LÉO
D'ailleurs, la tuberculose génitale aura pu être la première manifestation clinique d’une tuberculose rénale, jusque là muette.
La conduite thérapeutique concernant la lésion génitale sera différente suivant les cas :
Si elle est jeune et peu évolutive, si elle a débuté avec les premiers signes de cystite, on pourra penser qu’elle est en grande partie sous la dépendance de la tuberculose rénale. Elle pourra alors rétrocéder après la néphrectomie.
Si elle est ancienne, elle pourra continuer à évoluer malgré l’intervention sur le rein et retarder Ia guérison des lésions vésicales. L’épididymectomie s’imposera alors : elle sera le plus souvent unilatérale, mais il ne faudra pas hésiter à la faire bilatérale, quand le toucher rectal aura montré un noyau suspect dans le lobe prostatique opposé à la lésion épididymaire.
Il n’y a pas d’inconvénient à cette conduite, puisque dans la majorité des cas, lorsqu'il y a des lésions prostatiques, ces malades sont azoospermiques.
Dans les suites de néphrectomies pour tuberculose rénale, nous avons été amené à pratiquer 7 épididymectomies : 4 unilatérales : cf. observations n°° 17, 19, 32, 38; 2 bilatérales : cf. observations n°° 25, 27; 1 castration unilatérale : cf. observation n° 20.