‹ Imitation de Jésus-Christ;Chapitre 177 sur 190 · LIVKÊ IV. CHAP. XIV · texte numérisé non relu

LIVKÊ IV. CHAP. XIV

grands des doVfCetirs que vous atvez réservéeê pour ceux qui vous craignent !

( Ps. 3o. 20. )

Quand je rappelle en ma mémoire, ô mon Dieu ! avec quelle dévotion et quelle ardeur certaines personnes pieuses s'approchent dé votre Sacrement, je me confonds souvent en moi-même, et je rougis de m'apprpcher de votre Autel et de votre sainte Table si froidement et avec tant de tiédeur.

J*ai honte d être si sec et sans aucune affection pour vous dans le cœur , de n'être pas tout enflammé devant vous , qui êtes mon Dieu , et de ne pas ressentir en moi ces attraits et ces mouvemens affectueux qu*ont PUS tant de personnes dévotes, qui , pressées d'un désir extrême de la communion et du sentiment d un amour tendre, n'ont pu retenir leurs larmes; mais qui, vous ouvrant en même temps la bouche de leur cœur et de leur corps, comme à la source des eaux vivantes, aspiraient à vous <ie toutes leurs forces , ne pouvant autrement apaiser leur faim et se rassasier que par la réception de votre corps , qu elles recevaient avec un transport de joie, et avec une avidité spirituelle.

a. O que leur foi était véritable et vive ! quelle prouve bien la vérité de votre sainte présence !

Car ces personnes reconnaissent vé-

ritaèiemeni leur Seignewr dans la frdotion d/u pain { Luc. !?4' 55 ), lorsqu'elles ont le cœur si Jbrûlant et si plein j de Jésus , qui marche avec elles. 1

Je suis souvent bien éloigné d'une affection et d'une dévotion semblable, et d'une charité si ardente.

O bon Jésus ! qui êtes la bonté et la douceur même, soyez-moi propice. Accordez à votre serviteur pauvre et mendiant de ressentir au moins de temps en temps dans la sainte communion quelque étincelle de votre amour; afin que ma foi se fortifie de plus en plus* que mon espérance en votre bonté s'augmente» et que. ma charité, étant une fois bien allumée, et ayant goûté cette manne céleste., ne s'éteigne jamais.

3. Il est au pouvoir de votre, miséricorde de m accorder cette grâce , que jç désife, et de me visiter par bonté, dans * votre esprit d'ardeur , au jour qu'il you<s aura plu de marquer pour cela.

Car, encore que je ne brûle pas d*un désir aussi ardent que celui dont brûlent ces Ames choisies qui vous servent, néanmoins vous me faites la grâce de coucevoix le désir d'avoir en moi ces grands et violens désirs, souhaitant et vous demandant de devenir du nombre de ces âmes qui vous aiment avec tant de ferveur, et d'ôtre admis en leur sainte société.

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