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parties de la France, des Facultés catholiques d'enseignement supérieur; on à vu les merbres les plus distingués des professions libérales accepter avec empressement des chaires de droit, de médecine ou des sciences; on à vu d'anciens profes seurs attachés depuis longtemps à l'enseignement de l'Etat, mais désireux avant tout de mieux servir la grande cause de la religion, on les a vus quitter leurs chaires, pour consacrer leurs aernières forces à l'œuvre de l’enseignement catholique. On a vu enfin la jeunesse accourir en foule et venir s'abreuver à ces sources nouvelles de la vraie science.
Grand et beau spertacle, messieurs, capable de cunsoler de bien des faiblesses et : : bien des défaillances! Puisse le vent de la révolution ne pas se déchainer de nouveau et ne pas renverser ces édifices, élevés avec tant de dévouement et au prix de tant de sacrifices !
« Les espérances de l'avenir reposent sur la jeunesse !»
C'est ce qu'on a toujours compris dans notre jeune Canada, et en particulier dans cette ville de Montréal, si riche en institutions de tous genres, dignes du respect et de l'admiration de tous.
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C'est aussi ce que l’on « compris lorsque lé séminaire de Québec, sur les instances de l’épiscopat canadien, a fondé l’université Laval, pour être comme le couronnement de enseigne ment secondaire, un asile sûr pour la jeunesse studieuse ei désireuse de conserver intactes sa foi et ses mœurs, durant ces années importantes et nécessaires, mais si äangereuses, de l'ini tiation aux professions libérales.
Monseigneur et messieurs, l’université Laval est venue s’implanter dans cette grande et noble cité. Je nuis le dire avec assurauce et sans crainte d'être jamais démenti, ses apirations sont encore les mêmes. Aider au développement du bien ; aider à combattre le mal: voilà quelles sont et quelles seront toujours ses aspirations.
J'ai déjà dit aveu quel sentiment de joie nous nous mettons à l’œuvre ; j'ai dit aussi quelles espérances nous croyons pouvoir nourrir pour l'avenir.
Mais je trouve encere un motif singulier de confiance que je désire vous exposer en finissant, avant de laisser la parole à d'autres orateurs. Ce matin même, — professeurs et élèves, — nous sommes allés nous agenouiller et prier dans un des
sanctuaires les plus anciens et les plus vénérés de Ville-Marie. Là, dans un pieux recueillement, sous ces voütes témoins de tant de merveilles de grâce, de tant de Lienfaits demandés et obtenus, nous avons imploré les lumières de l'Esprit - Saint; nous avons assisté au saint sacrifice, offert pour nous per le premiser pasteur de ce diocèse: là, nous avons invoqué ia protection de la Vierge immaculée, patronne auguste de l'unversité Laval.
Eh bien, messieurs, — pourquoi n’en aurions-nous pas la douce confiance ?—la Vierge immaculée a daigné jeter des regards de bienveillance sur ces nouveaux enfants qui lui ont surgi au sein de cette cité, laquelle, d'ailleurs, lui fut tor.jours si chère. Elle gardera sous sa puissante protection et les prafesseurs et les élèves ; et, sans doute, l'œuvre grandira rapidement ; l’œu vre se complètera, toujours fidèle à sa mission, tendant toujours au bien de la religion, et au bonheur de notre chère et bien aimée patrie.
Discours PRONONCÉ PAR M. Côue-SÉRAPHIN CHERRIER, DOYEN DE LA FACULTÉ DE DROIT.
Monseigneur, Monsieur Le Recteur, Mesdames et Messieurs,
«Une université catholique où se rencontrent la foi et la science, où la culture de l'esprit et du cœur se donnent rendezvous et vivent en parfaite harmonie, est à la fois 12 complément et la plus haute expression de la vraie civilisation. »
Telles sont les paroles que prononçait, il y à un an, Son Excel lence le Délégué du Saint-Siége, l’illustre et regretté évêque Conroy, à l'ouverture des cours de l’université Laval, à Québec Comment ne pas se les rappeler, aujourd’hui que la même université veut bien étendre jusqu'à notre ville son œuvre d’intelli gence et de dévouement ?
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Nous avions l'espoir que ces cours s'ouvriraient sous les auspices du Délégué apostolique, et que nous aurions le bonheur d'entendre encore une fois sa voix éloquente et sympathique. Mais hélas! elle est éteinte pour toujours. La Providence, dant les voies sont impénétrabies, à jugé à propos d'appeler là-haut son fidèle serviteur, encore jeune, ii est vrai, et cependant déjà martyr de son dévouement au Saint-Siége.
