‹ Impressions d'art contemporainChapitre 39 sur 41 · LA MAISON D EMILE GLAUS · texte numérisé non relu

LA MAISON D EMILE GLAUS

d’un fantôme invisible, les pâturages et les petits carrés rouges, noirs et blancs des vaches, les lignes d’ormes dont les branches maîtresses s’ouvrent en angles pour supporter le feuillage des têtes hippogriphes en course plus étirés que ceux des nues de forme ronde.

Sur la berge à nos pieds, les joncs poussent et malgré le printemps, devant les touffes japonaises des hauts roseaux roussis demeurés des arrière-saisons, c’est l’obsession d’un Claus hivernal qui hante la cervelle : — entraînant leurs tiges au plumet défrisé, les copeaux des feuilles lourdes du poids du givre s’égouttaient sur la barque luisante du beau vert de Hollande ; l’eau foncée, moirée par un début de gel stagnait emprisonnée dans les osiers rouge vif, poudrés de neige, plus olivâtre autour de la troupe des canards blanc serin, engourdis. — Etendues que regardèrent longtemps les yeux de Maeterlinck, dont les parfums d’été enivrèrent Camille Lemonnier qui nous y ressuscita l’ère des dieux dans le paradou de nie Vierge^ peuplant les prairies d’aromes.

SUR LE METIER DE PEINDRE

Un peintre doit songer à la survie matêrielh de ses ouvrages.

Or, pourquoi tant de tableaux modernes se conservent-ils si mal, alors que certaines toiles de maîtres d' autrefois sont encore d'une éclatante fraîcheur ?

Que pensez-vous de l' influence des prépara-

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