‹ Indicateur de Maine et LoireChapitre 159 sur 563 · EE · texte numérisé non relu

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ce changement, cette transformation si désirable? La réponse est

toute prôte pour les habitants d'Angers, qui d’une voix unanime

—treconnaissante , tout à la fois, désignent le Cours de dessin ins-

titué par la ville , et si bien professé, naguère par M. Mercier, an— .jourd'hui par M. Dauban, comme ayant produit ce prodige !

5° Sculpture nécrolitique. — Une industrie spéciale, assez nou-

elle pour Angers, sans dénomination particulière jusqu’à ce Jour,

ue nous désignons ici sous le nom de Sculpture nécrolitique, et 8 (4

“qui consiste à ne confectionner que des monuments funèbres , tels

“que : croix, pierres sépulcrales, tombeaux , etc., fut importée à

“Angers, vers 1820, par M. Bellanger, sculpteur, boulevard du

Haras.

Ces ouvrages, assez variés dans leurs formes, leurs sculptures et

autres ornements qui les décorent, sont travaillés, pour la plupart,

soiten pierre de granit, soit en marbre, soit en pierre de Tonnerre ou de Chauvigny , etc. |

Ces dernières , dures , compactes et résistantes, d’un blanc légèrement jaunâtre et tenant très-bien l’arête , appartiennent l’une et Pautre au terrain jurassique. Elles sont également employées à d'autres ouvrages, tels que : tables de balcons , appuis de croisées ,

……ctc. ; et leur teinte s'allie on ne peut mieux à celle du tuffeau blanc,

employé si avantageusement dans la construction des édifices.

Divers dépôts de monuments funèbres, appartenant à MM. Bellanger, Chapeau, Poulain, Rabaland et Yvon sont situés dans le

voisinage du cimetière de l’est, et présentent dans ce genre des

… objets les plus variés.

6° La marbrerie d'Angers, qui, depuis longtemps, jouit d’une Nue A di due GEMPR réputation justement méritée — indépendamment de ses travaux

“habituels — construit aussi des monuments funèbres.

7° Les fabriques de meules de moulins de MM. Bergeret, Lebled

ct Rihy, sont connues au loin comme au près pour l'excellente qualité de leurs produits.

8 La Peinture sur verre, cette industrie nouvelle pour Angers,

fut importée dans cette ville par M. Thierry-Landais, peintre sur verre, rue d'Orléans (Voir à ce sujet un rapport fait à la Société

dagr'culture, sciences et arts d'Angers, et consigné dans le

one 5, page 402 de ses mémoires. Voir aussi un article nécrolo-

gique sur M. Thierry-Landais père, par M. Godard-Faultrier, compris aussi au nombre des travaux de la mème société).

9% Fabrique de plomb de chasse. — En 1823, une fabrique de “plomb de chasse fut établie dans la tour Saint-Aubin, par M. Voi- Sin, ancien plombier à Angers; qui, le 3 mars 1823, en reçut l’autorisation. Ce plomb ne laisse rien à désirer pour sa qualité, étant

complétement sphérique , sans lacunes et d’un poli brillant parfait. Il peut rivaliser avec les plus beaux plombs, dits plombs anglais. 10° Mécaniciens ou constructeurs de mécaniques. Angers possède

plusieurs mécaniciens , dont les travaux sont Justement appréciés :

MM. Laboulaye, Blot, Calabert, Gautier père, Gautier fils, Léonard $ et Lamaure ; et dans plusieurs ateliers l’on y construit des machines

à vapeur.

11° Fondeurs. Au nombre des mécaniciens que nous venons de

elter se trouvent compris plusieurs fondeurs , néanmoins nous al=

lons rappeler ici les noms des uns et des autres, tels sont : MM: La boulaye, Guillaume-Besson, Lebrun, fondeur en cuivre , Lécnard,

Lamaure, Noguet, Riby et Lefort.

12° Chaufournerie. Au village des fourneaux , près Angers , se.

présentaient depuis longtemps deux fours à chaux contigus, dont l’un, en 1849, fut pourvu d’une colonne élégante , fort élevée et servant de cheminée.

Deux autres fours à chaux à feu continu comme les premiers, et

situés vers N.-0. de ceux-ci, furent construits, en 1847, par M. Massonneau. Ces deux fours, exploités maintenant par MM. Re"

pussard et Chiron, sont munis chacun d’un couvercie surmonté d’une haute cheminée en tôle, pour y concentrer la chaleur.

Le marbre qui les alimente est pris sur les lieux, et la chaux qui en provient est reconnue pour être hydraulique. Mais malheureusement le temps n’est peut-être pas très-éloigné où ce dépôs de

calcaire , qui d’ailleurs est fort limité maintenant , disparaïtra sans’

doute ; mais il sera facile alors de le remplacer par d’autres mar-

bres, qui de fort loin, peut-être, peuvent arriver sur les lieux par“

le canal (canal des fourneaux), qui débouche dans la Maine.

13° Usine a Gaz. En 1843, MM. Gosselin et compagnie établirent près le pont de la Chalouère, une usine à gaz pour Péclairage de la ville d'Angers. Tout en produisant cette matière aériforme, ils obtinrent en même temps deux autres produits qui ont aussi leur utilité : le coke et le coltar.

Deuxième division,

La seconde divison de l’industrie, dont la matière première est

fournie par les végétaux, présente, savoir, l’industrie manufactu=

rière se rapportant : | |

1° À la fabrication des toiles à voiles tissées à la mécanique, de MM. Joùbert et compagnie, ainsi qu’à celle de M. Trudelle.

