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- Je ne lui révèlerais pas trop tôt quel imperceptible
- point ce globe lui-même est dans l’espace, par crainte É __ de le décourager; et sans doute n’inviterais-je son esprit - à ces dernières considérations qu'après l’avoir persuadé 4 que ces questions de dimension, en regard de l'esprit, n’ont après tout nulle importance; et je ne le retiendrais pas de pépser que peut-être pour nous permettre, à nous, L- d’être, et à la moindre des choses de l'esprit, à travers nous, de se produire, il ne fallait pas moins d’immensité; pas moins de mondes pour maintenir en équilibre notre monde, pour balancer son rythme, tempérer son humeur et régler ses marées. Que sur ce globe enfin telle heureuse proportion de terre et d’eau, tel écartement du soleil,
entre tous continents surent favoriser notre Europe.
1 Réponse à une enquête de la Revue de Genève.
LPS NA A Te A
Le laisserais-je penser que, dans cette Europe même, la France occupe un rang privilégié? Peut-être; mais pour lui apprendre dès lors, à exiger beaucoup de lui. Et lui parlant de la Grèce et de l'Italie, je ne lui permettrais pas d'ignorer quelle nuit couvrait nos terres, durant l’insigne splendeur du monde antique. Je l’amènerais à admettre que, de cette splendeur, nous ne sommes pas les seuls héritiers, à comprendre que les foyers de civilisation se sont déplacés lentement et peuvent se déplacer encore; que ces foyers se sont élargis et que lorsqu'on parle aujourd’hui de civilisation occidentale, ce n’est pas tel pays en particulier, mais l’Europe entière qu'il s’agit de considérer.
La génération dont je fais partie était casanière; elle ignorait beaucoup l'étranger, et loin de souffrir de cette ignorance, était prête à s’en glorifier. Trop facilement convaincue qu’elle n’ignorait que ce qui ne valait pas la peine d’être connu, elle trouvait dans cette ignorance même - une garantie de supériorité. I] me semble que la génération qui nous succède est plus curieuse; elle ne méconnaît point le plaisir et le profit de l’aventure; elle ne se sent plus, comme la nôtre, revenue de tout sans être allée nulle part. Elle comprend comme il faut l’histoire de la femme de Loth et qu’à reporter ses regards en arrière, à contempler sans cesse « la Terre et les Morts », on devient une statue de sel. Ce qu’elle cherche dans la tradition et dans l’étude du passé, c’est un élan...
Après tout, je ne suis pas bien sûr qu’elle soit ainsi, cette génération nouvelle; mais c’est ainsi que je la souhaite, — tenant pour une grave erreur de croire que l’on connaît son propre pays d’autant mieux que l’on connaît moins bien les autres. Pour ma part je puis dire que c’est en milieu étranger que j'ai le mieux compris, le plus aimé
la France. On ne peut bien juger sans quelque recul; et c’est aussi là ce qui fait qu’il faut se renoncer pour se. connaître. |
Pour bien juger de l’Europe, n’ayant pu jusqu’à ce jour aller en Chine, mais du moins pensant qu’un jugement venu de là-bas pourrait m’instruire, j’acceptai avec empressement l’occasion que m'offrit, il y a deux ans, Arthur
Fontaine, de dîner avec un Chinois. Le Céleste en question,
ex-ministre de l'Intérieur ou des Finances, en Europe depuis quelques mois, voyageait de pays en pays, désireux de se renseigner, de s’instruire et, lui aussi sans doute, de s’éloigner un peu de son pays pour le juger.
A ce dîner que l’on donnait en son honneur, il arriva fort en retard. Ce retard s’expliqua par la suite, lorsqu'on vit qu’il ne touchait aux mets offerts que par politesse et du bout des lèvres, faisant seulement semblant de manger. Évidemment il se méfiait de la cuisine européenne et avait pris soin de se nourrir auparavant. Si instruit qu’il fût de notre civilisation occidentale, il ne parlait pas le français et ne sortait qu'accompagné d’un autre Chinois, son interprète, — qui paraissait âgé de moins de vingt ans,
“mais qui peut-être en avait plus de quarante. On vieillit
lentement là-bas. — L’ex-ministre souhaitait m'interviewer sur la littérature française, me dit Fontaine; ce pourquoi j'eus l’honneur, à table, d’être assis entre son interprète et lui.
. Dés le potage, l’interrogatoire commença. Je me sentais
extrêmement gêné, car les convives étaient nombreux, et comme, par politesse, on faisait silence pour écouter les questions du Chinois, on entendait également mes réponses. À chaque nouvelle question je me tournais d’abord du côté du ministre qui la posait en souriant, puis du côté de l’interprète qui me la transmettait en souriant; je
répondais n’importe quoi, en souriant d’abord à l’interprète, puis au ministre quand la transmission l’atteignait.
