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t que
Saint-André “della Valle” 215
sa figure rose sortir de ses langes dorés.
Il est ordinairement placé sur un autel, et debout. Le jour de la fête des Saints- Innocents on le couvre d’un voile en signe de deuil. Le premier jour de lan l'Enfant Jésus nous apparaît assis et nous tendant ses petits bras.
Chez nous l'Enfant Jésus continue d’être exposé jusqu’à la Chandeleur, sans doute par privilège, à cause de l’ê:
loignement d’un si grand nombre de fidèles qui ne pourraient satisfaire leur dévotion auprès de la Crèche. A Rome, tout est terminé le jour de l’Épiphanie ; dans quelques églises cependant on remplace |’ Enfant-Jésus des bergers par celui des Mages. C’est à Saint- André della Valle surtout qu’on va voir l Exposition des Roiïis-Mages. Au dessus du maître autel s'élève un baldaquin dont les draperies se déploient au fond de l’abside, laissant libre le théâtre dels.
représentatiun de la scène des Rois, à la hauteur même de la table d’autel dont elle paraît être la continuation. Au milieu d’une salle est la Sainte Vierge, le front couronné d’un nimbe d’or; sur ses genoux repose l’Enfant Jésus ; saint Joseph est debout à sa droite, tenant dans la main un lis. Les Rois Mages sont vêtus de riches draperies, et un esclave porte la longue traîne de leurs robes. Le plus âgé est presque chauve ; il présente à |’ Enfant Jésus les dons qu'il apporte de son pays lointain ; les deux autres, dont l’un est complètement noir, attendent lenr tour pour offrir leurs présents. L'étoile de l'Orient brille au fond du théâtre, et éclaire toute la scène qu’elle enveloppe d’un demi-jour mystérieux.
Quand j'arrivai à l’église de Saint-André la messe suivant le rite arménien commençait.
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Le célébrant est un vieillard dont la barbe blanche recouvre la poitriné. Il est revêtu d’une ample chape, et sa tête est ornée de la tiare. Une trentaine de chantres sont placés sur deux rangs et en demi-cercle autour de l’autel ; ils portent une soutane dont le bas est bordé d’une frange dorée.
Les servants sont nombreux ; les deux principaux, qui paraissent remplir les
fonctions de nos diacre et sous-diacre, se
distinguent par une large bandelette formant sur la poitrine un pli destiné à recevoir la main droite lorsqu'elle n’est pas occupée, et tombant en écharpe jusqu’au bas de lasoutane. Deux servants, habillés de bleu, portent les cierges ; deux autres remplissent la fonction de nos cérémoniaire et thuriféraire ; ils restent
debout de chaque cotéde l'autel ; ils ont
à la main un disque en forme de soleil, et, de temps en temps, secouent légère-
ment cette espèce d’éventail qui fait en- ‘tendre un léger bruit.
‘ Dès le début de la messe commence ‘le chant ; il se continue tout le temps, et ne se termine pas avec la messe, puisqu’on retourne à la sacristie en chantant.
Ordinairement tous chantent à l’unisson; mais souvent une voix se fait entendre, partant tantôt d’un endroit, tantôt de :Pautre. Les principaux chantres sont les quatre servants qui se tiennent sur les marches de l'autel, laissant presque -toujours l'officiant seul au milieu. Celuici mêle sa voix à celle des assistants ; ‘il ya correspondance entre tous, d'autant plus que les chants se font dans la lan- -gue du pays. C’est une suite de dialogues, une conversation chantée; il paraît régner ‘une noble émulation pour louer Dieu et le remercier de ses bienfaits, Le ton est quelque peu. monotone ; il respire cependant une certaine dignité.
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A l’Evangile, on va en ptocession chèrcher sur la crédence le missel enveloppé dans une étoffe précieuse. le diacré le porte à la hauteur des yeux; devant lui marchent les deux servants agitant leurs sounettes, tändis que le sous-diacre présente l'encens. La même cérémonie sé renouvelle lorsqu'on apporte le calice couvert de son voile.
Plusieurs fois ont lieu des encensements. Le sous-diacre, debout sur le premier degré du côté de l’épitre, tient toujours l’encensoir fumaänt, et ñe le laisse que rarement pour accomplir quel que cérémonie.
Le célébrant, tout lé temps qué le Saint-Sacrement n’est* pas exposé, në se sépare pas d’un cracifix qu’il tient dans là main, et souvent, tout en continuant de chanter, un peu suürle ton de là conversation, il se tourne vers le petple et donne une grande bénédiction avec le
crucifix. Au Sanctus, il étend les bras en croix, et prie longtemps dans cette posture. A la Consécration, il ôte la tiare, et on relève un large collet qui lui cache tout le cou ; on dirait qu’il veut se distraire plus complètement des choses de la terre pour se plonger dans la profondeur des augustes mystères qui commencent. Les paroles de la consécration se chantent. L’Elévation n’a pas lieu immédiatement, mais seulement avant la communion. Le célébrant, de la main droite tenant le calice élevé au-dessus de l'autel, et l’hostie, de la gauche, offre à Dieu, en chantant, la sainte Victime, et, se tour- .nant vers le peuple prosterné, il donne . une longue bénédiction.
L’'officiant ne laisse pas le milieu de V autel, et c’est là qu'il lit le dernier évangile, la tiare-sur la tête, tourné vers : le peuple, et entouré de ses ministres.
ernier lé vers res.
tombe sur les tpaules :
.déployant, ou s'arrête et le ramène au- .tour de lui.
.temps de s'asseoir tranquillement pour . se reposer, .
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La procession se forme, et tous se dirigent vers la sacristie en chantant.
En ce moment il se fait un mouvement
dans l’église ; c'est l’heure du sermon,
et chacun s'approche, en emportant son siège, d’une tribune où se trouvent une table et une chaise.
Le prédicateur porte un manteau qui il marche en le
Après l’exorde, il prit le
Mais voilà qu’ une partie des assistants
8e dirige vers une véritable chaire ; C’est là qu’apparaît bientôt Mgr Puyol, ancien Supérieur du Séminaire français
qui.a eu l’honneur de quelque persécu-
tion de la part du Gouvernement de la . France.
: de dévouement et de l’amonr des âmes,
Il nous a entretenus de l'esprit
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en face d’un grand crucitix fixé à la chaire dont il est le plus bel ornement.
Pendant que les Français écoutaient un prédicateur de leur nation, les Italiens assistaient à une messe dite ponr eux. À Rome on reconnait partout l’ Eglise universelle, et les plus beaux spectacles y sont de tous les jours.
Dans l’après-midi, j'allai réciter mon bréviaire du côté du Pincio dans lPéglise de St-Isidore que desservent les Observantins irlandais. J'étais seul dans la nef à dire mon office lorsque je vis arriver un Père encore jéune qui ne remarqua pas ma présence; il parcourut les quatorze stations du chemin de la croix en baïsant à chaque station le pavé du temple ; il se rendit ensuite à l’autel de la Vierge, où il récita tout son chapelet, les bras étendus en croix. Que de dévouements dans les cloîtres qui n’ont pour témoins que Dieu et ses saints!
6 à la Jent.
ataient taliens UX. À se uniacles y
er nion l’église y Obserdans la je vis ne qui il parchemin station nsuite à out son ix. Que res qui s saints!
Deévotion des Romains 293