A L ART FLAMAND
VOS artistes, de ceux du passé comme de ceux du présent. Mais, nous savons qu’aujourd’hui une pléiade de vos enfants, littérateurs, compositeurs, peintres et statuaires, a pris dans l’essor actuel de l’art une place prépondérante ; lignée digne de ses prédécesseurs, elle se vivifie dans la Nature, la lumière.
La Nature, la lumière I J’ai dit votre travail, votre art, je veux finir en remontant vers la source première, votre atmosphère, votre soi, d’où naquirent et naîtront travailleurs et génies.
Flandres et terres Anversoises, à l’aspect plantureux et grave, aux moissons vertes ou d’or, aux grands champs roux peuplés de maisonnettes rouges, vous vous développez sous le cortège de nues incomparables, blancheurs cendrées sur duvets bleus, contre lesquelles s’estompent en silhouettes simples les pâles horizons coutumiers. Nature de l’Anvers et des Flandres, adorable et sévère, en nous courbant sous votre beauté, nous saluons les fils issus de vous, semblables aux ciels, semblables au sol.
UNE VISITE CHEZ RODIN
Nous sommes au dépôt des marbres, petit domaine de l’Etat dans la rue grise de TUniversité, où les blocs^ en attendant la taille, s’incorporent aux verdures et aux lianes du sol, au bord des petites pelouses qu’encadrent les murailles de marronniers géants aplanies par la cisaille ; on dirait presque, sous le ciel