TE
Et le 17 septembre au soir, dès neuf he
ures, nous étions to réunis sur le pont du Canada. Ce n’est pas
y avoir parn nous des gens qui ont ordinairement peine à se plier à l'horaire fix
Ce qu'il y avait, ce soir-là, c'était une fête de nuit dans Je por de Québec, et nous désirions y prendre part — à titre de specta teurs, — pour donner jusqu’au bout la preuve de notre loyalisme
j uffi encore à manifester à notre gré, à l’égard du duc d’York, héritier futur du trône d'Angleterre. Comme il s'agissait seulement, en l’occasion, pour faire aie de “ Britishisme,”” de jouir du spectacle, nous avons été, cette fois, pleinement “ British” et nous n’en aVOns pas de remords. Oh! la belle fête de nuit ! Cette parade incomparable des vaisseaux illuminés, lançant dans les airs mille pièces Pyrotechniques, et circulant au milieu des gros navires de guerre ancrés çà et là et
tout en feu de la ligne de flottaison jusqu’au bout des mâts! Cet
encadrement féerique des hauteurs de Québec et de Lévis, illuminées aussi de toute la force des dynamos actionnées par trois chutes puissantes ! Si l’on me disait qu’il n’y a jamais eu, depuis le com-
Quoi qu'il en soit, à dix heures, nous nous résignions à nous arracher à ces splendeurs, d'autant mieux que c'était l'heure où le
” gp
era metre uesaoneenne notes
ions tous bateau partait ; il fallait bien partir avec lui, Et longtemps, dans sions dès la nuit, au-dessus des hau ent dit :
| devions ir parmi aire fixé s Je port Au réveil, le 18 septembre, nous étions quelque part entre le specta- lac Saint-Pierre et Montréal, alisme, . J’eus la bonne fortune de me trouver, au déjeuner, en compaà mani- gnie de mon aimable ami le Capt. Lapierre, commandant du Canada, u trône et d'1 Capt. Bernier, le futur héros du Pôle Nord. N ous décidâmes, a, pour entre deux tasse n arctique se ferait d'ici ns été, : F mords, , sseaux 1es, et ; là et Ceux qui n’ont jamais vu un homme plein de son idée, n’ont ! Cet qu’à aller contempler le Capt. Bernier. Il ne souffle et ne vit que lumi- du Pôle Nord, ce qui ne |’ x hutes
battirent en brèche
Il alla jusqu’à me révéler égions arctiques, pour aller + — Voyez-vous cela ?
| Lie LE * EE péter La
FR D en en FRERES Sr
conquête qu Pôle ? Qu'il se rassure, toutefois ; car j'ai totaleme oublié les degrés de longitude et de latitude de ce futur point départ. Il peut done compter, de ma part, sur la discrétion plus parfaite qui se soit jamais vue. :
Pendant que, apr; avoir hiverné très confortablement das les glaces de l'Océan arctique, nous nous dirigions, à pied ou cheval, je ne sais plus, vers le Pôle, et lorsque nous étions tout pri
de l’atteindre et d’en prendre possession au nom de M. Laurier o
Notre-Dame. Soufflant et suant à grosses gouttes, je commençais à me dire que ce n’était pas si agréable, après tout, d'aller à la
quête de clients. Nous Sautons en voiture et “ Fouette, cocher ! Double prix, si nous arrivons à temps au bateau de Lachine ! ” Il
talement ne restait plus que 10 minutes... Enfin, à 114 heures, nous arrivions point de au quai du canal Lachine.
crétion la Le bateau, il était en mouvement et parti du quai ! FF Savez-vous l’épique décision que nous primes à l'instant ? en
Celle de courir après le bateau.
