‹ Importance du Milieu Intermédiaire dans la Contagion par les Porteurs de Germes SainsChapitre 12 sur 18 · QIL · texte numérisé non relu

QIL

Nous admettrons donc que, dans ces cas particuliers, un porteur de germes, même non virulents, puisse transmettre à quelques individus particulièrement réceptifs la maladie dont lui-même n’a pas subi l'atteinte.

Cependant, cela nous semble être l'exception et n'explique pas les épidémies brusques et massives éclatant dans le voisinage d’un porteur de germes sain. La faible virulence de ces bacilles, la quantité minime qu'il peut semer par simple contact, ne nous donnent pas une explication satisfaisante de ces faits. Ou bien alors il faudrait admettre que cha que fois le concours de circonstances créant cet état particulier de réceptivité chez tous les sujets atteints a été réalisé. Or, dans la vie courante, ces conditions se trouvent rarement réunies.

N'ont-elles pas toujours été recherchées avec soin? C'est possible. Toujours est-il que, dans les nombreuses relations d’épidémies d’origine alimentaire que nous avons consultées, épidémies éclatant chez des sujets de milieux totalement différents, n'ayant par conséquent aucune raison de se trouver le même jour, à la même heure, en était de moindre résis- tance, cette notion nous paraît impossible à invoquer.

Il faut donc penser qu'intervient un autre facteur d'une importance indiscutable.

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