LIVRE IV. CHAP. XIV
ue l'un et l’autre en s'humiliant profondément en sa présence, et se reconnaissant indigne de le recevoir réellement : il le prie de venir et de demeurer dans son esprit par la foi, et dans son cœur pa” l'amour et la reconnaissance de ses bontés, et de faire en sarte que son âme ne vive plus que de Dieu et pour Dieu.
O mon aimable Sauveur ! qui avez été l'objet perpétuel et dominant, du désir des patriarches, des prophètes et de tous les saints de l'Ancien Testament, \esquels soupiraient incessamiment après votre incarnation, venez. dans mon âme qui brûle d’un saint désir de vous recevoir et de s'unir à vous, comme au réparateur de son salut et à l'auteur de tous.ses
biens. Venez détruire en moi la tyrannie du péché et de l'amour propre; pour y établir le règne de votre grâce et de votre amour.
Ainsi soit-it.
CHAPITRE XV Que là grâce de la dévotion s'acquiert pâr l’humilité et par l’abnégation de soi-même.
1. Jéses-Curisr. — Vous devez chercher sans relâche la grâce de la dévotion, la demander instamment, l'attendre patiemment et avec confiance; la recevoir avec gratitude, la: conserver avec humilité, travailler soigneusement avec elle et remettre à Dieu; jusqu’à ce qu'il le-fasse, le'temps'et la manière de vous visiter. Vous devez particulièrement vous humiier, quand vous ne ressentez que peu'ou point de dévotion: en vous, mais non pas vous: trop a-