2° A celle des cordes destinées plus particulièrement à la marine,

de M. Potraies, Marcheteau et G. Laroche, de MM. Besnard, Richou, 4

et Genest ; à celle de cordages et ficelles de MM. Hillaire et Maugars.

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3° À diverses espèces de filatures, savoir : aux filatures de chanvre et de lin de MM. Joubert-Bonnaire et compagnie, de MM. Lainé- Laroche, Max-Richard et de M. H. Meauzé; à la filature de coton de M: Renault-Lihoreau ; aux filatures de laines savoir : de M. Angrand, de M. Foucault; de laines peignées, de MM. Cariol, Cresson et Ri-

dreau ; de laines et confection de flanelles, de MM. Oriolle fils et Rochard.

. 40 Puis, se présentent les confections de flanelles, de M. Grenier, celle de MM. Chevillé et Morin, ainsi que celle de M. Gendron.

9 Enfin, la fabrication des tissus imperméables de M. Jarry-

Î Albaret; celles de M. Grassin et de M. Desbois-Richard.

Angers possède en outre diverses espèces de fabriques, savoir : 1° La fabrique des bois découpés à la mécanique de M. Raynaly.

2° Celle de treillages en bois, de M. Lalbin, s’y fait aussi remarquer; sa perfection se rattache an mode même des moyens employés

-que lui donne la scie mécanique.

3° M. Touchet et autres personnes font aussi des treillages, mais ceux-ci, pour la plupart sont en bois plané.

40 Nous citerons aussi la fabrique de bouchons de liége , assez récemment établie, de M. Barrère; ainsi que celle de chaises si bien confectionnées de diverses personnes.

5° La fabrique de cartes à jouer, de M. Dieudonné.

6° La confection des parapluies et ombrelles de M. Sarret-Terrasse , Pierre Sarret, etc.

7° Dans cette division, nous devons placer les vins champanisés de plusieurs fabricants. Les vins de Champagne, qui plaisent, on peut dire , à tout le monde , ont fait naître le désir à plusieurs per-

sonnes de ce département de pouvoir les imiter , et MM. Lesourd-

Delisle à Angers, Frémy à Chalonnes et Ackermann à Saumur, y sont parvenus avec succès.

Ces vins, qui varient pour la douceur et la force expansive du gaz qu’ils recelent, sont distingués en vins secs et doux et en grand et pelit mousseux. Nous citerons pour Angers les vins fabriqués par M. Lesourd-Delisle, qui pour mieux imiter les vins de Champagne , fit venir de cette contrée même le cépage de prédilection , connu sous le nom de Sillery, raisin noir qu'il cultivait aux Fouassières pour cet usage seulement. |

Cette industrie , pour ce département, remonte à l’année 183 environ.

8 Angers possède encore la fabrication du guignolet, liqueur de table bien connue depuis longtemps, dont avant la révolution, M: Gânereau faisait un débit considérable, MM. Cointreau, M. Gau-

cheret autres fabricants, continuent avec succès ce genre d'industrie,

auquel le cassis et autres liqueurs de table sont venus se réunir. Troisième division.

La troisième division de l’industrie, celle qui se rattache aux matières fournies par les animaux, présente :

1° Un grand nombre de tanneries qui, situées pour la plupart, dans la rue dite de la Tannerie, fournissent de nombreux et bons produits.

2° Nous indiquerons encore l’équarrissage et la fabrique de noir engrais élablie en 1847 par M. Dupin-Latté.

3° Quant à l’industrie séricicole, l’on peut dire qu’elle est peu pratiquée ; et l’on ne peut guère citer pour Angers, que la magnannerle de M" Painparé.

Quatrième division.

La quatrième division de l’industrie ou industrie mixte : em=

ployant pour ses ouvrages plusieurs des matières indiquées précé-

demment, comprend :

10 La fabrication des voitures, dans tous les genres et dont la solidité égale l'élégance, occupe un très-grand nombre d'ouvriers, répartis dans les ateliers de MM. Boutreux , Chauvellier, Delhumeau, Maindru, Marteau , Martin, Martin-Renou , Quenion, Ra bouin, Thibault, Toutin et Schuk.

20 La fabrication de hbillards de M. Lagarde et celle de M. Valin.

30 La fabrication de meubles imités de l’antique , et autres, de MM. Clouard, Ligot, Rise-Moreau, Savaton, Boisse, etc.

4° La fabrication de tuyaux en bois, employés pour la conduite.

du gaz à éclairage, ainsi que pour celle de l’eau, n’est complète qu'après que ces tuyaux, en bois de pin , ont été passés deux fois au bitume liquide et ensuite roulés dans du sable. La fabrique appartient à MM. Trottier, Schweppé et compagnie. 50 L’imprimerie, qui se divise en deux parties distinctes , com— prend d’abord les imprimeries en caractères mobiles de MM. Ba-

rassé, Cosnier et Lachèse, Lainé frères et Lemesle ; ensuite les im-

primeries lithographqiues de MM. Barassé, Cosnier et Lachèse, Lainé frères, Lemesie et Coutant. | .6° Enfin, la photographie se rapporte aux ateliers de MM. Bertault, Delpierre , Duval, Lebiez, Léon et Longrois. Obs. Comme on le voit, nous n’avons dans cet aperçu sur l’industrie d'Angers, indiqué que très-succinctement les industries

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