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DANS LE CHŒUR DE CETTE CATHÉDRALE ONT ÉTÉ INHUMÉS

LOUIS PREMIER. + 1384 MARIE DE BRETAGNE. + 41404 LouIS DEUXIÈME. tn AAA . VOLANDE D’ARRAGON. + 1442 RENÉ DIT LE BON. + 1480 ISABELLE DE LORRAINE. + 1452 MARGUERITE D'ANJOU. + 1482 JEANNE DE LAVAL. + 1498

CE MONUMENT A ÉTÉ ÉRIGÉ PAR LA SOCIÉTÉ NATIONALE D'AGRICULTURE , SCIENCES ET ARTS D’ANGERS, SOUS L'ÉPISCOPAT DE MS GUILLAUME ANGEBAULT ; M. VALLON ÉTANT PRÉFET DE MAINE ET LOIRE; M. DE BEAUREGARD ÉTANT PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ.

M.D.CCCL.

Cette dalle sépulcrale en pierre de Tonnerre, longue de deux nètres sur un metre de largeur et encadrée d’une bordure en mar-

Au moment même du placement de cette pierre, eut lieu l’inau- guration de ce monument funèbre. Mgr l’évêque d'Angers , le cha=\ Ë pitre et l’archiprètre de Saint-Maurice, MM. les fabriciens , le Pré fet de Maine-et-Loire, et la majeure partie des membres de la Société d'agriculture , sciences et arts d’Angers, assistaient à cette pieuse cérémonie. |

La messe du Requiem fut célébrée par M. le Chanoïine cute À après quoi, le clergé s'étant rangé autour de la châsse mortuaire ; Msr l’évèque d'Angers présida à à l’absoute.

Enfin, en ce qui touche le roi René, celui-ci, par son testament du 22 juillet 1474, donne et laisse à l’église d'Angers : « 1° Sa belle tapisserie en laquelle sont contenues toutes les figures et visions de PApocalypse (1); 2° l’urne antique de porphyre, ornée de deux masques de Jupiter — qui a longtemps figuré au jardin des plantes … d'Angers , et est maintenant déposée au musée d’antiquités d’An-« gers, — comme étant l’une des Aydrières ès quelles N.-$. fit mira cle en conversion d’eau en vin ès nopces de PArchiriclin ; 3° 1e\ bén'tier de marbre vert antique, placé à gauche en entrant par lag grande porte de l’église Saint-Maurice ; 4° ainsi que la belle croix | d’or, dont le pied est d’argent d’oré (2). »

me cathédrale recèle encore le tombeau de Claude de Rueil , au=« mônier d'Henri IV, puis évêque de Bayonne et ensuite évêque. d'Angers sous Louis XIII. Et comme œuvres modernes, déposées dans cette église, nous citerons pour la statuaire, une Sainte-Cécilé et un Calvaire, dus l’un et l’autre au ciseau de David, d'Angers, et pour la peinture une copie de la descente de croix de Rubens, par M. Maurin, de Morannes, ainsi qu’un tableau de même genre enfin; les tableaux du chemin de la croix, exécutés par M. Marcel da Pignerolle. |

L'évècne ou palais épiscopal actuel, qui joint et communique à à la cathédrale, autrefois le Capitole, avant qu’ingelger, premier comte d'Anjou, en eut fait l'échange avec l’évêque qui résidait alors dans cette partie, maintenant en ruine, du château d’ Angers, | présente des traces de construction qui attestent son origine.

(1) M. de Joannis, dans un corps d'ouvrage spécial, a reproduit, au moyen du burin et avec une grande fidélité, les différents coupons de cette tapisserie, sou: le titre de : Les tapisseries de l Apocalypse de la cathédrale d'Angers, etc., in=fol: 1802. Angers, Lainé frères ; Paris, Charles Blériot. |

(2) Voyez au reste : Histoire de René d'Anjou, roi de Naples, duc de Lorraine et comte de Provence; par M. le vicomte F.-L. Villeneuve de Bargemont, ornée de: dessins dont un représente le tombeau du roi René et d’Elisabeth de Lorraine, etc. ge Paris, 1825.

