 déplaire, et par le désir, de vo«s ét^e agrëabVe. Faites i{ue , daourant sans cesse à moi-même , je ne vive plus que
durant ma vie , que le dernier mouvement de mon cœur à la mort soii un acte d'amour pour vous. Ainsi aoii^L
ago l'imitation de j.-c.
CHAPiAe XXIX.
COMMEKT IL FArT linrOQUER ET B^MH DIEV AVX APPROCHES DB LA TRIBVLATION.
LB tHRÉniN.
Que votre nom soit béni dans tous les siècles, ô Seigneur ! qui avez permis que cette aflElîction et cette tentation m'arrivât. Je ne puis la fuir, mais j'ai besoin de recourir à vous , afin que vous m'assistiez , et que vous la fassiez tourner à mon avantage.
Seigneur, je me vois dans la tribulation , et mon cœur n'est pas dans une bonne assiette; au contraire, je suis beaucoup tourmenté par le mal qui se présente.
Quedirair-je à présent^ Père aimable?
Me voici réduit dans une grande extrémité. £aiit;6e-mc>t de cette heure -ià, ( Joan. 12. 37. )
Mais )e suis arrivé à cette heure, afin que votre gloire éclate, lorsqu ayant été dans une grande humiliation, vous m'en aurez délivré. Qu'il vous plaise. Seigneur, de m'en tirer : car que puis- je faire, pauvre comme )e suis, et où irai-je sans vous?
Seigneur, donnez-moi la patience encore cette fois : aidez-^moi , mon Dieu , et je ne craindrai rien dans quelque accablement cjue je me trouve.
S . Et que dirai-je maintenant au milieu de ces maux? Seigneur, qvs votre volonté soit faite. ( Matth. 6. lo. )
J'ai bien mérité ces afflictions et ces peines. Il faut absolument que je les souffre: qu'il vous plaise que ce soit avec patience , jusqu'à ce que l'orage passe, et que tout aille mieux !
Mais votre main toute-puissante a le pouvoir de me délivrer encore de cette tentation, et d'en adoucir la violence, afin que je ne succombe pas entièrement, comme vous m'en avez tiré tant de fois par le passé, ô mon Dieu ! qui êtes ma miséricorde ! Et plus cela m'est diiSicile, plus ce changement de la d/roite du Très-Haut ( Ps. 76. 11) vous est aisé.
PRATIQUE
Il faut rdsister fortement et constamment à la tentation ; mais en même temps il faut, pour la vaincre, recourir à Dieu avec confiance. J)ieu permet souvent que nous nous trouvions si vivement pressés , et tellement accablés sous le poids de nos misères , que nous ne voyons aucun moyen de nous soutenir et de résister , qu'en nous tenant fortement unis à lui, et dépendans du secours de sa grâce. Ainsi, moins nous trouvons en nous de ressources , et plus nous devons en attendre de Dieu , et lui dire alors , nous sentant
grès de succomber à la tentation , et de nous perdre : ei^eur , sauvez - lous , ,nqus périssons j pQs yeux sont levés vers vous, vous qui êtes notre Dieu, et qui pouvez nous aitler ; notre Père , et qui le voulez j notre Sauveur , et qui en cette qualité le devez. Nous comptons sur vous. Plus 3e me sens faible' de moimême , plus j'espère de vous la force de résister. Il 7 va dé votre gloire et de votre intérêt de me dé-
icodre , mon âme étant , comme elle est , l'ouvrage de V05 raaîns , et le prix de votre saag.
Nous savons , Seigneur , que sans vous nous ne pouvons que pêcher , tious dëcoin^ager et nous per» dre i mais noas savons anssi que vous pouvez tout , et que vous voulez nous secourir et nous sauvei-. Pénétrés du sentiment de nos misères , et de la confiance en votre miséricorde, nous nous remettons entre vte mains, nous nous fions en vous, nous comptons sur vos bontés , nous renonçons à tout ce qui vous déplaît , et nous voulons tout ce que vous >r6ulez. Faites-nous la grâce que nous vivions et que nous mouriobs dans ces dispositions saintes , qui vna» en^geront k nous faire miséricorde. Ainsi soit-il.
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