‹ Impressions photographiques aux encres grassesChapitre 13 sur 38 · C II A P. I · texte numérisé non relu

C II A P. I

no donne pas d’aussi bons résultats que le bichromate en gros cristaux employé en teinture. Nous ne savons trop à quoi attribuer cet effet.

Ces trois dissolutions étant faites, on les mélange dans un vase de verre de Bohême ( fig . 3) que l’on

plonge dans l’eau d’un bain-marie. On chauffe, et l’on agite avec une baguette de verre de façon à obtenir un liquide bien homogène, que l’on filtre à deux ou trois reprises, d’abord sur une mousseline à mailles un peu serrées, ensuite sur une flanelle dégraissée au carbonate de soude, ou bien sur du coton hygrophyle.

Mais, comme cette filtration se fait lentement, il faut faire usage du filtre à chaud de Brewer (fig. 4). On remplit le récipient de cuivre d’eau chaude, et l’on maintient sa température au degré convenable en chauffant le manchon latéral au moyen d’une lampe à alcool ou d’un bec Bunsen.

Toutes ces opérations peuvent être faites en pleine lumière, car la gélatine bichromatée n’est sensible que lorsqu’elle est sèche.

Le mélange dont nous venons de donner la composition doit être employé peu de temps après sa préparation, il s’altère assez vite et perd alors de ses qualités. Cependant, il ne faudrait pas exagérer l’importance

Fig. 4.

de ces altérations, comme le font certains praticiens, et nous avons obtenu souvent d’excellentes planches en mélangeant, par parties égales, une mixtion fraîche avec une mixtion vieille d’un jour ou deux. Il semblerait que, dans ces conditions, le mélange est devenu plus intime, et que les réactions se font avec plus de régularité.

C’est sans doute pour obtenir cette homogénéité que. dans quelques ateliers, on maintient la mixtion sur le feu pendant plusieurs heures. Dans ce cas, il arrive parfois que la gélatine se modifie profondément par cette action prolongée de la chaleur ; aussi nous ne recommanderons nullement cette pratique, et nous lui préférons de beaucoup le mélange de mixtion fraîche avec une quantité plus ou moins grande de mixtion vieille d'un jour ou deux.

Etendage et séchage de la gélatine bichromatée. — La mixtion de gélatine bichromatée étant prête, il faut procéder à son étendage sur les plaques de cuivre, et au séchage des couches à l’étuve.

On ne devra pas, en effet, laisser le séchage s'effectuer à l’air libre, car il se produirait alors des cristallisations qui rendraient la préparation absolument inutilisable, et l’on ne parvient à éviter cet accident qu'en conduisant très rapidement le séchage à l'aide de la chaleur.

On ne peut également se contenter d'un chauffage simple, sur une lampe à alcool, par exemple, car il serait impossible par ce moyen d’obtenir des couches égales; elles seraient couvertes de zones d’épaisseur et de texture différentes, qui toutes marqueraient ù l'impression.

Le séchage doit donc se faire à l'étuve, et celle-ci doit être disposée de telle sorte qu’il ne puisse se produire d'appels d’air irréguliers, et que la température se maintienne à un degré déterminé et sans variations.

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