Voir aussi le magnifique vuvrage — Les œuvres du roi René — publié par M.] comte de Quatrebarbes, en 4 vol. grand in-4° (Angers-Paris, 1844- 1846). PO . Üne histoire, concernant René d'Anjou, a été publiée en 4 petit vol. in” JR è, | en 1851, par M. Cordellier de la Noue. ;

Non loin de l’évêché, dans la rue de ce nom et joignant la cathé- —……(rale, est une niche construite en 1751, aux frais de M de Vau- …cirault, alors évêque d'Angers, pour y recevoir un Calvaire qui fut

Hétruit lors de la révolution. Mais ce monument de la foi chrétienne fut rétabli sous Louis XVIIT, à la suite d’une mission prêchée par l'abbé de Rauzan.

L'église Saint-Serge mérite, — le chœur surtout, — de fixer

Pattention d’une manière particulière , à raison de la légèreté et de

Ja hardiesse de son architecture. Cette construction est attribuée à

—Vulgrin, architecte du plus grand mérite, qui pendant vingt an-

mées fut abbé de Saint-Serge, et devint ensuite évêque du Mans. Cette église a été restaurée vers 1858.

L'abbaye de Saint-Serge, qui touche l’église de ce nom , appartenait, avant la révolution, à des Bénédictins jouissant d’une grande fortune. Aujourd'hui, cet éditice qui s’est agrandi d’une construction nouvelle, est affecté au grand séminaire d'Angers.

L'ancien monastère de Saint-Aubin, bâti au VI siècle par Childebert, a été reconstruit vers le X[° siècle, puis au XVII, par les — Bénédictins qui l'ont occupé jusqu’à la révolution de 1789. Depuis cette époque, cet édifice, destiné d’abord au district, devint ensuite le partage de la préfecture de Maine-et-Loire, où des travaux .d'appropriation, de confort et d’embellissement en ont fait une pré- …fecture des plus remarquables de France.

L’un des cloitres qui recèle un grand nombre de figures peintes, sravées ou sculptées sur les murs , montre entre autres sculptures, —uu bas-relief représentant le combat de David et du géant Goliath, etc. etc. | | L'église qui se rattachait à ce monastère a été détruite, et il n’en reste que la tour ou clocher , qui par son élévation domine toute la ville. Ce monument, maintenant transformé en une usine consacrée à faire du plomb de chasse, appartient, par ses constructions de —ifférentes époques, au XII et au XIV° siècles. Au X[° siècle, Geoffroy-Martel, comte d'Anjou, et Agnès de Bourgogne, son épouse, firent constPuire, comme succursale de l'abbaye de Vendôme, le prieuré de l’Esvière, désigné par le nom de prieuré de la Trinité ou de Saint-Sauveur. Quant à la chapelle de ’Esvière, connue encore sous le nom de chapelle sous-terre, les {M archéologues reconnaissent que sa construction appartient au PRXV: siècle.

— L'église Toussaint, dont la construction remonte au XIII° siècle, dépendait de l’abbaye de même nom, habitée par des chanoines réguliers de l’ordre de Saint-Augustin. La voüte s’étant écroulée en 1815, l’on ne voit plus que les murs qui sont restés assez intacts,

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La hardiesse de ses colonnes a été citée par l'architecte Ron— delet.

Les ruines de cette église sont affectées depuis un certain nombre d’années à recevoir des tombeaux anciens, etc., et forment une annexe au musée archéologique d'Angers.

L'ancien Hôtel-de-Ville d'Angers , construit en 1489 , ayant été cédé en 1820 à la Cour Royale d'Angers, les travaux qu'ont nécessité ce changement de destination, ont fait disparaitre, pour la majeure partie, les premières constructions , dont 1l ne reste plus qu’une des deux tourelles.

Il en est de mème par rapport à l’ancien palais de la sénéchaus-

sée et du présidial d'Angers, destiné maintenant aux tribunaux de première instance et du commerce, et qui se trouve masqué par de nouveaux ouvrages.

Comme construction du moyen-àge, l'Hôtel-Dieu ou hôpital Saint-Jean, fondé en 1153 par Henri IT, roi d'Angleterre et comte

d'Anjou, doit trouver place ici. Il en est de même par rapport au M

Pont-des-Treilles, construit à la même époque, également par Henri IT, et sur lequel une pyramide en pierres de taille fut élevée au milieu de sa longueur, pour servir de délimitation entre les possessions anglaises, situées sur la rive droite de la Maine, et celles des Français sur la rive opposée. Une inscription, du reste, indiquait le motif de cette construction.

Lors de la destruction en partie de ce pont en 1744, cette pyra-

mide fut transportée sur les grands ponts d'Angers; mais en 1847,

ayant été démolie de nouveau , les pierres de taille provenant de sa coustruction furent reportées sur la partie restante du Pont-des- Treilles, ce monument historique n'ayant pu être conservé sur les grands ponts, à cause des travaux de réparation.