C'était très long, très incommode. Préoccupé de ne rien dire qui ne püût être aisément traduit en chinois, je ne répondais rien que de rudimentaire. Néanmoins, après chaque réponse et avant de poser une question nouvelle, le ministre ne manquait pas de me faire savoir que ma subtilité le charmait, et l’excès de sa politesse achevait de me déconcerter. Il importait à la Chine de connaître ce que je pensais du retentissement que la guerre pourrait avoir sur le roman, la poésie, les arts. Je compris que j'étais perdu si je ne prenais pas l'offensive, .et brusquement, me dérobant au questionnaire, je priai l’interprète d’exprimer en chinois le vif désir que j'avais d’aller en - Chine. (Ce n’était là rien que de vrai. La Chine m’a toujours beaucoup attiré. Le remarquable livre de Hovelaque sur ce pays, que j'ai lu depuis, n’a fait qu’aviver ce désir.) L’interprète transmit. Le ministre sourit de plus belle, <mit un son bref — que l'interprète His :
— Dépêchez-vous. |
Cependant les autres convives, découragés par nos premiers propos, commençaient à parler entre eux; et je pense que, le ministre autant que moi, de ne plus nous sentir écoutés nous nous sentîmes plus à l’aise. La conversation s’engagea vraiment.
:— Bouleversée par la révolution, la Chine change d’aspect rapidement, reprit le ministre; encore un peu de temps et le voyageur n’y pourra plus rien reconnaitre de ce qui faisait sa valeur.
J'étais curieux de savoir si ce mouvement révolutionnaire était précédé, accompagné ou suivi de quelque réforme religieuse? Le ministre s’excusa de ne comprendre pas bien ma question.
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— Le Chinois, me dit-il, vit selon une morale, mais n’a jamais eu, à proprement parler, de religion. Aucun besoin mystique ne le tourmente.
— Cette révolution, demandai-je, est-elle née spontanémenñt du pays, ou pensez-vous lui devoir attribuer une cause étrangère ?
— Assurément, répondit-il. La jeune Chine, qui s’agite, se soulève et se désemmaillotte de son passé, a été préalablement réveillée par les idées occidentales,
— Je m'en doutais, dis-je; mais comme je le voyais toujours sourire, je pus croire un instant qu'il se félicitait de ce réveil :
— Non, non ! fit-il alors; je ne suis pas de ceux qui souhaitent le changement, et rien ne pourra valoir à mes yeux la Chine qui va disparaître. Mais qu’y faire ? et que sert de se désoler ? Votre monde occidental a semé parmi nous ses ferments. Trois de vos auteurs en particulier ont profondément agi sur nos esprits : Dostoïewsky, Ibsen et Shaw.
Je m’étonnai: Dostoïewsky passait encore, qui nous paraît, à nous extrême-occidentaux, parfois quasi asiatique. Mais Ibsen?.. Quant à Bernard Shaw, les institutions contre lesquelles il s’insurge sont si particulièrement occidentales. En quoi pouvait-il intéresser les Chinois ?
— Peu leur importé ce qu’il démolit, me fut-il répondu. L’important, c’est qu’il démolisse. Ce que la jeune-Chine vénère en lui, c’est l’irrespect.
Je lui demandai ce qui l’avait surtout frappé dans ses voyages. Il me dit alors qu’il était surtout sensible, en Europe, à l’expression de fatigue, de tristesse et de souci de tous les visages, et qu’il lui semblait que nous connaissions tous les arts hormis celui, si simple, d’être heureux. Tandis qu’il me parlait j’admirais son tranquille sourire;
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ses regards étaient empreints d’une sereine bonté, et me rappelaient ceux de certains religieux que j’avais fréquentés naguère au Mont Cassin; son visage et son corps, non plus que les leurs, n'étaient marqués par aucun des stigmates de l’âge. |
— L’humanité, poursuivait-il, pouvait se proposer de progresser avec usure, où d'empêcher l’usure en se refusant au progrès. Tout l'effort de la Chine (jusqu’à ces derniers temps du moins) avait été, comme jadis celui de l’Egypte, de ne pas donner prise au temps. Il me peignit alors l’engourdissement voluptueux qui s’était prolongé pendant des siècles, à l’abri de cette Muraille Sacrée que ne savaient franchir inventions ni découvertes modernes, ni tourments, ni désirs, ni ambitions démesurées. Cherchant son bonheur dans la norme, chacun n’avait souci que de ne se distinguer point de la masse, chaque jour de ne se distinguer point du passé.