ied ou à
te ques- I est ainsi —À travers les canaux du Saint-Laurent. aire que — Une course dans Prescott. — A bord du Toronto. — Dans les Mille-Iles. 1sse pas — À KINasTON.— Traversée du lac Ontario.—A CHARLOTTE, N, Y — ‘ Toronro Joint de Et, effectivement, nous courûmes après le bateau. Notre cocher, soit qu’il se fût déjà trouvé en semblable occurrence, soit qu'il eût reçu, 'anada. i heures, » et tout d’un k n mille OUP nous nous trouvions auprès du Columbian qui, le nez contre 4 perdre. une écluse, attendait patiemment que l’eau du deuxième bief fût vers la assez haute pour lui permettre d'entrer dans le troisième. Du quai avant du canal nous sautâmes sur le pont supérieur du bateau, et tout HR fut dit. Ce que c'est que de savoir voyager ! Dire qu’il y a des Et ce gens qui se seraient découragés, qui se seraient lamenté, et .’auchose, raient su que faire.
es de Quant aux autres six membres de notre caravane, ils surent nous auski se tirer d'affaire, La fortune — Sous la forme de cochers | rés et montréalais — leur ayant un peu moins souri qu’à nous, ils n’arria rue nçais Plus parti que ci-dessus, et ils en fure
qu’à l’autre bout du canal, où ils se re et non sans se tromper quelquefois de
DRE FPE
134 IMPRESSIONS D'UN PASSANT amertumes d’une scission aussi lamentable ! D'ailleurs, il n’ Pas absolument besoin d’aucunes conditions spéciales pour q
gravité des longs Yankees ou des froids Anglo-Saxons d’Ontari se souviendront probablement de notre passage,
bords de la mer. De même nous, les gens d'en bas, nous voyons
tions nécessaires, et dont les autres sont préposés à l'ouverture des Ponts et des écluses, Les employés des Canaux |! matière électorale que triturent tous les cinq ans les candidats ministériels et opposi-
s, il n'est Pour que soit assez solennelle Ontario,
ent fort sand ils sur les voyons net aux ertains comme — Ces beaux É nous VAUX, antité le « se ment t pas
tionnistes ! gens qui, à l'instar des directeurs ou sous-directeurs de la poste, ne redoutent, et avec raison, rien autant que les mutations de gouvernement ! Cela encore soit dit pour la Chine et pour les régions polaires, exclusivement.
Voilà bien les intéressants sujets de considérations philosophiques qui s'offrent à l'esprit lorsque l’on parcourt la demi-douzaine de canaux qu'il y a entre Montréal et Prescott. A part cela, il ya cette variété de navigation qui se fait tantôt dans un canal, tantôt dans un vaste élargissement du fleuve ; il y a ce plaisir de naviguer pour ainsi dire À travers de belles campagnes ; il y a le charme des longues causeries sur le pont du bateau, et, quand la nuit est venue, les délices d’un whist savamment conduit. — Et, malgré tout cela, il y a des personnes qui ne voudraient jamais se rendre par eau de Montréal à Toronto, sous prétexte que le trajet est trop long. Il est trop long, en effet, pour des gens pressés. Mais tout le monde, ici-bas, n’est pas pressé.
su
Le vendredi matin, 19 septembre, nous étions au quai de Prescott, petite ville d'Ontario située sur le même méridien qu’Ottawa, et en face G’Ogdensburg, N. Y. Une promenade d’une heure nous permet d’en faire le tour et d’en conserver un souvenir assez agréable.
Mais voilà que vers 10 heures arrive le Toronto, sur lequel nous devons faire la traversée du lac Ontario. Ce vaisseau, qui n’est encore âgé que d’un an, est une merveille de somptuosité ; il n’est en rien inférieur à la réputation qu’on lui a faite. Son éclairage électrique est une véritable féerie. Ses cabines sont d’un luxe et d’un confortable à épater des “ Canayens ” du bas Saint-Laurent.
Délicieuse après-midi, où nous voguions à travers les Mille- Îles ! — Loin de moi l'intention de décrire ici cette partie la plus belle de notre Saint-Laurent. Pendant les six, ou peut-être les dix mille ans qui se sont écoulés depuis la création de l’homme, il n’a pas manqué de voyageurs pour en faire de belles descriptions.