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tence de brides rétrécissant le canal de l’urètre ainsi que l’hypertrophie de la valvule de Guérin.
Le rétrécissement congénital de l’urètre peut aussi provoquer des troubles du côté des sphincters. Rouvir- LOIS à communiqué à la Société de Chirurgie (1905) le cas d’un jeune soldat atteint d'incontinence nocturne d'urine, avec polyurie et pollakiurie coïncidant avec une double malformation urétrale : hypospadias balanique et rétrécissement congénital de l’urètre bulbaire.
Bazy a insisté sur l'incontinence liée à la sténose congénitale de l’urètre (Soc. de Chirurgie, 1905). Chez nombre d’incontinents, il a noté l'existence d'un rétrécissement situé de 5 à 15 millimètres en avant du sphincter membraneux par suite de la résorption incomplète de la membrane uro-génitale.
Le développement incomplet des muscles de la vessie et de son sphincter serait également une cause prédissante de premier ordre pour Vox Dirrez et pour Escar.
2 Des malformations vésicales, ont également été relevées par Desnos (hypertrophie du musele inter-urétéral et vessies à colonnes).
> L'abouchement des uretères au delà du sphincter vésical est d’un diagnostic difficile chez un incontinent. Mais ce n'est pas de l’incontinence vraie, car le malade urine ordinairement goutte à goutte, n'ayant pas le pouvoir de retenir ses urines. Chez la femme, les abouchements anormaux, sans être plus fréquents, donnent
plus souvent que chez l’homme de l'incontinence d'urine.
Les uretères s'ouvrent, soit dans le vagin, soit à la vulve. A la vulve, le diagnostic est assez simple. Mais,
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lorsque l’uretère débouche dans le vagin, l'urine peut s’y accumuler comme dans une vessie secondaire et être expulsée par de véritables mictions simulant ainsi de l’incontinence vraie d'origine vésicale. Emmet, Bois, Schroder, plus récemment Cathelin et Rathery ont observé des cas de cette incontinence.
Chez l'homme un des uretères ou les 2 peuvent également s'ouvrir dans l'uretère postérieur autour du veru montanum, dans les canaux éjaculateurs.
Ces malformations provoquent de l’incontinence d'urine qui est alors souvent accompagnée d'hydronéphrose.
Nous n'insisterons pas sur l'extrophie vésicale, l'écoulement d’urine goutte à goutte par la paroi abdominale n'étant pas une incontinence véritable.
L'affaiblissement congénilal de la musculature vésicopérinéale est également une cause fréquente d’incontinence. Nové-Jossérand a signalé un cas d'agénésie du sphincter. Violet (Lyon Médical 1909) à publié un cas d'insuffisance congénitale du sphincter chez une jeune fille de 20 ans, incontinente depuis son plus jeune âge. La malade percevait le besoin d’uriner, avait des mictions volontaires, pouvait s'arrêter au milieu d’une miction en contractant les muscles du périnée, notamment les releveurs de l'anus. L’incontinence ne se produisait pas la nuit ; elle était liée à la station debout, à la marche et aux efforts. Cette infirmité qui avait résisté jusqu'à 20 ans à tous les traitements employés, disparut complètement par l'application d’un pessaire en berceau qui tendait la paroi vaginale antérieure et
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appliquait ainsi la paroi inférieure de l’urètre contre sa paroi supérieure.
Giordano a vu également manquer les sphincters urétéraux. Albarran a constaté une incontinence d'urine et nocturne liée à l'absence de couche musculaire au niveau de la cloison vésico-vaginale.
Il à publié aussi une observation d'incontinence par adhérence vésico-vaginale. L'urine ne s’écoulait pas lorsque l'enfant était couché. L'utérus entraïnait alors la vessie en arrière. Dans la station debout, au contraire, l’utérus se portait en avant, tiré sur la paroi postérieure de la vessie et déplissait l’orifice vésicourétral qu'il maintenait béant ; l’incontinence se produisait seulement dans la station debout.