Il est mort, mais sa mémoire plane au-dessus de luüniversité : elle est au fond de nos cœurs; elle remplit cette en ceinte, et elle y vivra environnée de respect et de reconnaissance, à côté de celle de lEminentissime cardinai Franchi, qui a précédé de quelgies jours seulement son ami dans la tombe,
Quand il devint, en 1874, préfet général de la sacré congré gation de la Propagande, le cardinal Franchi connaissait déjà les aspirations et les besoins de notre grande cité relativement aux études universitaires. Aussi en fit-il l’objet de sa plus sérieuse attention. Il les porta devant Ia congrégation qu'il présidait, et bientôt ce tribunal suprême, — puisque le pape en approuva les vues, — tout en regardant comme impossible le projet de fonder ici, à côté de Laval, qui a si bien mérité de l'Eglise et de la société, une université distincte et mdépendante, reconnut cependant «la nécessité de pourvoir en quelque manière à l'instruction supérieure de ces jeunes gens de Montréal qui ne peuvent fréquenter l’université Lavai.» Or, pour atteindre ce but, il ne s’offrit à ses yeux d'autre expédient que celui «d’établir à Moncréal une succursale de l’université Laval.» A l'exécution de ce projet, les évêques de la province furent appelés à procéder, en union avec Laval, sur des bases clairement établies. Le cardinal Frsnchi a donc usé de l'influence et du poids que lui donnait sa haute position dans les conseils du Saint- Siége, pour doter Montréal de ce bienfait inestimable, et grâces lui en soient rendues,
Nous nous rappelons tous le panégyrique remarquabie que M. l'abbé Louis Pâquet a fait de cet illustre prince de l’Egiise, et le tableau brillant qu'il nous a tracé de ses vertus et de ses grandes qualités. T’archevêque de Québec, Mgr Taschereau, a
voulu aussi rendre hommage à sa mémoire, et, dans les quelques paroles qu’il a récemment prononcées, il a très-bien caractérisé
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le rôle important qu'un secrétaire d'Etat du Saint -Siége est | oi appelé à remplir et les grandes qualités que ce rôle exige. : hi Son Excellence Mgr Conroy n'a pas moins de titres que l’'Eme Al Franchi à la reconnaissance de l'université Laval de Montréal, 1 vi | puisque, sur son établissement, comme sur tant d’autres points À . de haute importance, son influence s’est fait sentir de la manière À k la plus heureuse, et qu’il prenait le plus vif intérêt à sa prospérité Ù future. Le discours éloquent qu'il prononça au grand sémi- ; m ; naire de Montréal, lors de l'inauguration de nos Facultés, est À re encore dans la mémoire de tous. D Nous ne pouvons donc commencer les cours de la Faculté ! : de droit, sans laisser tomber sur la tombe de Mgr, Conroy ‘| à quelques paroles, qui témoignent de notre respect et de notre É ïe reconnaissance pour sa mémoire. :
Quand il arriva au Canada comme Délégué apostolique, le : 8 trouble avait envahi les esprits, et un malaise considérable ù q se faisait sentir dans tous les membres Au corps social. 1 t ! € Le nouveau Délégué ne tarda pas à découvrir à la fois Péten - à € due et la cause du mal; ses lumières et son expérience lui en 1 ] indiquèrent aussitôt le remède. Dans des discours, dans des 5 l documents écrits par lui ou sous son inspiration, il sut tracer ; L | nettement la ligne qui assurait, d’un côté, l'exercice légitime et nécessaire des droits politiques, et, de l’autre, le respect dû | | à la religion, à l'indépendance et à la suprême autorité de || l'Eglise. Grâce à de sages prescriptions, le calme se rétablit 4 |! dans les consciences catholiques, et les citoyens du Canada, sans 4 | ve
distinction, à quelque origine, à quelque religion, à quelque parti qu'ils appartinssent, n'eurent plus aucun sujet de défiance ou d'appréhension. Les ombres qui nous tenaient divisés sur des points où l'entente, ou du moins la paix et l'harmonie nous sont nécessaires, avaient heureusement disparu.
Est-il étonnant qu'après avoir montré tant de sagesse et d’ha bileté au Canada, Mgr Conroy ait reçu d'autres missions aussi délicates que la première, plus délicates encore, peut-être, pour les Etats-Unis et Terreneuve ?
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