IMAGES DK LA G H A N IJ K G U K R R K 20'J
se dirige vers le groupe des décorés (1;, où notre drapeau a pris place au premier rang.
Nous voyons le drapeau s'abaisser, le général lever les l)ras, et, pendant queUpies instants, les deux symboles de la patrie restent étroitement enlacés : l'émotion est intense; tous, blasés et scepti(jues comme les autres, sont empoignés par un sentiment de noble fierté (2).
Nous menons, depuis trois semaines, la vie d'exercices, lors(ju'un bruit circule : dans deux jours nous nous embarquons en chemin de fer à Lignyen-Barrois. Mais on ne donne pas notre destination. C'est un mvstère! Va-t-on nous conduire en Alsace, en Artois? Il paraît que <;a chaufFe aux deux ailes, du moins le ravitaillement et les cuistots, mystérieusement, raldrment. Nous ne pou-
(1) Notre collahorateiir omet de diie iiuf, dans co groupe, il (igurail liii-mt^mc nvet- de très beaux i-oniidéraiils.
(2) M. -Maurice Bariôs, dans un rtcent discours, a attribué au XX' corps, dont nous ne jalousons pas la légendaire bravoure, la gloire d'avoir arrêté k- flot germain, les il et 28 février, à l'ouest de Uounuinont. Ses paroles li.-rpient de consarror une confusion. La Censure, qui a autorisé la diffusion de cette erreur partielle, nous pirinetlr;i sans doute de la rectilicr.
L'assertion de Maurice liarris est d'ailleurs en paiiie exacte. Le XX« Corps, h celte date, occupait bien le secteur indicpié, mais il avait ù sa dis{)ositiun une division < invitée >. la nùU'O. Les lecteurs voiidronl bien so reporter au cliajjitro précédent : • I.,a dernicie barrière ». Ils y trouveront les exploits rapportéa par le grand crrivain. Ces exploits ont été accomplis par une division n-- comptant pas un seul L)rrain à son elTectif.
Le XX' corjïs est assez riche do gloire jjour no pas entreprendre sur celle des • invités • i|ui l'ont, ces jours-là, fraler» nellemenl aidé, de tout leur etrort, de tout leur sang.