L'HIVER
23 décembre. —A vec la fin de décembre nous arrive l’hiver, Son approche n’a rien de bien redoutable pour un enfant du Canada. (Cependant je ne suis pas sans appréhension ; les voyageurs nous disent si souvent qu'ils n’ont jamais tant souffert du froid qu’à Rome et à Paris.
Dans nos pays les aquilons soufiflent avec violence, mais de puissants appareils de chauffage ea neutralisent les rigueurs, tandis que, par ici, nous n'avons que la chaleur de notre haleine et nos vêtements pour nous protéger contre la rigueur des saisons ; ceux-là sont privilégiés qui peuvent se donner le luxe de quelques morceaux de bois brûlant lentement dans l’âtre du foyer. Il est vrai de dire que le soleil n’abandonne jamais ses droits sur la température, et ne permet pas à la
terre de revêtir ce froid manteau de neige
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que droits as à 14 neige
L’ hiver 121
qui glace l'air ; il garde le point du maître. En été on le fuit, car il est tropardent, et, selon le proverbe romain, 7 n’y a que les chiens et les étrangers qui vont au soleil. En hiver on le recherche, car selon un autre proverbe du pays: dove non va il sole, va il medico, là où ne va pas le soleil, va le médecin ; sur la rue, on tiert le côté où donnent ses rayons ; s’il sagit de choisir un logement, on s’occupe de l’exposition au soleil. De fait, dans ces atmosphères surchauffées, il ya en permanence de nombreux germes de maladies ; l’énervant Sirocco surtout les apporte des bords de l’ Afrique sur ses ailes de feu. Le remède contre la débilité générale qui envahit tous les membres, est dans la chaleur bienfaisante du soleil,
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