‹ Importance de la mise en abduction de la cuisse comme élément correcteur de la déformation dans les fractures hautes de la diaphyse fémoraleChapitre 15 sur 17 · VIT · texte numérisé non relu

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de la marche très précoce des blessés (dès le & jour) et, d'autre part, la disparition de la contracture mu: culaire par suite d’une bonne contention, et cette disparition de la contracture vient faciliter la correction de l’abduction du fragment supérieur.

Nul doute qu'entre les mains de son inventeur ou de ses élèves, l'appareil ne se montre efficace : nous ne l'avons personnellement pas utilisé, mais il nous semble que son application et sa surveillance demandent uue éducation particulière et qu’on ne peut acquérir par la seule lecture des livres.

Nous avons vu appliquer presque toujours dans le service la traction à l’aide de grandes bandes de diachylon prenant leur point d'application sur tout le membre, mais commençant le plus près possible de la fracture. Après 48 heures destinées à la dessication, les poids sont suspendus. Mais la charge n’excède jamais 5 à 6 ktlogs. En effet, il ne s’agit pas ici d'exercer une traction énorme, c'est par sa continuité qu'agit la force correctrice et le poids de 4 kilogs est suffisant pour vaincre au bout de quelques jours lélément de contracture. Quant aux rétractlions proprement dites, elles sont dues à une modification histologique des tissus et aucune force ne les fera céder.

Le poids est donc destiné à une correction soutenue, et sa mobilité compense les quelques mouvements que le malade exécute dans son lit.

Cette traction modérée ne nous parait pas avoir d’inconvénients, en particulier nous n’avons jamais observé ces laxités articulaires au niveau du genou, que Judet (Presse Médicale, 1917), signale comme très

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fréquentes après les fortes tractions, et qui nécessitent souvent, dit-il, un appareillage du genou.

Beaucoup plus important nous paraît être lé maintien de la position en abduction : cette difficulté avait déjà été comprise par les anciens auteurs, et les gouttières, les pièces pelviennes, n’ont pas d'autre but que de parer au redressement progressif par le déplacement du malade.

Aussi souscrivons-nous complètement aux conclusions de Desmarest, qui préconise la traction dans une position d’abduction symétrique. Les excellents résultats qu’il a obtenus sont la preuve de l'exactitude de cette manière de voir.

Cette double abduction s'obtient, soit par double traction, soit par la mise en place d’une culotte plàtrée ou silycatée laissant libre la partie inférieure de la cuisse, la totalité des deux jambes.

Le Withemann

Si les procédés que nous avons considérés nous paraissent aboutir à de bons résultats, il n’en est pas moins vrai que la méthode qui vraiment nous semble apporter une solution satisfaisante du problème est le grand appareil plâtré.

Tout d’abord, il procure et maintient tout le degré d’abduction désirable, il immobilise strictement la fracture, et il aboutit, lorsque sa confection a été l’objet d’une surveillance minutieuse, à des résultats

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vraiment exceptionnels : notre conviction est profonde que nul autre appareil ne lui est comparable.

Mais le point particulier sur lequel nous désirons encore insister est la nécessité d’une abduction Maxima, pour assurer une consolidation régulière de ces fractures et la facilité avec laquelle le plâtre permet de réaliser cette indication importante.

La grande attelle pelvi-dorso-pédieuse, qui s’applique uniquement sur le plan d’extension du membre et sur le plan ventral de Ïa ceinture pelvienne, a le grand avantage d’être d’une application simple et rapide, ne nécessitant pas l’emploi d'appareils pour son application, et en outre laisse libres les régions sacrées fessières et crurales postérieures en permettant les soins d'hygiène si nécessaires à de tels malades.

Mais le grand appareil plâtré imaginé par Whitemann, en 1901, et s'étendant depuis la ceinture jusqu’à lPextrémité des orteils, nous semble réaliser encore une meilleure juxtaposition des fragments, et permet surtout une reprise de la marche peu de temps après son application.

L’abduction forcée de la cuisse combinée à la rotation du membre en dehors suffit à rétablir FPangle d’inclinaison normal, et de ce fait permet d'assurer le contact des surfaces fracturées.

De plus, l'influence des muscles écartant les fragments est supprimée, les abdueteurs sont relâchés, le psoas et les adducteurs tendus au contraire et maintiennent la coaptation des fragments . |

En réalité, le plâtre que l’on applique dans une

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