‹ Incontinence D'Urine Et Constante D'AmbardChapitre 11 sur 32 · A) CAUSES DITES PRINCIPALES · texte numérisé non relu

A) CAUSES DITES PRINCIPALES

F. — Causes d'origine vésicale.

ee Modifications des propriétés physiologiques de la | vessie. — Elles peuvent l'être, de deux façons princi- pales, soit qu'il y ait de l'irritabilité soit au contraire au il y ait de l atonie vésicale.

a) Zrrilabilité. — Elle peut être généralisée à toute 14 la vessie ou être localisée au sphincter. C’est à l’irritabilité exagérée de la vessie, à la lonicité exagérée des : fibres musculaires que TRoUSSEAU, puis THOMPSON, rap- ‘3 Dore la production de l'incontinence. Cette irritabi-

“lité se manifeste par la pollakiurie (8 à 10 mictions

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diurnes impérieuses): À l'exploration de l’urèthre, on trouve de l’hyperesthésie. C’est la forme clinique qui se rencontre le plus souvent chez les petites filles. \ Cette hypertonie n’est d’ailleurs pas l’apanage exclusif de la vessie. Il est fréquent de noter chez les jeunes incontinents de l’hypertonie des adducteurs et des extenseurs de la jambe. FREND a insisté sur cette exagération du tonus des membres inférieurs. La manœuvre suivante la met en évidence : .

Asseoir l'enfant sur une table, les jambes allongées.. Si on cherche à écarter les pieds le plas possible, ily aune résistance d'abord considérable, puis moins forte. Dès qu'on laisse aller les jambes, elles se rapprochent brusquement et les talons frappent l’un contre l’autre. Cette résistance est bien due à la résistance involontaire du quadriceps; elle ne saurait être attribuée à l'émotion car elle est très rare chez d’autres enfants. Ce réflexe de FREND existe à peu près dans 50 p. 100 | 1 des cas 0e 18 Dans le même ordre d'idée, MERKLEN a insisté sur. 4 l'état cataleptoïde des muscles.

Comme signes d'irritabilité, citons encore : l’exagération fréquente des réflexes rotuliens, les battements

rythmés des paupières et, à un degré moindre, le tremblement, la parole scandée, le bégaiement, la dermographisme.

Cetleirritabilité vésicale ou généralisée ne suffit pas à expliquer les troubles nocturnes dans l’incontinence, car elle existe chez de nombreux pollakiuriques qui ne sont pas des incontinents; on doit faire intervenir le

sommeil et les modifications physiologiques qu'il entraîne du côté de l'innervation vésicale. |

: Dans certains cas, l'irritabilité est nettement localisée

au sphincter. CiviaLe, le premier, a rattaché l’inconti-

nence à « un spasme du sphincter » ? PERRET et Devic,

RocneT et JouURDANET en ont publié des observations.

WEiLz a conslaté chez les sujets opérés par lui, présen-

tant un spasme du sphincter, que la miction est nor-.

male le jour, ce qui pourrait faire supposer que le spasme est l'effet du cathétérisme. Il reconnaît presque toujours une origine névropathique ou hystérique. Des 3 malades de Rocxer, le premier, très émotif, était fils

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d'un alcoolique, et d’une épileptique ; le 2° avait présenté des convulsions dans l'enfance; le 3°, hystérique non douteux, était bègue.

b) Afonie. — Dès 1858, Bercioux s'élevait contre la

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