‹ Impressions de voyage dans ParisChapitre 127 sur 129 · LA BABYLONE IY10DERN E · texte numérisé non relu

LA BABYLONE IY10DERN E

Un grand poète, Yictor de Laprade, appelle Paris, la ville où :

Les palais sont de marbre et les âmes de boue.

D’autres poètes traitent Paris de Babylone moderne où la corruption, la dépravation des moeurs seraient la loi commune; le bon sens fait vite justice d’une pareille calomnie. Il est certain que la population parisienne a. ses bas-fonds où s’agite la foule des irréguliers, des déclassés en rébellion contre la société et toutes ses lois ; nous l’avons vue incendiant nos palais, nos bibliothèques, abattant nos colonnes, reniant nos gloires. Mais il en est ainsi dans toutes les grandes agglomérations d’hommes, à Londres, à Yienne, à Berlin et dans toutes les grandes capitales.

En ce qu’il peut y ‘avoir en lui de coupable, Paris appuie tout ce qu’il a de noble et de beau : ses établissements d’instruction, ses académies, ses bibliothèques, ses musées, ses établissements charitables, } ses monuments admirables ; à cette population sans • aveu, qui est en partie l’écume de toutes les nations du monde, Paris oppose sa population intelligente, laborieuse, économe, généreuse et polie.

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