B. — TRAITEMENT LOCAL
Toutes les lésions vésicales sont justiciables du même traitement local.
Deux catégories de traitements :
1° Traitement chimique.
2° Traitement par les agents physiques.
1° Traitement chimique.
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a) Instillations d'huile : phéniquée à 3 ou 10%, goménolée à à %, iodoformée gaïacolée à la dose de 5 cc. tous les 2 ou 3 jours, en recommandant aux malades d'arrêter le jet au moment de la miction, quand l'huile commence à apparaitre.
b) Les lavages avec une solution à 5 % d'acide phéniqué, dans de l'eau additionnée de glycérine (méthode de Rovsing).
Les lavages sont faits avec la solution chaude, sans mettre la vessie en tension et jusqu'à ce que le liquide revienne clair.
Les douleurs consécutives sont très violentes et s'accompagnent de l’expulsion de débris vésicaux.
c) Enfin le traitement de choix, qui est constitué par les instillations de bleu de méthylène, soit pur, soit additionné de cocaïne ou de novocaïne, ou enfin, et c’est la combinaison qui nous a donné les meilleurs résultats, additionné de Dunacaïne.
Il y à quelques années, quand on commença à essayer cette thérapeutique, on utilisait une solution de bleu de méthylène à 1 %.
Mais les instillations étaient souvent difficiles à supporter, le bleu contenant des impuretés qui irritaient la vessie.
C'est pour remédier à cet inconvénient qu'on eut l'idée d'y adjoindre un anesthésique par contact.
On utilisa done ensuite un mélange : bleu de méthylène 1 %, cocaïne 4 %.
Mais la toxicité de la cocaïne fut responsable d'un certain nombre d'accidents survenus à la suite d'ins-
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tillations de ce mélange. On la remplaça donc par un produit moins toxique certes, mais aussi moins bon anesthésiant : la novocaïne.
Enfin, depuis quelques années, on peut se procurer des solutions pures de bleu de méthylène, qui, méme sans adjonction d’anesthésique, sont parfaitement tolérées par la vessie.
Depuis deux ans, nous employons une solution ainsi composée
Bleu de méthylène ....:......... En Dunaeamelcti tn ui trees ee 2%
Nous avons remplacé la novocaïne par un meilleur anesthésiant, qui a sur la cocaïne l’avantage d’une toxicité beaucoup moins grande.
Quelle est la raison d’être de cet anesthésiant, puisque maintenant les solutions de bleu sont généralement bien tolérées ?
C’est que l’anesthésiant par contact, en diminuant l’irritabilité de la muqueuse vésicale, va augmenter la capacité de la vessie et permettre au malade de conserver l’instillation pendant un temps plus long.
L'action cicatrisante du bleu sur la vessie se trouvera donc prolongée.
Le bleu de méthylène paraît agir : d’abord comme antiseptique, et aussi en diminuant l’élément congestif. L’œdème se résorbe, et finit par disparaître. La muqueuse vésicale prend ensuite un aspect simplement hyperhémié et redevient normale.
Le bleu agit donc particulièrement sur les granulations, l’æœdème, l’aspect ecchymotique de la vessie.