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ARRONDISSEMENT D’ANGERS

Commune d'Angers. —- 1° Avant érection de la fontaine du Champ-de-Mars, en 1856, la ville d'Angers ne possédait dans son sein qu’une seule fontaine remarquable, sans toutefois l'être beaucoup, la fontaine Pied-Boulet, et encore ses eaux ne peuvent pas être regardées comme potables, à raison de la grande quantité de sels de diverses natures qu’elles tiennent en dissolution ; et si nous l’indiquons ici, c’est qu’elle se trouve placée dans la catégorie des eaux qui surgissant naturellement du sol, font le sujet

de cet article.

2° Les fontaines du Jardin des Plantes d'Angers, dont l’une alimente le ruisseau qui traverse une partie de ce jardin, sont remarquables en ce qu’elles ne tarissent jamais, et que leurs eaux jouissent et depuis longtemps d’une réputation de bonté qui les fait rechercher.

3° La fontaine des Vignes, située sur le boulevart des Capueins, est en possession d’une réputation semblable à celle qui est acquise aux fontaines du Jardin des Plantes précité.

4° Au lieu dit Belle-Fontaine, situé en Reculée, et réuni maintenant à lhospice Sainte-Marie, existe une fontaine remarquable par labondance de ses eaux qu’elle rejette continuellement. Ces eaux, qui se réunissent à la Maine près du port de Reculée, ont èté pendant une longue suite d’années employées avec succès pour l’usage d’une blanchisserie.

5° À un kilomètre environ d'Angers, sur la route des Ponts-de- Cé, se présentait une fontaine — maintenant transformée en une nappe d’eau assez étendue — qui rappelait l'usage fort ancien auquel elle était destinée, celui d'alimenter les bains ou thermes de l’Esvières, construits par es Romains.

Les eaux claires, limpides, abondantes et non tarissables de cette fontaine furent, dans un temps plus rapproché de nous, employées pour un lavoir bien connu dans le pays.

Ce lavoir, ainsi que les terres et les jardins qui l’avois'naient, étant tombé entre les mains d’un amateur distingué en horticuliure comme dans Part de distribuer et de diriger les jardins, fut bientôt converti en une vaste et délicieuse pièce d’eau, propre à l'ornement de ces lieux, qu’elle baigne et embellit avec tant de distinction. |

Cette pièce d’eau, — qui n’est plus un lavoir depuis sa nouvelle transformation, — en perdant ses lavandières, perdit aussi la finale de son nom ; de telle sorte que ce lieu et les Jardins qui s’y ratta-

chent sont maintenant connus sous le nom de la Fontaine, l’an des plus délicieux séjours des environs d'Angers. 6° La Fontaine Croussillouse. À 12 kilom. d'Angers environ, sur les confins des communes de Saint-Jean-des-Marais et de Saint- Clément-de-la-Place, se présente, sur la lisière d’un chemin étroit, ét entourée de blocs de granit, une petite fontaine dépendante de cette dernière commune. Cette fontaine est d'autant plus intéressante, sous le rapport géologique, qu’elle surgit au milieu des faluns du terrain tertiaire marin reposant sur la formation granitique.

Cette petite fontaine (1), connue sous le nom de Fontaine Croussillouse, rejette, et particulièrement au printemps, une quantité considérable de petites coquilles fossiles, frustres pour la plupart, comme si elles eussent été roulées ou ballotiées par les eaux.

Obs. — En traitant de la paléontologie de Maine-et-Loire, nous avons déjà eu l’occasion de parler de cette fontaine, ainsi que des fossiles qu’elle recèle, (Voy. Paléont. de M. et L. ; et dans ee présent ouvrage, l’article qui se rapporte à Saint-Clément-de-la-Place ; voy. aussi les Æerbor. de M. Merl. de ïa Boul.).

Commune de Chaudefonds. — 7° Une petite fontaine, connue sous le nom de Fontaine de la Madeleine, pendant un temps assez considérable, a passé pour être thermale, mais un examen sérieux de ses eaux a suffi pour faire disparaitre cette croyance, que le nom seul de la commune où elle se trouve située avait sans doute occasionnée.

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