‹ Imitation de Jésus-Christ;Chapitre 175 sur 190 · Aussi est-il quelque autre peuple · texte numérisé non relu

Aussi est-il quelque autre peuple

aussi illustre f Id. 4- ^ ) q^^ î'^^^ ^^ peuple chrétien) Quelle est la créature sous le Ciel aussi chérie de son Dieu que lest une âme dévote , en qui il daigne entrer pour la nourrir de sa chair glorieuse?

O grâce ineffable ! ô bonté merveilleuse ! ô amour sans mesure , dont Thomme est singulièrement favorisé ! Mais que rendrairje au Seigneur pour cette grâce , pour cette charité si extraordinaire?

Je ne puis faire à mon Dieu de présent plus agréable que de lui donner mon cœur sans réserve, et de me tenir intime* ment uni à lui. Pour lors mes entrailles tressailleront de joie, quand mon âme sera parfaitement unie à mon Dieu.

Alors il me dira : Je veux être avec vous, si vous voulez être avec moi; et je lui répondrai : Daignez, Seigneur , demeurer avec moi ; je n ai d'autre volonté que de demeurer avec vous ; c'est là tout mon désir ; que mon cœur vous soit parfaitement uni.

Sûr les desseins de J.-C. en demeurant sur nos Au- ' tels y et des sentimena de piété Oi^ec lesquels on doit faire les i^isites, et assister aux Messes et aux Saluts du très^saint Sacrements

Le Fils de Dieu veut demeurer sàr nos Autels, outre le lemps de la sainte Messe et de la G>minunion, 1. pour y ëcoùfei* et Y exaucer nos prières, et pour y continlier Temploi de médiateur entre Dieu et les hommes, qu'il a exerce sur la Groix^ 2. pour y recevoir nos visites, nos hommages et nos adorations ; en quoi les Chrétiens qui les visitent rarement, froidement, par coutume, et comme indifféremment, sont fort blâmables d'être devant leur Dieu, leur Sauveur et leur Juge, sans le res-

Setter , le craindre et Tairoer ; 3. pour nous consoler ans nos afflictions et nous soutenir dans nos peines', et pour résoudre et lever nos doutes, selon qu'il est écrit : Allons au fils de Joseph ( «toseph passait pour le père de J.-C. , dont il n'était que le noiirrieier), et il nous consolera ^ et ce aue dit un Prophète à un Prince qui envoyait consulter un faux Dieu : fist^ce qu*il n'y a pas un Dieu en Israël? 4, pour nous servif'de nourriture durant-la vie'; et' de viatique *' 41a mort.

'"i^ fi. O c[u'un chrétien qui fait au saint sacrement, 'âVep assiduité , avec respect et avec reconnaissance, l&.^Ur à son Roi , à son Dieu 'et à son Sauveur ; qui ' ^'a)']amais pe}*du, autant qu'il Ta pu , la sainte Messe, tachant de se trouver aux Messes et aux Saluts du saint Sacrement, d'y assister avec l'esprit de religion, et d'en sortir touché, converti et meilleur qu'il n'é^ tait \ qu'un Chrétien , di^^e ^ fidèle à ses devoirs de piété envers J.-C. immole pour lui sur nos Autels, doit espérer en ses bontés et en ses miséricordes, durant la vie et à la mort!* Au contraire , le Fils âe Dieu n'aura- 1- il pas sujet de reprocher un jour à quantité de Chrétiens qui négligent de le visiter au très-saint Sacrement, ou' qui le font avec si peu de piélé*; de leur reprocher, dis-je , et leurs irrévérences , et leur peu de foi , et de leur dire \ Ily a si longtemps que je suis avec vous, et vous ne m'avez pas connu* Vous négligez de connaître et de visiter uH'

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