‹ Imitation de Jésus-Christ;Chapitre 85 sur 190 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

QV^L FAUT CONSIDB&EA LES 8EGBET8 JV6EMEN8 DB' DIEU 9 DE PEUa DE Tl&ER VANITE DES BONNES

ceuvRBS.

£E CHRÉTIEN

Seigheur, ea faisant retentir sûr moi

^ les tonnerres de vos jugemens , vous

ébranlez tous mes os de tremblement et

de crainte , et mon âme est toute saisie

de frayeur.

Je demeure étonné en considérant que les Cietujo même ne sont pas purs de*vaut yos y etiOD { Joh, i5. i5. )

Si, ayant trouvé de la corruption dans vos Anges [Ihïà. 4* 1^)* vous ne les avez pas épargnés, qu'arrivera- t-il de moi ?

Les étoiles sont tombées d/u Ciel TApoc. 6. i3 ), et moi, poussière, quosé-je attendre ?

Ceux dont le| actions paraissaient louables sont tombés au plus bas lieu ; et j'ai vu ceux qui se nourrissaient du pain des Anges faire leurs délices de la pâture des pourceaux.

2. Il n'y a point de sainteté, Seîgnciir:, si vous relirez votre main.

Nulle sagesse ne sert« si vous en abau^ ' donnez la conduite. Nulle force ne se soutient , si vous cesses de la conserver. Nulle chasteté n'est en assurance, si vous ne la protégez. Nulle vigilance humaine ne peut servir sans votre sainte garde.

En efiet , laissés à nous-mêmes , nous tombons, et nous périssons ; mais, quand vous nous visitez, nous, nous relevons, et nous vivons. Car nous sommes inconstans, mais vous nous affermissez; nous sommes tièdes, mais vous nous embrasez.

3. O que je dois avoir d'humbles et de bas sentioiens de moi-même ! que j'ai bien ïieu de compter pour rien le peu de bien qui semble être en moi !

O Seigneur ! combien profondément me dois- je humilier sous Tabîme de vos jugement, où je ne me trouve être autre chose qu'un rien , un néant ! O poids immense ! ô nier sans bornes ! où je ne trouve rien de moi qu'un néant partout !

Où peut donc trouver place l'orgueil ?oà peut -on s'appuyer sur sa propre vertu?

Toute vaine gloire est engloutie dans la profondeur de vos jugemens sur moi?

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