CHAPITRE XIII
QTJE Jb'AME DÉVOTS DOIT s'eFVOAGEB D« TOUT SOB CCEtJR DE s'uiïlll ^ J;-G. DA«S U SAGAEVENT.
Ifi CH&iTIElf;
SsiGiHËuii, qui me donnera le moyen de vous trouver seul , »de vous ouvrir toujt mon cœur , et de jouir de vous selon le désir de mon âme , en sorte que personne ne jelte sur mot les yeux , et que nulle créature ne m^attache et ne me regarde pas même; mais que vous me parliez seul , et que )e vous paile aussi seul à seul, comme un ami a coutume de parler et d en user avec son ami.
Ce que je vous demande, ce que je désire , c'est d'être entièrement uni à
Yous, de retirer mon cœur de 1 aflfeclioti de toutes les créatures, et d'apprendre de plus en plus, par la sainte Communriou et par la fréquente célébration des saints mystères, à goûter les choses célestes et éternelles.
Âh ! Seigneur mon Dieu , quand vous serai-je parfaitement uni, et comme absorbé en vous, sans me plus souvenir de moi-même? Vous êtes en moi, et \e suis en vous : accordez-moi la grâce de demeurer à jamais dans cette union avec vous.
a. Vous êtes vraiment mon Bien-Aimé, choisi d'entre mille ( Cant. 5. lo ), en qui mon âme souhaite de demeurer tous les jours de sa vie.
Vous êtes véritablement celui qui me donnez la paix : en vous se trouve la paix souvc-raine et le vrai repos; hors de vous, il n'y a que travail, que peine, et que misère infinie.
P^otLS êtes vraiment un Dieu caché , vous n'avez pqjint de communication a>vec les impies ; mais vous prenez plaisir à vous entretenir avec les huârthles et les, simples. ( Isaï. 4^. i5. Job. 21. i6. Prov. 5. Sa. )
O que votre esprit est doux. Seigneur, qwi^ pov/r tém^oigner votre tendresse à vos en fans , daignez les nourrir d'un pain très -- délicieux que vous faites descend/re du Oiel .' ( De l'Office du S. Sacrement. )
Certainement U n'y a auctme autre nation^ qvslque puissante quelle soit, qui ait des Dieuoo qui approchent d'elle aussi près ( Deut. 4- 7 ) q^^e rous, ô mon Dieu ï qui daignez approcher de lcu8 vos fidèles, auxquels vous vous donnez en nourriture et en possession , afin de les consoler chaque jour, et de tenir leur cœur élevé vers le Ciel.