‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 197 sur 417 · LIVRE III. CHAP. XXII · texte numérisé non relu

LIVRE III. CHAP. XXII

volonté, et que je repasse en ma mémoire, avec beaucoup d'attention et de respect, les bienfaits que j'ai reçus de vous tant en général qu’en particulier, afin que je puisse ensuite vous en rendre de dignes actions de grâces.

Je sais néanmoins et je confesse que je suis incapable de reconnaître comme je le dois la moindre partie de vos dons. Je suis au-dessous de tous les biens que vous m'avez faits ; et quand je considère votre élévation, mon esprit se perd dans cette grandeur.

2, Tous les avantages du corps et de l'âme, tous les biens intérieurs et extérieurs, naturels ou surnaturels, que nous possédons, sont des bienfaits de votre main, et qui signalent votre libéralité, votre tendresse et votre bonté, dont nous tenons tous ces biens.

Et si les uns en ont reçu plus, les autres moins, tous ne laissent pas que de venir de vous, et sans vous on na rien, quelque petit qu'il soit.

Celui qui à plus reçu n'est pas en droit dese glorifier de son mérite, ni de s'élever au-dessus des autre:, ni d’insulter à celui qui a moins reçu ; car celui-là est le plus grand et le meilleur, qui s'attribue le moins, et qui a plus d’humilité et dedévotion dans les actions de grâces qu'il en rend ; et celui qui s’estime le plus vil de tous et le plus indigne, en est le plus propre à recevoir les plus grands biens.

9. Celui, au contraire, qui à reçu moins, ne doit pas s'en attrister, ni murmurer, ni porter envie à ceux qui sont mieux partagés que lui ; mais il doit plutôt

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