‹ Importance de la mise en abduction de la cuisse comme élément correcteur de la déformation dans les fractures hautes de la diaphyse fémoraleChapitre 9 sur 17 · VERS · texte numérisé non relu

VERS

« 2° L’époque de la demi-flexion avec Pott, qui fut bien éphémère ;

« 3° L’époque de la Renaïssance, dans laquelle les chirurgiens, par le vote d’une majorité écrasante, se sont prononcés à nouveau en faveur de Ja rectitude du membre, »

Jusqu’à cette époque, les appareils inamovibles n’étaient guère en vogue : il faut arriver en 1852 avec Mathiesen, chirurgien hollandais, pour voir introduit dans la pratique le bandage plâtré.

En 1872, Rochefort préconise une double gouttière. Astley Cooper aurait lui construit une gouttière avec large pièce pelvienne.

Donc, jusqu’au XIX°: siècle, hésitation dans le choix de telle méthode ou de tel appareil, selon les tendances personnelles. |

Nos chirurgiens contemporains ont choisi parmi les procédés innombrables les dispositifs les plus simples et les plus efficaces.

En 189,5, l'apparition de la radio met en évidence le fait suivant : c’est qu’à des résultats fonctionnels satisfaisants correspondent souvent des résultats anatomiques défectueux. Elle va, d’autre part, ouvrir la voie à l’ostéosynthèse.

En 1914, tout l'effort du chirurgien va se porter suttout à perfectionner l'appareil de transport et nous arrivons à la grande attelle externe, lPappareil de Pouliquen, l’appareil de Thomas Lardennois, etc... Nous ne discuterons pas ici des différents modes de traitement employés pendant la guerre, car il s’agissait pour la plupart de fractures par balles ou par

NOAO NE éclats d’obus, de fractures ouvertes, et nous voulons nous limiter aux fractures fermées.

Dcpuis la guerre, quels progrès ont été faits, à quelles méthodes se sont ralliés les chirurgiens d’aujourd’hui? C’est ce que nous nous efforcerons de discuter tout à l'heure, mais auparavant nous avons jugé du plus haut intérêt ces quelques réflexions publiées peu après la guerre par M. le Docteur H. Judet :

« Parmi les fractures du fémur, celles qui siègent au tiers supérieur sont particulièrement sérieuses. A l’état normal, l’axe statique du membre est figuré par la ligne droite joignant la tête du fémur à la partie antérieure el médiane du cou-de-pied.

« Or, la consolidation peut se faire en mauvaise position, les deux fragments faisant entre eux un angle parfois égal et même inférieur à 90°

« Il en résulte une adduction énorme de tout le segiment du membre sous-jacent à la fracture, et le malade étant couché, si l’on rétablit la direction normale du fragment supérieur, en même temps que la symétrie du bassin, on constate que la jambe malade vient croiser la jambe saine.

« Lorsque le blessé est debout, pour rétablir le parallélisme des membres, il est obligé de faire basculer le hassin et de remonter toute la moitié correspondant au côté fracturé. De ce fait, un raccourcissement énorme vient encore s'ajouter au raccourcissement fonctionnel.

« La transmission du poids du corps se fait dans les conditions les plus défectueuses, à cause de Ia déviation de lPaxe statique du membre. Le cal reste cons-

Page 1