‹ Immunité dans les maladies infectieusesChapitre 5 sur 49 · AYANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AYANT-PROPOS

Est-ce la méthode qui est passive de celte critique? Non certes, et elle a donné jusqu'ici dé trop beaux résultats pour être au-dessus des attaques, dont ces faits trop flagrants pourraient la rendre l'objet. Ce qui a engendré cette division, c'est plutôt la mauvaise application qui en a été faite par les expérimentateurs.

Un parti pris trop absolu, une influence intéressée trop directement exercée, une direction donnée dans un but théorique à la technique môme des expériences, et surtout une hâte trop grande dans l'énoncé des conclusions, voilà plus qu'il n'en faut pour fausser des résultats, surtout lorsqu'il s'agit d'observations aussi délicates que celles de la microbie, et en même temps aussi contingentes à un grand nombre de facteurs dont quelques-uns nous restent encore inconnus. Mais quelle que soit la méthode employée, quelle science a pu se parfaire en un jour, et c'est surtout pendant cette période de balbutiement que les opinions sont absolues et intransigeantes; plus tard seulement la vérité se fait jour peu à peu ; les angles des théories s'émoussent et chaque pierre se trouve pour ainsi dire naturellement à sa place pour parachever l'édifice. Il semble que l'histoire de l'immunité commence à rentrer dans cette seconde phase et déjà les affirmations et les négations trop absolues de

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