ARRONDISSEMENT DE SAUMUR
Cet arrondissement, plus que tout autre, fournit un grand nombre de fontaines remarquables, surtout par rapport à certaines particularités qui les concernent; mais comme ces fontaines ont éte déjà le sujet de certaines observations en parlant des communes où elles se trouvent situées, nous n’entrerons pas ici dans tous les détails qui peuvent les concerner.
Commune de Doué ou Douëé-la-Fontaine. — 1° A l’ouest et à l'entrée de la ville de Doué, se présente une fontaine divisée en deux larges bassins, dont les eaux, claires, limpides et abondantes, procurent par leur destination {lavoir et abreuvoir) de véritables avantages aux habitants de cette ville.
Les eaux de cette fontaine, qui surgissent de la molasse coquilhère — roche constituant au reste presque toute cette contrée —
(1) Le bassin @e cette fontaine peut atteindre 1 mètre environ de diamètre, et 60 centimètres de profondeur.
forment par leur trop plein ie commencement de la petite rivière du Doit. , |
Lorsque les Romains s’établirent dans ce pays, le nom de Theotuadum fut donné à cette fontaine ; mais elle ne prit la forme, le développement et le caractère grandiose qui la distinguent, que par des travaux de construction entrepris vers 1766, et dus aux soins de M. de Foulon, contrôleur général des finances sous Louis XVI.
Commune de Martigné. — 2° Martigné possède plusieurs fontaines, remarquäblessous divers rapports : la fontaine Saint-Martin et les fontaines minérales de Jouannette. |
La première, la fontaine Saint-Martin, située sur le penchant méridional du canton des Noyers. non loin des fours à chaux qu’on y rencontre, et dont les eaux, froides, lhmpides et excellentes à boire, surgissent de la molasse coquillière, est surtout remarquable par l’ahondance de ses eaux. — Voy. au reste Martigné-Briant.
Les secondes fontaines de cette commune, les fontaines ferrxgineuses de Jouannette, jouissent, pour leurs eaux minérales, d’une certaine célébrité.
Au chapitre concernant Martigné-Briant, étant entré déjà dans de nombreux détails par rapport à ces fontaines, nous croyons devoir y renvoyer le lecteur. — Voy. Martigné-Briant.
Commune de Gennes. — 3° (xennes possède une fontaine qui a joui pendant un long espace de temps, et qui jouit encore par des souvenirs traditionnels, d’une grande célébrité, à raison des choses merveilleuses débitées sur son compte par les habitants du pays : nous voulons parler de la fontaine d’Avor.
Cette fontaine, située au sommet du coteau sud-ouest qui domine Gennes, au bord et au nord de la forêt de Milly, repose sur le terrain crétacé.
Ses eaux, claires, limpides, froides et très-abondantes, sont employées, savoir : celles de son large bassin pour un lavoir, et les eaux du ruisseau qui en proviennent, à faire tourner six moulins.
Dans un chapitre relatif à la commune de Gennes, ayant rassemblé toutes les choses extraordinaires racontées sur cette fontaine, nous croyons devoir y renvoyer le lecteur. — Voy. Gennes.
Oôs. — Quant aux autres fontaines, dont il n’est pas ici question, elles se trouvent indiquées nécessairement à l’article des communes auxquelles elles appartiennent. Il en est de même par rap— port aux fontaines ferrugineuses dont les eaux, en raison des matières minérales qu’elles tiennent en dissolution, ont été considérées d’aiileurs minéralogiquement ; les choses étant ainsi, nous arrêterons donc iei notre travail en ce qui touche Phydrographie de Maine-et-Loire,
En résumé, l’hydrographie de Maine-et-Loire présente 320 kil. de navigation fournis par les rivières ci-après : la Loire, la Maine, la Mayenne, la Sarthe, le Loir, lOudon, le Thouet, la Dive et l’Authion.