IV AVANT-PROPOS
la première heure commencent à se fondre dans un écleclisme plus vérilablement scientifique.
Mais parce que l'accord n'est pas encore parfait, le mécanisme de l'immunité établi d'une manière incontestée, est-ce une raison pour que cette question demeure ignorée de ceux que leurs occupations tiennent éloignés des travaux de laboratoire et de l'étude de recueils spéciaux? Il nous a semblé que ce sujet touche de trop près à l'essence même de l'art médical pour qu'un travail d'ensemble sur cette matière, quelque imparfait, quelque incomplet qu'il soit, ne rende pas à beaucoup un réel service. Aussi nous efforcerons-nous d'être compris de tous et serons-nous obligés, pour cela, de reprendre quelquefois le sujet ab ovo. Nous consacrerons donc quelques chapitres à l'étude de l'infection, question qui doit être bien comprise avant de passer cà celle plus compliquée du mécanisme de l'immunité.
Dans l'espoir également d'une compréhension plus facile, nous éviterons autant que possible, les longues énumérations de noms d'auteurs qui fatiguent et rebutent, sans ajouter autre chose qu'une apparente érudition. Nous tâcherons de ne nous attacher qu'aux faits qui nous sembleront bien acquis, et n'allongerons pas la liste des résultats contradicloires des expériences des différenls auteurs, travail aussi inutile et décevant que long et
AYAiN'T-PROPOS..
fastidieux. Quant à ceux qui voudront se servir de ce modeste ouvrage comme d'un guide dans leurs recherches, nous les renvoyons à l'index bibliographique qui le termine.
Mais nous nous adresserons surtout à ceux, qui, effrayés de l'apparition brusque de la science nouvelle, se sont laissés distancer par elle et croient qu'elle n'apporterait que confusion dans leurs idées médicales, en contredisant ou en détruisant ce qu'ils ont appris dans leurs études.
Si la technique bactériologique est souvent difficile, si l'observation et l'interprétation des faits ont nécessité de certains auteurs des merveilles de dextérité et de sagacité, les résultats qu'ils ont obtenus, n'infirment en rien ceux auxquels étaient arrivés les éminents observateurs de tout temps, mais surtout du commencement de ce siècle.
La nouvelle méthode d'investigation n'a presque rien supprimé, elle a beaucoup ajouté ; elle a surtout beaucoup expliqué. En pénétrant dans l'intimité même des phénomènes depuis longtemps signalés, elle les a rendus plus faciles à retenir et à comprendre et pour leur donner une forme plus concrète, elle a souvent apporté quelques changements dans l'ancienne nomenclature médicale, changements de mots plus que de choses.
Ici, les miasmes et les virus se sont animés et