L'hôtel ou château du roi de Pologne , espèce &e masure maintenant, est situé sur le quai en-deçà du pont de la Basse-Chaïne. Cet édifice, assez modeste d’ailleurs, prit ce nom fastueux en 1573,

à l’époque où Henri HT, duc d'Anjou , auquel il appartenait, fut”

appelé au trône de Pologne. Devenu roi de France en 1575 , à la mort de Charles IX son frère, Henri ITE, après avoir régné 14 ans, succomba à Saint-Cloud en 1589, sous le poignard de Jacques Clément, qui anéantit, par cet assassinat, le dernier rejeton de la race des Valois. ,

Pour compléter dans cette section, la partie historique qui se

rapporte à la commune d'Angers, 1l nous reste à parler de l’abbaye

de Saint-Nicolas, du couvent de la Baumette et de la chapelle dem

la Papillaye.

1° L’ancienne abbaye de Saint-Nicolas, qui est située au S.-0.

d'Angers, dans la banlieue de cette ville, au sommet du coteau schis- (eux qui borde la rive gauche de l’étang Saint-Nicolas , appartenait à des Bénédictins. Elle fut fondée par Foulques-Nerra, vers “'an 990, et achevée par son fils Geoffroy IT, dit Geoffroy-Martel.

Vers 1060, Geoftroy-Martel donne et partage ses états entre ses neveux Foulques-Réchin et Geoffroy-le-Barbu, prend ensuite le roc de saint Benoit, au monastère de Saint-Nicolas, puis rend son âme à Dieu le lendemain de son entrée au couvent. Il mourut le … 14 novembre 1060.

L'abbaye de Saint-Nicolas, dont les bâtiments sont immenses, appartient pour une portion à la ville d'Angers qui, en 1831. y. établit un dépôt de mendicité (1), et pour l’autre portion, aux Dames du Bon-Basteur , comme une annexe à leur établissement.

— Non loin de cette abbaye, le prieuré de la Haie-des- Bons-Hom unes , situé à l’ouest des bois de la Haie, rappelle élévation du prieur, Pierre Roger, à la papauté, sous le nom de Grégoire XI. A l’ouest encore des bois de la Haïe , et près du prieuré dont il

vient d’être question, est un lieu connu sous le nom de Champ-des- Martyrs. Voyez Avrillé.

2° La Baumette est un ancien monastère, situé sur un rocher schis-

…cuter les travaux, afin d'accomplir un vœu pour le rétablissement d'Isabelle de Lorraine, sa première épouse. Le nom de couvent de la …Baumette fut imposé par René, à cette maison religieuse, pour rapmpeler à ses souvenirs la Sainte-Baume , si révérée en Provence, pays qu’il habita longtemps.

m« La Baumette, dit Péan, fut érigée par René en maison con- …ventuelle de Cordeliers, en l'honneur de Bernardin, son confes- Museur. Plus de 120 ans après, ces religieux l’abandonnèrent , et des Récollets prirent leur place. La Baumette est la première mais ondes | … Récollets en France. Le fameux Rabelais, ce spirituel écrivain, y fut Men exil (2). » Nous donnons ici son portrait, planche 85, d’après Muune phothographie que nous avons fait prendre sur une toile qu’on (dit être ressemblante et que l’on voit dans le remarquable cabinet (d'antiquités de M. Mordret.

(1) L'institution du depôt de mendicité d'Angers correspond à l’époque où la ville | - d'Angers, par son arrêté, défendit de mendier dans le ressort de cette commune. (2) Rabelais (François), né à Chinon en 1483. I1 fut moine (bénédictin), médecin, (M enfin curé de Meudon. Il mourut à Paris en 1553. Il est auteur de plusieurs ou- \rages satiriques, au nombre desquels il faut citer surtout son Histoire de Gargantua et de Pantagruel.

| Tout le monde connaît le testament de Rabelais : Je n'ai rien, je dois beaucoup “etquand mes dettes seront payées, que l'on donne le reste aux pauvres.

Au pied du rocher sur lequel est construit ce monastère, ia ri=

vière qu le baigne est tellement profonde en cet endroit, que ce lieu

a pris le nom de gouffre de la Baumette.

Pour établir la continuation du halage, un escalier fut taillé dans

la roche schisteuse qui touche au gouffre de la Baumette , et la des

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