PES EN POSER CSA UE
” On note l’incontinence quelquefois dans les cystites des jeunes enfants, notamment dans la cystite tuberculeuse et les cystites colibacillaires sous la dépendance
d’une entérite ou d’une vulvo-vaginite. æ
La cystite bacillaire peut cependant passer quelque-
u fois inaperçue dans des formes évoluant sans douleurs, sans pyurie ét ne se manifestant, quelquefois, plusieurs années durant, que par de la pollakiurie et de l'incon- : tinence d'urine.
: Les tumeurs de la vessie, les calculs, peuvent même sans cystite concomitante, provoquer de l’Incontinence,
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Les calculs, notamment, agissent en congestionnant l'urètre et se traduisant par un mauvais fonctionnement plus ou moins prononcé de tout le système génitourinaire, déterminent de Fhyperexcitabilité vésicale et incitent l'incontinence à se produire chez des sujets prédisposés.
IT. — Causes d'origine rénale.
Nous en dirons seulement quelques mots à cette place; la question sera étudiée, ailleurs, plus complètement au moyen de la constante d'AmBarp.
. La tuberculose rénale de l’enfance a souvent comme
symptôme initial de la pollakiurie avec incontinence nocturne d'urine. Bazy a montré toute l'importance de ce symptôme qui permet d'appeler précocement l’attention sur la bacillose.
ViGnarD et THÉVENOT (J. d'Urologie, Mars 1912) ont confirmé la présence de ce symptôme tout à fait précoce.
CourTape (Congrès d'Urologie, Octobre 1919) et Burnron (Chicago Medical Record, 29 Octobre 1919) ont également attiré l'attention sur ce symptôme.
IT. — Modifications quantilatives et qualitatives de la sécrétion urinaire.
1° Quantitalives, — L'abondance de l'urine évacuée varie d’une nuit à l’autre. Les urines de la nuit sont, en général, plus abondantes que celles du jour.
WELL évalue les urines de la nuit aux deux tiers des
urines totales. À remarquer, toutefois, que, même chez
so —
l'enfant normal, il y a toujours de la polyurie nocturne.
La polyurie peut reconnaître pour cause une sécrétion rénale exagérée ou bien être sous la dépendance d’une absorption trop considérable de boissons au repas du soir; l’ingestion de boissons diurétiques (café, thé), d'épices, de condiments, agirait de la même façon.
En général, cependant, on note une absence de rapport entre la quantité de boissons ingérées et l’abondance ou la fréquence des évacuations nocturnes.
C’est là encore un argument en faveur de cet état spécial en rapport avec le fonctionnement cérébral et ce sommeil. La polyurie est d’ailleurs fréquente chez les dégénérés (GizserT-BaLLer) et a, de ce fait, des rapports étroits avec l’incontinence d'urine. CaREL l’a notée fréquemment chez les soldats incontinents. Les enfants des incontinents présentent souvent de la polyurie simple. Enrarnr, qui a cherché les antécédents de 17 polyuriques simples, a tronvé chez 8 d’entre eux des parents ayant été incontinents dans l'enfance.
2 Modifications dans la composition chimique des urines. — WEsT, DEscRoIzILLES insistent sur l’augmentation de l’urée et des phosphates. Une trop grande abondance d’urates ou d'acide urique suffirait, pour Lawrence, à déterminer de l’incontinence. Ce n'est pas douteux qu’une urine hyperacide telle que celle des gros mangeurs puisse provoquer de la pollakiurie et de l’incontinence sur un terrain déjà préparé (WeEsr).
Certains auteurs font jouer le même rôle à l'urine alcaline par le fait de carbonates (CLEMENS). Il semble que dans ces cas, on doive songer plutôt à une infection
AS
vésicale, ou du bassinet, ou même à de la néphrite chronique interstilielle (CARLE).
CaREL, dans sa thèse, faite sous l'inspiration de Cna- VIGNY attribue une très grande valeur à l'hyperchlorurie associée à la polyurie, ces ? symptômes étant l'indice d'un trouble de la circulation générale chez les dégénérés.
L'épreuve de la chlorurie permettrait, selon lui, de faire le diagnostic des incontinences simulées. La présence d'albumine, de sucre, a également été signalée.
Le diabète infantile est souvent accompagné d’incon-
ünence d'urine. Dans ces cas, l'hyperacidité de l'urine est
due à l'acide oxybutyrique et aux phosphates. Jointe à la polyurie, elle suffit à produire l’incontinence.
Ruope signale dans l'urine d'un certain nombre d'incontinents la présence d’un corps réducteur autre que le sucre qu'il n’a pu déterminer.
Jointe à l'albuminurie urinaire, Nocuës aurait trouvé chez certains incontinents, de l’hyperalbuminurie du liquide céphalo-rachidien.