LIVRE IV. CHAP, XIV
avec tant de ferveur et d'être admis en leur sainte société.
PRATIQUE
Pour bien faire la Communion spirituelle.
La communion spirituelle que le saint concile de Trente approuve, conseille et recommande si fort aux chrétiens, comme un supplément de la réception sacramentelleet corporelle de Jésus- Christ, se peut faire en tout temps et en tout lieu, que l’on soit devant le très, saint Sacrement, ou que l'on n'y soit pas.
On peut la fair: à chaque heure, ou après un ..ve Maria; qu'on dira en l’honueur de. la, sainte Vierge, Mère de Dieu, en s’unissant aux dispositions saintes où elle se trouve pour recevoir Jésus- Christ dans son chastesein. On forme dans son esprit un souve-
nir respectueux de Notre-Seigneur au très saint Sacrement ; on l'y adore, on tourne son eœur vers lui, comme Daniel tournait le sien vers le temple ; on se donne tout à lui: on lui marque ledésir ardent que l’on a de le recevoir sacramentéllement ; et, comme on ne peut pas le faire, ou que l'on n'y est pas disposé, on le prie d'y suppléer par la commurnion de son esprit, en la place de celle de son corps.
Mais le temps le plus propre pour bien faire la communion spirituelle, c'est lorsqu'on entend la sainte messe et au temps de la communion du prêtre : ear alors un chrétien animé d’une foi vive et actuelle dela présence de Jésus-Christ au très saint Sacrement, et d'un désir ardent de s'unir intimement à lui, lui mar-
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