‹ Immunité dans les maladies infectieusesChapitre 7 sur 49 · V, AVANT-I>RO['OS · texte numérisé non relu

V, AVANT-I>RO['OS

sont devenus objectifs; là, le génie épidémique s'est expliqué par les variations de virulence; la constitution individuelle a été considérée comme le terrain d'évolution des maladies, etc. Mais le fond de la doctrine demeure intangible et il est même merveilleux de voir à quel point la science expérimentale vient chaque jour apporter une explication rationnelle des faits depuis longtemps observés; aussi faut-il rendre un sincère hommage à la sagacité de ceux qui ont depuis longtemps pénétré la vérité avec des moyens d'observation moins perfectionnés que les nôtres. Nulle part la démonstration de cette assertion n'est plus facile qu'en ce qui concerne l'histoire de l'immunité que les deux noms de Jenner et de Pasteur résument presque entièrement.

Mais le plus grand service qu'aura rendu la science nouvelle, c'est de remplacer par la constatation objective des faits, que les moyens actuels mettent à la portée de tous, la puissance du raisonnement et l'éloquence de la plume et de la parole, privilège de quelques-uns.

Chacun pourra, de cette manière, apporter son tribut, quelque humble qu'il soit, à l'œuvre scientifique en actuelle évolution. Nous serions heureux si la lecture de ces pages pouvait amener à l'immunité quelques recrues de travailleurs.

AVANT-PROPOS. vu

Derrière son apparence théorique, en efïet, nulle élude ne semble devoir être plus féconde en résultats pratiques. C'est seulement en recherchant les plus délicats rouages de son mécanisme que nous arriverons à connaître les forces qu'emploie l'organisme pour se débarrasser de ses ennemis.

Chaque jour amenant sa découverte, semble rendre plus prochain, le moment où nous pourrons à notre gré diriger ces forces vers un but thérapeutique. Lorsqu'elle aura atteint ce desideratum, la science médicale sera bien près d'avoir dit son dernier mot.

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