‹ Importance du traitement post-opératoire des néphrectomisés pour tuberculose rénaleChapitre 30 sur 42 · LIGA RE · texte numérisé non relu

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Mais son action de prédilection semble surtout s’exercer sur les ulcérations vésicales.

En effet, si l’on examine à la cystoscopie une vessie, qui a reçu quelques jours avant une instillation de bleu, on verra que seules les ulcérations seront colorées, alors que le reste de la muqueuse a repris sa coloration antérieure.

Si l’on suit périodiquement à la cystoscopie les effets de ces instillations, on remarque que la muqueuse passe en sens inverse par les stades où elle était passée au cours du développement de la tuberculose rénale.

A tous les malades qui présentaient avant la néphrectomie de la pollakiurie, de la douleur à la miction, nous faisons une série d’instillations de bleu dunacaïné, quelques jours avant l'intervention.

Suivant la tolérance de la vessie, l’instillation est de 10 ou 15 cc. d’abord tous les jours, puis tous les deux jours, enfin tous les trois jours. On recommande au malade de ne rien boire dans les heures qui précèdent l’instillation, puis on vide la vessie de son urine.

Quand il y a une pyurie abondante, on fera préalablement un lavage très doux.

À ce propos, nous ne pouvons passer sous silence l'excellente préparation que constituent les instillations de bleu dunacaïné avant la néphrectomie, c’està-dire même avant tout essai de cathétérisme urétéral.

Si l’on est en présence d’un malade ayant une capacité vésicale très réduite, quelques cmc. seulement,

nn ÿ ou d’un malade ayant une abondante polyurie, on commencera par faire des instillations de 10 cc. tous les jours, puis de 15 cc. tous les jours et ensuite tous les deux jours.

Il est rare qu'après la 6° ou 7° instillation, la capacité vésicale ne soit passée à 80 ou 100 cc., en même temps que la fréquence est passée de quelques minutes à 1 h. ou 1 h. 1/2,

Grâce à cette préparation de la vessie, nous n’avons eu en 7 ans qu’un seul échec de cathétérisme pour tuberculose rénale.

Mais nous devons signaler le danger qu’elle peut constituer : en effet, le malade qui urine maintenant suivant un rythme normal ou presque normal, et qui ne souffre plus à la miction, se croit définitivement guéri et s’en tient à ce traitement, pendant que la lésion rénale continue à évoluer.

D'où la nécessité de pouvoir surveiller attentivement tous ces malades et de leur faire comprendre le danger qu’ils courent en différant ou en refusant l'intervention.

D’autre part, il faudra quelquefois continuer pendant très longtemps ces instillations, en les faisant alterner avec des instillations d'huile phéniquée ou goménolée.

Ce traitement prolongé, qui agit évidemment beaucoup moins sur les bourgeons charnus et sur les nappes de cystite nacrée, n’en est pas moins très important, car c’est lui qui va préparer la voie à létincelage, en supprimant les autres lésions locales

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et en diminuant la surface des ulcérations, qui seront alors justiciables de l’étincelage à haute fréquence. 2° Traitement par les agents physiques.

C’est l’étincelage à haute fréquence.

On peut le faire : d

—— avec le cystoscope, quand il s’agira d’étinceler les lésions des parois vésicales.

— avec l’urèthrocystoscope, quand on voudra étinceler les lésions du col.

On emploiera comme anesthésie

—— Ja butelline ou la dunacaïne vésicales;

— plus rarement la rachianesthésie.

Comme nous l’avons vu plus haut, on ne pratiquera l’étincelage qu'après avoir ramené les lésions en quelques points bien localisés.

Il n’est donc pas question de faire un étincelage en cas de cystite bacillaire étendue.

On s’attaquera donc à une ulcération, à un bourgeon charnu, à une zone d’œdème, à un point saignant.

D'où la nécessité, dans un premier temps, d’avoir remis la vessie en état avec les instillations de bleu dunacaïné.

Il sera préférable de traiter à fond une zone bien délimitée, qui restera définitivement guérie, que de faire un étincelage insuffisant sur une trop grande surface. De plus, en étincelant une lésion trop étendue, on s’exposerait à des accidents de réaction loca-

le importants, nouvelle source d’ennuis pour le malade, |

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