‹ Impressions musicales et littérairesChapitre 17 sur 36 · ET L ORPHEE DE GLUCK · texte numérisé non relu

ET L ORPHEE DE GLUCK

doit l'extrême faveur dont elle jouit. Pour ceux en effet, qui voudraient que Rubens fût un peu comme il est, mais beaucoup aussi comme ils le rêvent, il y a là un sérieux dans la jeunesse, une fleur de maturité candide et studieuse qui va disparaître et qui est unique ^ »

Orphée et Iphigénie ont d'autres mérites communs. Les deux « livrets » sont également admirables. Gluck écrivait de Calzabigi, son collaborateur pour Orphée Q.\ pour Alceste : « Ce célèbre auteur, ayant conçu un nouveau plan de drame lyrique, a substitué aux descriptions fleuries, aux comparaisons inutiles, aux froides et sentencieuses moralités, des passions fortes, des situations intéressantes, le langage du cœur et un spectacle toujours varié. » (Préface d' Alceste.) Dans la lettre par laquelle il proposait à POpéra sa première Iphigénie^ Gluck ajoutait avec trop de modestie: « Je me ferais encore un reproche plus sensible si je consentais à me laisser attribuer l'invention du nouveau genre d'opéra italien (sic) dont le succès a jusiitié la tentative: c'est a M. de Calzabigi qu'en appartient le principal mérite, et si ma musique a eu quelque éclat, je crois

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