LIVRE 1V. CHAP. XIV
aspiraient à vous de toutes leurs forces, ne pouvant autrement apaiser leur: faim et se rassasier que par la réception de votre corps, qu'elles recevaient avec un transport de'joie et avec une avidité spirituelle.
2. Oh ! que leur foi était véritable et vive ! qu’elle prouve bien la vérité devotre sainte présence !
car ceux-là reconnaissent véritablement leur Seigneur dans la fraction du: pain (Luc. xxxIv, 95.), dont le cœur est si brûlant, et si plein de Jésus qui marche avec eux.
Je suis souvent bien éloigné d'une affection et d’une dévotion semblables, et d’une charité si ardente. O bon Jésus, qui êtes la bonté et la douceur même, sovezmoi propice. Accordezà votreserviteur pauvre et mendiant deres-
sentirau moins detemps en temps, dans la sainte communion, quelque étincelle de votre amour,atin que ma foi se fortifie de plus en plus, que mon espérance en votre bonté s'augmente, et que ma charité, étant une fois bien allumée, et ayant goûté cette manne céleste, ne s'éteigne jamais.
3. Il est au pouvoir de votre miséricorde de m'accorder cette grâce, que je désire, et de me visiter par bonté dans votre esprit d'irdeur, au jour qu'il vous aura plu de marquer pour cela. Car, encore que je ne brûle pas d’un désir aussi ardent’ que celui dont brülent ces âmes: choisies qui vous servent, néanmoins votre grâce me fait soühaiter de ressentir ces désirs si enflammés : vous demandant de devenir. du n°mbre ‘de ces âmes qui vous aiment