» Mais ce su m'étonne chez vous, continua-t- il, ce n'est point qu’au demi-sommeil vous ayez préféré la vie, et à la stagnation le progrès; votre civilisation a sûrement élevé l’homme plus haut que nous n’avons jamais pensé qu'il pût atteindre — mécaniquement parlant, tout au moins — et vous pouvez penser que cela valait bien quelques rides. Ce qui m'étonne, c’est que votre religion, celle du moins que vous professez, la catholique, la chrétienne, vous enseignait tout autre chose. Le Christ ne vous a-t-il pas répété que le bonheur est fait du renoncement à ce dont vous tirez précisément le plus de gloire et pour quoi vous vous tourmentez tant? Cet état d’enfance où il prétend vous ramener, cette délectation immédiate et constante, c’est celle même où nous, les Chinois, nous vivons et qu'ont si peu connue les habitants de votre monde, même ceux qui se disent chrétiens.
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— C’est pour avoir compris cela, lui dis-je, que l’Église oppose aux innovations, aux réformes, le respect et l’amour de la tradition, du passé.
— Ne croyez-vous pas, reprit-il, que tout ce dont souffre aujourd’hui l’Europe vient.de ce qu'ayant opté pour la civilisation, elle se rallie à une religion qui la nie? Par quelle tricherie arrivez-vous à concilier l’un et l’autre ? Mais à vrai dire vous ne conciliez rien. Vous vivez dans un compromis; l’Église même, pour ne perdre ni contact ni prise, est contrainte de transiger; elle a dû consentir à tenir compte de tous les progrès de l'esprit, par quoi elle s’écarte de plus en plus du pur esprit de l'Evangile. Mais dès l'instant que le Christianisme ne se contentait pas d’apporter au monde une morale, ainsi qu’ont fait nos grands sages de l'Orient, dès l’instant qu’il imposait des dogmes, qu’il exigeait une croyance aux dogmes, de la Foi, et demandait à la raison de s’y soumettre, il consentait du même coup au conflit. Si la raison s’oppose au dogme — et c’est, 1l me semble, le cas (car si elle ne s’y opposait point, pourquoi donc exiger de la Foi, où le simple bon sens et le raisonnement suffraient) — l’Église est contrainte d’évoluer avec la raison. C’est contre quoi se sont prémunis Lao-Tse, Confucius et Cakiamouni, en ne situant pas leur enseignement sur un plan que la raison ne püût atteindre qu’en ennemie, en ne le faisant reposer jamais sur rien de supranaturel, enfin en ne séparant point la morale de la sagesse, de sorte que, parmi nous, le plus vertueux soit aussi le plus raisonnable. Grâce à quoi, cette félicité que vous reportez dans le ciel, nous la réalisons sur la terre.
» J'ai beaucoüp voyagé. J'ai vu des musulmans, des bouddhistes; j’ai vu partout les mœurs, les institutions, l’aspect même de la société, façonnés selon les croyances —
, partout: excepté chez les peuples chrétiens. Que la religion qui dit aux hommes : « De quoi donc vous inquiétez-vous ? », qui leur enseigne à ne rien posséder sur terre, à s’entr’aider, à s’entr’aimer, à ne souhaiter jamais d’ajouter un pouce à sa taille, et à tendre la joue droite à celui qui vous a frappé sur la gauche — soit précisément celle qui ait formé les peuples les plus inquiets, les plus riches, les plus instruits, les plus civilisés (toutes formes de la richesse) les plus ingénieux, industrieux, inventifs, les plus rusés, les plus remuants et turbulents, sans cesse désireux de. se gonfler, de s’agrandir, ceux enfin dont ce que vous appelez l’honneur est le plus chatouilleux et s'oppose le plus au pardon et à la remise... ne conviendrez-vous pas avec moi qu'il y a là quelque chose d’étrange, un malentendu, une duperie — enfin je ne sais quoi de discordant qui vous conduit à la faillite?
— Je crois que j’entrevois, hasardai-je, la secrète raison de ce désaccord qui vous frappe si fort, mais auquel nous sommes habitués au point qu’il n’étonne chez nous plus personne : c’est que, sans en avoir l’air, la religion chrétienne (et la catholique à peine un peu moins que la protestante) est une école d’individualisme; peut-être la meilleure école d’individualisme que l’homme ait 0 ’à ce jour inventée. |
Je sentais bien qu’il eût fallu développer un peu ma pensée; mais heureusement il ne m'en laissa pas le temps :
— Oui, reprit-il, en manière de conciliation; c’est bien là ce qui vous caractérise, vous, les peuples européens. Chez nous, au contraire, l’individu tend à se fondre dans la masse; chez vous tout travaille à former des individus.
Nous nous étions levés de table. Et tandis que le Chinois refusait du café :
— Des individus — me redisais-je — et je cherchais à.
