‹ Importance du Milieu Intermédiaire dans la Contagion par les Porteurs de Germes SainsChapitre 11 sur 18 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les exagérations de cette conception en matiéres d'hygiène.

Il nous semble cependant utile de faire une distinction entre les porteurs sains et les porteurs précoces ou convalescents. :

Nous n’insisterons pas ici sur la réalité et la grande importance de la contagion par les porteurs convalescents. Il est logique d'admettre qu’un sujet au décours d’une diphtérie ou d’une fièvre typhoïde soit capable de transmettre directement à ceux qui l'entourent ses bacilles d'une virulence non atténuée et soit par conséquent un danger permanent. De nombreuses observations l'ont d’ailleurs prouvé, et les précautions que conseillent les hygiénistes vis- ‘à-vis de cette catégorie de sujets sont parfaitement

fondées. ®

Voici à côté un porteur de bacilles qui n’a jamais. présenté le moindre symptôme d'affection. Faut-il. admettre que, dès qu'il aura transmis le microbe qu'il héberge, il produira une manifestation de la maladie que ce même microbe a été incapable de faire naître chez lui ?

Oui, répondent certains auteurs, pourvu que cet individu contaminé soit en état de réceptivité. Cette réceptivité est admissible quand il s’agit de cas d'épidémies se produisant chez des sujets vivant en commun et placés, de par leurs conditions d'existence, de par l'encombrement, ete..., dans un état de moindre résistance. C’est ce qui se produit dans les écoles, dans les casernes, dans les prisons, dans les troupes en campagne ; aussi les épidémies y prennent-elles facilement une allure dramatique.

Il en est de même, dans la vie courante, pour les sujets atteints d'une maladie antérieure ou sous le coup d’une affection en évolution, pour ceux affaiblis par le jeûne, le surmenage, le froid, ete... Des constatations faites en médecine. vétérinaire, pour le charbon et pour la morve, montrent suffisamment qu'un sujet en état de moindre résistance est particulièrement réceptif. D'autre part, en médecine humaine, on a remarqué, dans le milieu médical par exemple, que des étudiants exposés chaque jour à la contagion ne contractent les infections qu'à la suite de. fatigues ou d’excès.

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