INCIDENCES ; 31 me souvenir du mot que Montesquieu prête à Eucrate, dans son dialogue avec Sylla : «Il en coûte trop cher pour les produire...» Oui, c'était à peu près cela : il en coûte trop cher — et toute cette triste comédie qui se jouait sur notre monde occidental portait pour titre : La recherche de l’individuel ou le sacrifice du bonheur. Le Chinois l'avait bien compris, pensais-je: notre monde occidental tout entier était comparable à «celui dont le cœur est partagé», qui, nous dit l’Écriture «est inconstant dans toutes ses voies». Notre malaise vient, en effet, de ce que la religion et la civilisation nous tiraillent en sens contraire, et que dans aucun sens nous ne réussissons rien de pur. Ne consentant à lâcher l’un ni l’autre, nous avons fait de l’Europe le lieu du mensonge et du compromis. Et d’une part la culture, si opposé que lui soit l'Évangile, n’a pu non plus nier la religion que la rejeter de son sein; tout au contraire, ne lui apporte-t-elle pas en hommage, en fin de compte, le profit de ses infidélités? — Et d’autre part la religion, tout en protestant contre ces infidélités de la culture, en accepte volontiers le profit ; elle proteste contre la culture, mais n’ose s’opposer à elle tout à fait et se laisse entraîner par elle extrêmement loin de son point de départ — qui est l'Évangile. Enfin, loin d’abandonner à César ce qui est à César, de réserver à Dieu ce qui est à Dieu, ainsi que le lui enseignait
Je Christ, nous l’avons vue lier partie avec César et s’en-
rôler. Nous avons vu les fruits monstrueux de cette alliance adultère : nous avons vu les nations d'Europe s’entreheurter et tuer au nom du même Dieu, au nom du Christ qui pourtant disait : Remets ton épée au fourreau — à celui-là qui, lui aussi, tirait l'épée pour Le défendre. Toutes réflexions que je préférais ne pas laisser connaître à un Chinois Aussi, quand il me demanda de lui déclarer
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à mon tour ce que je pensais de Europe, je Jui répondis que j'en pensais beaucoup de bien.
Et maintenant que vous me pressez, mon cher de Traz, que vous dirais-je ? — Que je crois que nous assistons à la fin d’un monde, d’une culture, d’une civilisation; que tout doit être remis en question, et que les partis conservateurs s’abusent s'ils estiment pouvoir loger l'avenir dans les institutions du passé, car les formes vieilles ne peuvent convenir aux forces jeunes.
Mais que sera l’Europe de demain? demandez-vous; et vous recevez des réponses de divers pays. Je pense que, sur certains points, vos correspondants s’accorderont. En particulier sur ceux-ci : qu'aucun pays d'Europe ne peut plus désormais prétendre à un progrès réel de sa propre culture en s’isolant, ni sans une indirecte collaboration des autres pays; et que, tout aussi bien au point de vue politique, économique, industriel — enfin à quelque point de vue que ce soit — l’Europe entière court à la ruine si chaque pays d'Europe ne consent à considérer que son salut Due
Mais vous n’avez là que les opinions particulières de quelques correspondants très soigneusement choisis : et peut-être que dictait un peu votre choix le pressentiment de leur réponse. À vrai dire la question de l’Europe pré- occupe bien peu les esprits — ou plus exactement : ne préoccupe qu’un bien petit nombre d’esprits. Le sentiment d’un intérêt commun ne se réveille qu’en face d’un danger commun, et jusqu’à présent, le sentiment du danger n’a fait qu’opposer les peuples d'Europe les uns aux autres. L’habitude en est prise et c’est pourquoi l’on consent aujourd’hui si difficilement à considérer comme un danger commun la faillite.
nt INCIDENCES 33 Le véritable esprit européen s’oppose à l’infatuation isolante du nationalisme; il s’oppose également à cette
dépersonnalisation que voudrait l’internationalisme. Je
l’ai dit maintes fois et depuis bien longtemps déjà : c’est en étant le plus particulier qu'on sert le mieux l'intérêt le plus général; et ceci est vrai pour les pays aussi bien que pour les individus. Mais cette vérité doit être fortifiée par la suivante : C’est en se renonçant qu’on se trouve.
Et que cette dernière soit également vraie pour les pays, il ne nous est pas permis de l’entrevoir tant que la politique domine et soumet la morale. À vrai dire, les questions politiques m’intéressent moins et me paraissent moins importantes que les questions sociales; les questions sociales moins importantes que les questions morales. Je crois que la plupart des premières se ramënent à cellesci, et que dans tout ce que nous déplorons aujourd’hui, il sied de s’en prendre moins aux institutions qu’à l’homme — et que c’est lui d’abord et surtout qu’il importe de réformer. |
, (Revue de Genève 1923).
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